5.11.08

Boarf...

Salut à toi !

Tu ne le sais peut-être pas, ô lecteur pour qui le monde merveilleux de l'Education n'est que souvenirs de ton enfance ou de ton adolescence (nattes, cartable qui te tue le dos, acné purulente, mutation et mue, premiers émois...), mais demain, c'est la rentrée...

Oui, ne nous plaignons pas.

Il est étrange de se dire que l'on suit le rythme des affreux, et que, comme eux, le prof a le ventre noué en faisant son cartable, en rangeant ses crayons par ordre alphabétique et ses copies en ordre chromatique...

Le prof consciencieux (oui, ça existe) aura bien travaillé, corrigé ses copies dès les premiers jours... Et puis il y a les autres (comme moi), qui ont tendance à procrastiner, et qui se retrouvent à corriger les copies dans le train, pour ne pas regarder avec nostalgie le pays défiler, et certes, pour rendre à temps leurs travaux appliqués (mouahahaha) aux affreux si pressés...

Bref...

Il fait un temps gris souris, un temps de nostalgie, un temps de rangement, un temps de rentrée, quoi...

Mais je sais que demain
En voyant mes affreux
Le temps reprendra cours
Et moi les cours avec

(Arf !)

22.10.08

De la musique avant toute chose...




Parce que c'est kitch,
Parce qu'il fait un temps pourri
Parce que Mike a l'air heureux, là (et pas encore d'un monstre)(oups, un zeugma)
Parce que je sais que je vais avoir ça dans la tête toute la journée (et pas l'air de la pub Cofidis)
Parce que je ne sais pas quoi écrire...
Et surtout, parce que j'aime profondément la mode des manches au coude...




19.10.08

...

Parfois, j'ai l'impression que je deviens grande...




8.10.08

The affreux's parents...

Salut à toi !

Ouaip, hier, j'avais une réunion avec les parents de quelques 18 affreux. Une petite réunion, qui n'a duré que 3 heures. Oui, j'avais un putain de mal de gorge à la fin, ô gorge, mon outil de travail ! Vais-je pouvoir crier tranquillement demain ? (Oui, je ne crie pas le mercredi, j'ai les grands de 2de)
L'occasion pour moi de voir quelles têtes ont les géniteurs de mes n'affreux, et l'occasion pour eux de voir de quoi a l'air la prof de français, aussi...

Non, la môman de Nono ne lui ressemble pas. Elle n'a pas l'air de planer comme lui. Avec la prof principale (la P.P., pour les intimes) on a eu du mal à lui faire comprendre que son fils avait quelques problèmes de compréhension (oh ! un euphémisme)... Elle avait l'air au courant et désolé(e) (oh ! un zeugma ! putain, je suis en forme, on dirait...).

Bref. Disons-le, je te me suis mis les parents dans la poche, répondant du tac au tac aux questions angoissées (oui, les parents des 6e sont toujours angoissés, et eux aussi m'ont affublée du joli nom de "maîtresse").

Les parents des n'affreux sont assez jeunes, ce qui fait que je me suis retrouvée plusieurs fois devant des gens de presque mon âge. C'est assez étrange, en fait (oui, je n'ai qu'un chat, moi).

Les parents de la campagne ont, pour beaucoup, des piercings et des tatouages, et ils mâchent ostensiblement leur chewing-gum. Ca te met vite à l'aise, toi qui as plus ou moins oublié la réunion et que tu as un look plutôt décontracté...

Les parents des n'affreux peuvent croire aussi que tu n'as que ça à foutre de donner du travail supplémentaire aux gamins en difficulté, que tu peux inventer de magnifiques exos adaptés à chaque problème (je sens bien que je vais flancher, un jour).

Les parents des n'affreux te demandent avec espoir si tu leur feras plein de dictées, parce que "vous avez vu, de nos jours, les enfants ne savent plus écrire ! moi, je me souviens, on nous faisait faire des dictées tout le temps, hein ?!". Ne vous inquiétez pas, madame, je pars en guerre contre les fautes d'orthographe. Hahaha ! Hum.

Alors, je rassure, je souris, je mets un brin d'humour, je me montre ferme, je jauge, je m'adapte, je deviens schizo, presque, à force de m'adapter à la personnalité de chacun...

Bref. Un vrai exercice de style.

Et puis je termine avec un affreux qui te me sort devant sa mère (très bavarde), même pas sur le ton du fayot, en plus, que je flaire à 100m : "De toutes façons, avec madame Zeugma, on ne peut que tout comprendre, parce que ses cours, ils sont super. Moi j'adore aller en français"...

Argh !
Brave petit, va !

(tu la vois la larmichette ?)



4.10.08

Monsieur Google...

Salut à toi !

Oui, aujourd'hui, j'ai décidé de te parler de la magie googlesque. Cette magie qui prouve ô combien M. Google est très fort en matière d'associations d'idées.
Nan, je ne suis pas une pro d'Internet, nan, je ne vais pas te faire un rapport bien léché du monde de l'informatique. Je suis bien trop nulle.
Nan.
J'ai juste enfin réussi à faire marcher mon compte Google Analytics et je me fends la poilâde en voyant les mots clés tapés par certains qui sont finalement arrivés ici...

Alors, merci à vous, ô lecteurs incongrus, qui avez ajouté quelques menues visites en tapant :

- "machines industrielles pour allumettes"
- "combien vendre un cendrier sur une brocante"
- "musiques campagnardes"
- "la drogue à Harlem"
- "je tape et sa se corrige" (alors, oui, soit tu as besoin d'un correcteur orthographique, ou bien d'une thérapie contre les violences diverses...)
- "photo de couilles à l'air"
- "histoires de couille"
- "pédé en folie"
- "filles punies cul nu"

Merci.
Je vais donc trouver de bonnes idées de titres pour attirer de nouveaux curieux...



... pour le lecteur-chercheur déçu...



1.10.08

Portrait 2...

Salut à toi !

Parce que j'ai vu que j'avais eu un nombre fou de visites (!),depuis le portrait de Nono, je me suis dit qu'il fallait que je continue sur cette voie...

Au menu : le portrait d'une dresseuse d'affreux...
Oui, tu as compris, je vais te dresser le portrait d'une collègue.

Toujours par souci d'anonymat, je la surnommerai La Chouette...

La Chouette est proche de la retraite ; d'ailleurs, elle en montre les signes. Non, je ne parlerai pas des rides, des cheveux clairsemés, ou autre arthrose qui la fait s'agripper à la poignée de son cartable de cuir vieilli, fidèle compagnon, comme si elle devait le retenir de toute fugue ou pendaison.
Non.

La Chouette est proche de la retraite et tu le sais parce qu'elle est blasée ; parce qu'en sortant de chaque cours, 18 carnets de correspondance à autographier, elle souffle, elle jure, laissant échapper diverses atrocités qui pourraient ôter la foi à une novice comme moi, pleine d'espoir et ma foi bien innocente (Hum...).
Oui, les affreux sont des "petits cons", des "imbéciles", des "incultes".

La Chouette est proche de la retraite, et tu t'en doutes bien, quand elle te parle d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître. Oui. C'est parfois difficile pour elle de se mettre au goût du jour, quoique, avouons-le, ce n'est pas une obligation. Elle connaît l'essentiel : oui, ces affreux à crête et surfringués, c'est la mode Tecktonik.

La Chouette est proche de la retraite, et je m'en rends bien compte quand elle prend ma tête entre ses mains, me scrutant de ses petits yeux au travers de ses lunettes à double foyer, et me dit : "Ah ! Qu'elle est belle cette petite, pleine de jeunesse, encore, avec toute la vie devant elle, telle la jeune naïade dans ce poème obscur d'Apollinaire, elle n'aura pas de problème avec les grand garçons ! Hahahahaha !"...

Oui, La Chouette donne parfois l'impression qu'elle veut t'aspirer le suc vital.

La Chouette est un peu perchée, non pas sur la branche, mais elle est comme toujours en représentation. Elle aime déclamer très fort des extraits de Corneille, Racine, ou autres auteurs champestres. Oui, La Chouette est légèrement sourde.
Preuve, cependant, qu'elle n'est pas atteinte d'Alzheimer.

La Chouette est plutôt petite et boulotte, affublée de tenues improbables, la tenue des profs de lettres classiques, en fait (lancez-moi des pierres, oui) : une longue tunique sur une longue jupe fleurie, laissant voir un mollet de marbre, fin et délicat, et portant des sandales à l'air orthopédique.
Par temps frais, très frais, elle porte un gilet (fleuri), dans les poches duquel elle cache ses mains, une paire d'ailes bon marché ainsi offerte, quand elle écarte ses bras pour appuyer son propos.

La Chouette mange comme un cochon. J'ai regretté de m'être trouvée à côté d'elle un jour de couscous...

La Chouette peut te faire parcourir une grande pièce à reculons, quand tu veux éviter de te retrouver à 1 centimètre de son visage (qui t'arrive au menton), parce qu'elle ne voit et n'entend pas bien. Mais toi, tu l'entends, tu la vois et tu la sens, bien.

La Chouette n'est pas appréciée de tous ses collègues, et est source de moqueries flagrantes, bien souvent.
Alors, moi, je la défends discrètement... parce que finalement, elle est sympathique (tu t'attendais à ce que j'écrive "chouette", hein ? Naaann), et qu'elle ne se la pète pas, comme d'autres...

Allez, c'est de bonne guerre...




23.9.08

Portrait...

Salut à toi !

Aujourd'hui, je vais te parler de Nono (oui, toujours le souci de l'anonymat, mais c'est un bon sobriquet...).
Nono est un n'affreux. Lecteur averti, tu sais, toi, qu'il s'agit d'un affreux de 6e. Merci.
Nono a des lunettes. Mais Nono n'est pas la petite tronche que ton imagination débordante aurait tendance à te faire croire.
Oh non, ça serait même plutôt l'inverse...

En fait, Nono fait partie de ces élèves complètement illuminés, qui gardent les yeux comme ceux d'une chouette, qui chantonnent sans s'en rendre compte (oui, c'est un bon combo).

Nono est sympa ; il m'appelle, au choix, suivant l'humeur, "maîkresse" ou "môman". Et quand son voisin, tout en douceur, discrètement, lui donne un coup de coude dans les côtes parce qu'il vient de me sortir un innocent "Maîkresse, tu peux répéter ce que tu viens de dicter ?!", ben, il comprend pas la soudaine cruauté de son camarade...

Nono aime participer, il se donne à fond, d'ailleurs. Mais il a son style (the nonesque's style)
Quand il connaît la réponse (ou qu'il croit la connaître, parce que dans 99% des cas il est complètement à côté de la plaque, tu l'auras deviné), il se lève, les deux bras aussi (ouh ! un zeugme approximatif !) et il tire la langue, comme un chiot type King Charles (pour les yeux) qui aurait trop chaud sous son petit manteau écossais, dans les bras de sa maîtresse péroxydée.
Oui, Nono fait aussi partie de ces élèves qui tirent la langue quand ils s'appliquent à colorier une forme sans dépasser... mais là, on est en cours de français, je le rappelle.

Nono a souvent envie d'aller "faire pipi", 5 minutes après l'entrée en cours, ou 5 minutes avant la sortie. Alors quand tu lui dis qu'il va falloir attendre ou qu'il aurait pu prévoir (c'était la récré juste avant, quoi, merdre !), ben il passe le temps restant à se tordre sur sa chaise, la goutte sur la tempe, ou au bord de l'oeil... Prise d'une incommensurable pitié ou instinct maternel (mouahahahaha), je le laisse se soulager (si on se trouve dans le cas "putain, 50 minutes comme ça, ça va pas le faire"), non, pas sur sa chaise.
Nono vit l'effaçage (?!) du tableau comme une récompense.
Nono se ramasse une sale note, mais il ne fait pas la gueule.

Bref. Pas facile d'être Nono...

P.S. : un élève plein d'une grande sagesse m'a dit aujourd'hui "On dirait une tronche Nono, hein madame ! Alors qu'en fait..."
Allez, barre-toi l'affreux, on ne se moque pas !

Hum...

17.9.08

Ekspréssiont ékrit'... (2)

Salut à toi !

Parce que je n'ai pas d'inspiration, mais que certains affreux en ont, eux, voici un petit texte offert par Maëva, qui nous fait bien plaisir...

" Parsse que il et tres equoler dessa parce que il est arrive en retard au lycèe et aussi que ses camardes l'on laisse tout seuls pour venir au lycee et aussi il et enquolere avec la boulangerée il a dit que sète le dernir jours quele grade le chat alor son père et sa mere ne vele pas grade le chat a la maison parque son pere il et argie au chat et sa mere elle ve pa de chat jai elle et lui il c'est pas au sa aller son chat alors il ecute pour le chat "
... ... ...

Bin quoa, keskiya ?

Rédaction qui répondait au sujet du FAMEUX cahier d'évaluation d'entrée en 6e, cahier qui est le même depuis 3 ans, au moins ; il s'agissait d'inventer une suite de texte, en gros.
Une gamine a trouvé la solution pour garder un chaton abandonné... Elle raconte à ses copines... (Wouaouw ! ah, innocence...)

Bref.
Toujours pas de drame, d'affreux réellement fous, ou en tout cas, ils ne se sont pas encore révélés...

Ah, si, un petit détail : un affreux a lâché une énorme caisse en classe, limite tu te dis qu'un affreux de 6e peut pas sortir ça de lui-même... Intéressant, non ?
Je ne sais pas quel était le petit mélomane, mais c'était si énorme, et j'ai jeté un regard si noir avant que tout parte en... vrille, que pas un affreux n'a rit...
C'est beau...



9.9.08

Rien de bien fou...

Salut à toi !

Ouaip, ce post sera bref...
Histoire de te montrer qu'il ne se passe pas que de folles choses dans ma vie (enfin, pas encore...), oui, je sais, cruelle déception pour toi.
Pas d'affreux affreux, pas d'histoires croustillantes.
J'en suis réduite, pour le moment, à me plaindre de l'orthographe des schtroumpfs dans les cahiers d'évaluation de rentrée de 6e... Rien de bien neuf, en somme...
Mais je te ferai un petit mix des plus belles inventions de ces chers petits, un jour, quand je n'aurai pas les yeux en couilles d'hirondelles (fatiguée, quoi)...

Sinon, j'avais dans l'idée de faire une étude complexe sur le thème "Pourquoi Matthias a gagné à Secret Story". Oui, je sais, c'est du lourd...

Si ça t'intéresse, tape 1...

6.9.08

Ambiaaaance...

Salut à toi !

Voilà, je suis rentrée... pour de vrai.
J'ai vu mes affreux, mes collègues, mes salles, mes bahuts.
Alors, pour ce post de rentrée, impressions en vrac, comme ça, histoire de te plonger dans l'ambiance...

Je te nous ai impressionné mes petits n'affreux de 6e, qui n'en avaient presque pas besoin.
Ah, ces petits... Cartable sur le dos, scoliose en perspective, la petite morve au nez (prends un mouchoir ! si, si ! non, je ne t'aiderai pas !), la larme à l'œil d'un petit Kévin qui arrive à la bourre parce qu'il s'est perdu dans le bahut labyrinthesque (et parce que je lui ai jeté un bon gros regard noir, arf mais !).
Les questions habituelles : "on écrit en rouge comme vous, madame ?", les angoisses habituelles : "madaaaaame, c'est pas mon cartable ! je me suis trompée ! snirlf !" (le cartable Pucca est très en vogue...)...

Le café dégueulasse de l'antre des profs (accompagné de la petite affichette te priant de laver ta tasse, feignasse, et de prendre soin de la cafetière, qui est un objet très fragile), le code de la photocopieuse, les photocopies limitées (putain, je vais dépasser mon compte, c'est sûr !), les angoisses existencielles (merdre ! quelle tasse vais-je donc apporter ? et comment je m'habille demain ?), la bonne humeur de début d'année des collègues (oh, oui, je sais bien, ça changera), les réunions "ça peut plus durer, bordel", non, on n'acceptera jamais une classe à 31 (pour le collège, parce qu'en lycée, t'es plutôt content, là), le représentant syndical qui te saute dessus (oui, je sais, TZR c'est la galère, mais ton syndicat, là, il serait pas un peu de droite sur les bords, non ?), le 4e emploi du temps en 2 jours...

Les 38 degrés dans les salles et toi qui sues (putain, c'est parce que j'ai plus l'habitude de faire des phrases correctes ? ah, non, y'a un affreux tout rouge, et tout suintant), l'odeur ennivrante des stylos de tableaux (ouaip, modernes les bahuts), l'appel à faire sur ordi (re, mais ça marche moyen).

Le casier-putain-y'a-mon-nom-dessus-dis-donc (ah, dans le coin spécial TZR, au lycée, quand même...), les collègues (de lycée) qui me prennent pour une élève (ouhlàlà ! mais on n'a pas idée de faire aussi jeune ! et toi, toujours pas à la retraite ? mouhahaha. hum.), une élève de 1e qui me prend pour une élève, très peu d'ados boutonneux (ben quand j'étais jeune, c'était pas le cas, merdre !)...

Les collègues qui me racontent des choses un peu trop privées (mon mari me frappe et m'empêche de voir des gens, d'ailleurs, je me dépêche, il vient me chercher, il ne veut pas que je conduise), la quête des collègues qui fument, les blagues des agents de service devant la machine à café (oui, au lycée, y'en a une, si tu veux un petit potage ; j'ai pas dit que j'en buvais, j'avais la flemme de faire le kawa pour 500 collègues, va savoir pourquoi)...

Les angoisses "serai-je à la hauteur pour préparer des cours de 1e ?", les évaluations d'entrée en 6e que j'ai déjà vues il y a 3 ans, les poignées de mains polies aux supérieurs, les enfants de collègues en classe (pression, pression)...

Bref.

Jusqu'ici, tout va bien... jusqu'ici, tout va bien...


29.8.08

En route vers de nouvelles aventures...

Salut à toi !

Ah ! L'Education nationale et le rectorat...
Après avoir passé 2 mois de vacances, à profiter, sans vraiment m'inquiéter (si peu, si peu...) de ce que me réservait l'avenir, à regarder régulièrement si j'avais des nouvelles du rectorat, j'appris il y a 2 jours où l'on m'envoyait pour cette année. Oui, les hautes instances sont rapides (MOUHAHAHA).

Voici donc ce qu'il en est...

Je suis affectée (c'est peu de le dire...) dans 2 bahuts, un collège et un lycée (pour la facilité, on repassera), avec 2 heures sup' (travailler + pour gagner +...).

Au programme des affreux en vue :

- une 6e
- une 5e et quatre 3e en Aide Individualisée (soutien, en gros, quoi)
- une 2de
- une 1ere STG (oui, je me suis renseignée, un chouïa : affreux qui étudient la communication et la gestion...)

Voilà.
8 classes, donc.
Ça va être chaud, de préparer les cours, certes, mais aussi de retenir tous les noms des affreux.
Mais aussi de faire les trajets, je vais sans doute déménager...

Et puis c'est plus compliqué de se fendre la poilâde avec des collègues quand tu n'es là que la moitié du temps.
Bref, étant donnée la fraîcheur de la nouvelle, je n'ai pas encore préparé de cours, c'est le stress complet.


Je m'en vais donc à la ville aujourd'hui, chercher divers manuels, et voir des potes pour avoir une petite impression de vacances...


Tiens, j'ai appris que ce cher Darcos (!) offrait aux néo-titulaires une prime de 1500 euros...
Dommage, je me suis chiée à un an près.

En route vers de nouvelles aventures, donc, de nouvelles perlouzes, de nouvelles galères, et de nouvelles anecdotes (oui, je sais, tu en salives d'avance...).







23.8.08

De la musique avant toute chose...

Salut à toi !

Ouaip, il est très tard, ou très tôt, comme tu voudras... 2h07, quand même...
Après m'être rempli le crâne de conneries Koh-Lantesques, Secret Storyesques (putain, Samantha s'en est pris plein la tête, ça va passer au Zapping demain, sûr) et Sex and the Cityesques, je décidai de me mettre en quête de zik sur You Tube (je te rappelle que je suis toujours toute seule, dans le 13, que j'ai peur du loup et que j'ai pas sommeil).

Et là, pour l'instant, voilà mon humeur en zik :




(pas moyen de le poster ici en meilleure qualité, c'est bloqué sur You tube, je suis pas encore une hackeuse...)
C'est funky-marron-orangé, c'est hip hop, c'est 70's, afro, gangsta à 2 balles, choré, légèrement larmicheux comme j'aime parfois, c'est norvégien, que dire des émotions qu'apportent une manette de Xbox (?!) en mode vibrato ? et puis y'a une fille à quatre pattes qui lape du lait, quoi (je dis ça pour ceux qui n'auraient pas envie de regarder la vidéo).

Bref, je me l'écoute en boucle, en sirotant un Orangina grand cru...

Tout fout l'camp.

So,
Put your loving hand out baby...




22.8.08

Vas-y, bouge tes cheveux...

Salut à toi !

Ouh ! 2 posts en 2 jours, mais que se passe-t-il ?
Il se passe que je suis toute seule dans le 13, avec personne à qui parler (à part les coups de fil de Monhomme, ou de môman...).

Je comptais me faire des virées photo dans les rues, au hasard de mes balades...

Ben en fait, le hasard a voulu que j'atterrisse, après une marche courte et sautillante, devant chez un coiffeur, que je ne connais pas.

J'entrai donc. Oui, je sais, je suis bien courageuse.
Toi, ô femme, tu sais combien il est difficile de faire confiance aux coiffeurs que tu ne connais pas (ou aux coiffeurs tout court, d'ailleurs !).

J'ai bien fait, en fait. Je suis plutôt ravie.
C'était, en outre, la première fois que je me faisais prendre en mains et en cheveux par un homme.

Je remarque donc juste qu'un coiffeur est moins bavard qu'une coiffeuse, moins coiffé-coloré-brushé, aussi, et qu'il prend en compte mes envies, pas tenté de se laisser aller à une folle crise d'inspiration style oui-ça-vient-faites-l'amour-à-mes-ciseaux-de-la-liberté-et-du-mouvement, vas-y, bouge tes cheveux !

J'exagère à peine.

Bref, épisode passionnant de ma vie, comme tu peux le constater.

En fait, j'essaie de me mettre en conditions pour la rentrée : je n'ai pas bossé un poil, ne sachant toujours pas si je suis en collège ou lycée à la rentrée, mais au moins, j'ai une tête décente pour la réunion de pré-rentrée, tu sais, celle où on boit du café, et où l'on rencontre ses futurs collègues, qui se battent et s'arrachent les tifs pour avoir le meilleur emploi du temps...

Bref, je prends une bonne résolution pour demain, je fais de la photo, je me paume dans les rues.

P.S. : Est-ce une hallu de ma part, ou as-tu remarqué toi aussi que le compteur des visites a disparu ? Merdre ! J'étais tellement émue en voyant mes 10 visites par jour !




21.8.08

R.I.P. ...

Salut à toi !

Ouaip, je suis une grosse feignasse qui se gave de chips, d'apéros binouzés, de radis-putain-ça-pique-mangeons-joyeusement-5-fruits-et-légumes-par-jour (euh ?!), une grosse feignasse qui se traîne, dans le 13 en ce moment.

Avant mon arrivée dans ce département où les gens gueulent, bonne mère, ti as vu, j'ai fait un long séjour dans le 81, à me gaver de charcutaille, à tenter de prendre des photos qui en valent la peine (berk, je suis en panne d'inspiration, pour l'écriture, et surtout pour la photo...).
Mais y'en a une que j'aime bien, j'avoue...



Champestre, non ?

Bref, comme tout photographe amateur qui se respecte et qui est prêt à se faire des ampoules aux pieds, et comme chaque été, je me suis fait les RIP d'Arles, les Rencontres Internationales de la Photographie, quoi...

Chaque année, un "parrain" est désigné pour une grande partie du choix des photos à exposer.
Et cette année, un enfant du pays a été désigné... Christian Lacroix, the Lacroix of the mode.
Et surtout Lacroix et la bannière... Pardon, j'ai pas pu m'en empêcher...

Ben j'avoue, je fus fortement déçue.
Alors, je ne veux pas me la jouer critique d'art, mais voici quelques notes sur diverses choses vues, qui m'ont plu, ou m'ont fortement fait grincer des dents.

En route pour une expo dans le centre ville sur la "photo vestimentaire". Bon, des mannequins anorexiques, des fringues, des poses lascives et blasées, des vidéos des années 5O, des vidéos de défilés de J-P Gaultier, années 80, qui te donnent envie de vomir (superposition d'images, effets de montage style wouaouw-c'est-fou-ce-qu'on-peut-faire-de-nos-jours !)...
Paf, dans une autre salle, des photos de modèles collection automne-hiver 2008, des blogs à consulter... La mode, la mode, la mode, quoi...

Chiant.

Dans un autre lieu, une folle quantité de Polaroïds (et là, je dis, merde, y'en a qui ont de quoi s'en acheter, et ça fait mal, la maison Pola étant fermée maintenant, des pelloches que je n'aurai pas...) d'un mec qui travaille avec Lacroix et qui se tire le portrait avec tous les mannequins qu'il trouve. Ok, concept série, concept je me regarde évoluer : oh, moi avec une moustache, oh, moi sans moustache, dis, chérie, t'as pas grossi ? ...

D'ailleurs, ce qui frappe dans les RIP, ce sont les panneaux qui tentent de te vendre les photos merdiques d'un mec en t'exposant un putain de concept qui, très souvent, frise le ridicule. Là, j'ai souvent eu envie de rire grassement style MOUHAHAHAHA. Hum.

Les RIP, c'est aussi la possibilité de feuilleter des bouquins de photo.
J'en ai trouvé un qui m'a bien fait rire.
Le mec te prend des photos de feuilles de PQ ou de sopalin, à peine pliées, et hop, magie ! De l'origami, et hop ! un concept, et hop ! un livre édité...

Les RIP, c'est aussi un putain de bel endroit gigantesque, industriel sur les bords : les anciens ateliers de la SNCF, où étaient construits les wagons et locomotives, quoi. Un lieu un chouïa gâché par la présence d'énormes affiches sur les murs de bâtiments désaffectés... Des portraits de Lacroix, Lacroix, Lacroix... Lacroix qui prend un air inspiré, Lacroix qui rit, Lacroix et ses mains si douées... Bref, rien à voir avec les photos géniales de J.R. de l'an dernier...

L'occasion de voir une magnifique exposition de photos que j'ai pour habitude de qualifier d' "austro-hongroises", ou "austro-tchétchènes".
Des photos glauques, pas travaillées du tout, dégueulasses, photos du quotidien, si tu veux, mais vraiment merdiques !!! Oh, un paquet de chips qui traîne sur une table ! Clic ! Oh, une tête prise de derrière, un peu floue, oh, un post-it sur le frigo ! clic clic !

Bon, y'avait quand même des choses qui valaient le détour.
Les photos d'un monde merveilleux par Tim Walker, pleines d'humour, enfin.




Des photos en noir et blancs d'un mec de chez Magnum (ouaip, ok, une valeur sûre), qui a parcouru des pays en guerre. Somptueuses.



Je pourrais encore cracher, rire, baver, en parler, mais je vais m'arrêter là.
Je te saoule, non ?

Tiens, pour la route, une photo austro-hongroise de mon cru.






22.7.08

That '70s Show...

Salut à toi !

S'il y a un truc que j'aimerais, un de ces trucs que tu sais irréalisables, tu vois, ce serait d'être une black façon Jackie Brown, ou chanteuse soul, dans les 70's, façon funk, un peu... Avec une bonne gouffa, une bonne voix grave et rauque...
Bref.

Ce soir, pour raviver cette envie, Arte a décidé de te me passer un Shaft, "Les nuits rouges de Harlem". Nan, je mets pas de lien, j'ai la flemme, et puis tu peux chercher si ça t'intéresse, et puis surtout, y'a L'Ile de la tentation qui passe maintenant, alors...

Attention, tu connais Arte, ils te nous ont passé la première version, celle de 71, avec la légendaire zik de Isaac Hayes, ce black qu'un rien habille (un manteau de chaines en plaqué or, oui, parfaitement). Ambiance, ambiance...
Tu l'auras compris, l'action se passe à Harlem. La fille du chef de la mafia black a été enlevée par le chef de la mafia blanche. Shaft, fameux détective privé est payé par le grand baron de la drogue pour récupérer sa fille...

Alors, puisque je me fais chier devant L'Ile de la temptation (haha), j'ai décidé de te plonger dans l'ambiance 70's, de te faire un bref portrait de l'enquêteur et de te faire partager les meilleures répliques que j'ai notées (oui, je suis une psychopathe de la prise de notes).

Comme je suis une folle de la gachette de l'appareil, aussi, j'ai pris quelques photos et non, je n'ai pas la nouvelle free box qui permet de faire des pauses, d'où : des photos laides, que je n'ai même pas envie de retoucher un chouïa... Feignasse...

(En fait, Monhomme a eu la bonne idée de zapper sur Arte -soirée cultivation, émission sur James Brown- parce que finalement, une conne qui chiale parce que son pseudo mec a décidé de s'éclater avec une tentatrice pour se venger, ben c'est affligeant).

Donc, Shaft, John Shaft est un détective privé doué, que même certains flics admirent. C'est normal, il est trop fort.


En plus, son air penché n'a rien à envier à Horatio Caine...

Il est drôle avec son pote flic (parce que les autres sont un peu racistes, quand même, vois-tu ?).




Mais il est capable de t'intimider un baron de la drogue. Non, il n'a peur de rien, décidément.


Mais en même temps, un gangster qui se croit encore dans les années 30 peut-il encore impressionner ? Ah, oui, tiens...

Et surtout, Shaft, John Shaft, plaît aux femmes.
Est-ce parce qu'il se trimballe TOUJOURS en blouson en couïr ?
Est-ce parce qu'il est capable de zigzaguer entre les caisses sur une grande avenue de New York sans se faire écraser ? Ou encore parce que les femmes ont envie de savoir s'il a un gros calibre (MOUAHAHAHA, mon style est très subtil ce soir) ? Toujours est-il que Shaft a sa régulière, une bien jolie fille, qui tremble de le voir rentrer le soir avec une balle dans le buffet...


Hein ? La classe...
D'ailleurs, quand Shaft fait l'amûr, les femmes voient des étoiles et des cercles bleus funky...


Mais ce salaud de John se tape d'autres femmes, en tous cas une, dans ce volet. Une blanche (oui, le thème du racisme revient souvent, tu l'imagines).

Mais là, elle voit pas la vie en bleu, c'est plutôt les jets de la douche qu'elle se prend dans la gueule, entre autres.

Elle sera vite oubliée, elle ne sert à rien dans le film, juste un perso pour montrer combien Shaft est irrésistible et ouvert... Il lui sort quand même, en la foutant à la porte "Ca s'ra pour une prochaine fois, hein ? Mêmes sentiments, même endroit. Hé, ferme la porte en sortant !"

Sinon, Shaft est capable de gueuler "Sale pd d'blanc !" quand un taxi refuse de le prendre et choisit un blanc.
Quand un autre s'arrête, au début de la course, Shaft lui sort comme ça, "Ch'uis en avance, prends ton temps !" (oui, Shaft est généreux, et il bouffe pas mal de syllabes)
Il donne un billet à un petit dans la rue, il dit au vendeur de marrons chauds, les marrons, de garder la monnaie... Quand il défonce une porte parce qu'il est poursuivi par des gangsters armés jusqu'aux dents, il rembourse la porte !!

Enfin, et ça résume pas mal le message du film (au cas où t'aurais pas compris), court dialogue entre Shaft et sa régulière, au téléphone :
- Est-ce que tu as des ennuis ?
- Ha ha ha ha ! Oui, toujours les mêmes, je suis né la peau noire, et je suis né pauvre !

Voilà, ô lecteur courageux.
J'ai vraiment kiffé, je vais me replonger dans ces ambiances funky, je vais prendre des hormones pour avoir la voix grave, regarder mon cendrier, ma pendule, mettre des rectangles arrondis orange et marron dans mon appart, et chanter, et bronzer...


Ah, j'allais oublier :
Comme dirait un pote du mafieux de Harlem, "Quand on laisse un homme vous dire merde, il peut recommencer."
Et cet homme, c'est Shaft, John Shaft.




La plage, ton univers impitoyaableeeee...

Salut à toi !

Ouaip, toujours en vacances, en train de glandouiller.
Je suis revenue de l'Océan, posée dans mon bled paumé pour 2 jours, puis, comme toute fille du vent qui se respecte, j'irai demain dans un autre bled paumé, en famille (on dirait que j'écris une carte postale à des potes, là...).

Donc :
Chers amis,

J'ai passé quelques jours à Biarritz, quoi, style je m'la pète bourgeasse...

J'aime la foule sur la plage, qui te piétine ta serviette nonchalamment, j'aime les gosses qui me balancent des ballons sur le ventre, avec le regard complice des parents qui ont l'air de te dire "Il est tellement mignon, hein ?!" (le gosse, pas mon bide), j'aime les ados qui me taxent des clopes, en se bourrant de bonbons acidulés pour faire passer la gorgée de Desperados (Putain, on est des fous, on a bu 3 Despe à 5 !) et qui te font profiter de leur r'n'b qui grésille façon portable, j'aime la crème solaire qui colle et qui a un talent sûr pour ramasser l'air de rien du sable, j'aime les prix exhorbitants qui pullulent partout sur la côte...

Mais qu'allais-tu faire dans cette galère, alors ? (se demande la foule en délire)
Ben bronzer. C'est tout.



Et parfaire ma culture peopolesque, encore une fois.
D'ailleurs, on dirait que je ne suis bonne qu'à ça, en ce moment.
J'ai du mal à finir le dernier Lolita Pille, jeune écrivaine (oui) qui aime poser avec un bon décolleté sur la couverture, plutôt habituée à nous parler des galères de pauvres riches qui se font chier et qui là, tente de se mettre à l'écriture d'un roman d'anticipation...
Ne me demandez pas d'être plus précise ou de mieux écrire, j'ai la tête comme du chewing gum...

Bon, je reviens à un style carte postale.

Sinon, je me gave de taboulet-quinoa-huile-d'olive-tomates-concombres-poivre. Fait de ma blanche main.

Et j'ai récupéré dans un vide-grenier un cendrier orange et un réveil boule sur tige souple (oui, compliqué) années 70.
J'ai mis 2 pieds dans une brocante biarrote (putain, c'est 120 euros LE verre ?), et je suis repartie les mains vides.





Poutous ensoleillés (?!)...





14.7.08

Un de plus...

Salut à toi !

Ouaip, aujourd'hui c'est mon annif'.
D'ailleurs, quand j'étais petite, jusqu'à mes 23 ans, à peu près, je croyais que le feu d'artifice, c'était pour moi...

Allez, salut.

P.S : Oh, la belle bleue !

8.7.08

Je me tire...

Salut à toi !

Ouaip.
Un post carrément tardif (1h40) :
- d'une parce que je reviens de la ville et que la èsèncéèf nous a fait le tour de magie de mettre 2h45 pour un trajet qui n'en met qu'une ; raison ? "un groupe de six individus" qui balançaient des cailloux sur le train... d'où : descente de flics et cris de gosse
- de deux parce que je viens de finir de préparer mes affaires, parce qu'en tout bon prof qui se respecte, je me casse en vacances, à l'océan, dis-toi, me faire tanner la peau et sortir ridée prématurément comme une vieille pomme
- de trois : non, c'est tout en fait.

L'occasion de bouquiner de bons gros livres sur la plage, style je me la pète (et me tenir au courant des faits pepolesques (d'ailleurs, j'ai commencé, et je te livre un scoopasse : devine qui se tape ce con de Doc Gynéco ? non, pas une bombasse à gros seins, non... plutôt l'inverse, ni une abonnée de l'UMP, quoique ? ... je te le donne en gros titre : CHRISTINE ANGOT - raté pour le suspense je pense), l'occasion aussi de prendre des photos comme un touriste japonais, je vais te mitrailler les couchers de soleil, façon kitchesque, en pause longue, quand même...

A dans quelques temps, alors, parce que vers là où je vais, je n'ai pas d'ordi, alors internet, à moins d'aller scotcher dans un cyber au milieu de surfers blonds et d'Allemands écrevisses en chaussettes et tongs...








2.7.08

Viens là que je te corrige !...

Salut à toi !

Qui dit TZR, qui dit moi surtout, dit prof qui doit se taper la surveillance du brevet, mais aussi la correction.
Mais non, je ne me plains pas, sinon je vais en faire défriser certains.
D'ailleurs, il faut bien l'avouer, c'était plutôt sympathique comme expérience...

Tiens, en passant, l'an dernier, j'ai eu à "surveiller" un affreux qui s'était pété le bras. Mouahaha, pas d'bras, pas de brevet. Non, j'ai simplement dû écrire tout ce qu'il me dictait pour l'épreuve de français. 3h d'écriture... de conneries. Quand elles étaient trop grosses, je pouvais pas m'empêcher de toussoter, mais bon, ça ne l'a pas vraiment aidé, je vous rassure, ô vous lecteurs justiciers.

Le meilleur, c'était pour la dictée : je te l'ai trimballé l'affreux jusqu'au bureau du principal pour qu'il aille tapoter d'un doigt hésitant de sa main valide sa dictée sur l'ordi. Puis impression, et feuille jointe à sa copie anonymée. Ah, modernité et technologie, quand vous nous tenez...

Bref.
Pour toi, lecteur, qui te demandes comment se passe une journée de correction, je mets fin à cette part de mystère (mystère présent dans ma tête de néo-titulaire, j'ajoute).

J'arrive donc dans un établissement inconnu, à 40 bornes de mon bled, amenée par un collègue.
Chaque correcteur doit se rendre dans une salle, où il retrouve avec joie (hum) des collègues de sa matière. Ça permet aux profs de ne pas se sentir dépaysés et de partager de bons fous rires concernant des perlouzes trouvées dans diverses copies...
Eh oui, je ne pense pas pouvoir rire aux mêmes blagues que les profs de math, je l'avoue.

Là dessus, tu attends que les organisateurs secrets te donnent les copies que tu as à corriger.
J'ai eu la chance de n'en avoir que 35, aucun collègue n'ayant fourni de certificat médical pour se désister à la dernière minute (oui, ce sont des choses qui arrivent).

Nous étions 6 profs dans la salle, dont un qui corrigeait de façon très appliquée, peut-être même trop... A te corriger toutes les fautes d'orthographe, à mettre toutes les annotations dans la marge, d'un stylo rouge furieux et sautillant. Ce qui ne sert à rien, les copies ne seront pas rendues (quoi ? oui, sauf si un élève réclame sa copie parce qu'il veut porter plainte contre sa note assassine).

Ambiance café chaud, petit gâteaux et bouteilles d'eau fraîche fournis.

Alors, comme la correction est prévue pour deux jours pour les plus longs (le collègue consciencieux par exemple, connu pour rester jusqu'à la dernière seconde du 2e jour), tout le monde (ou presque) corrige le plus vite possible pour ne pas avoir à revenir.
Non, je n'ai pas bâclé la correction. Je te rassure.
Non, ça te donne plutôt l'impression d'être complètement lobotomisé. Les lettres défilent, les mots, les phrases, les conneries...

2 sujets au choix en rédaction pour les séries technologiques et professionnelles :
- Vous avez vécu une grande déception. Racontez les circonstances, vos réactions, etc...
- Pensez-vous qu'il est nécessaire de partir loin pour passer de bonnes vacances ? Justifiez...
(je te résume les sujets ; puissants, non ?)


Exemple de jolies choses trouvées dans les rédactions :
- partir l'ouin
- passer des bonnes vacances sous le sable chaud
- partir aux échelles
- Il se trouvent même que dans certain aquarium y a des marmottes (oui) (avec les fautes)
- Et ma copie préférée :
Et un jour, je vis cette magnifique créature des dieux, sculptée par Aphrodite elle-même. (...) Face à elle je me sentais énormément bien, bon, bref, j'étais vraiment amoureux. Amoureux de ses mains douces, amoureux de sa bouche si belle que même le jour se cachait face à elle et ses yeux si clairs que l'on avait envie d'y plonger dedans et de se laisser porter par des vagues d'amour pur. (...) Comme un ange je l'ai vue, comme l'amour je l'ai touchée, comme le diable elle m'a emprisonné.

Oui, je sais, ça en bouche un coin...

Ca, c'est pour les jolies choses... Sinon, j'ai eu des scéances de psychanalyse sur papier.
Style, ma plus grande déception c'est d'avoir appris que me mère a été violée par son père, et qu'il la battait.

Ou encore : ma plus grande déception, c'est pendant les vacances d'été : un jour il faisait beau, et puis d'un coup il a plu. Et puis il a refait beau, et puis il a replu.... (5 fois comme ça ; faut bien tenir 20 lignes, quoi !).

AAAAAAAAAAAAHhhhhhhhhhhhh !
Quelle belle expérience.

Allez, c'est tout pour aujourd'hui.




27.6.08

Survaillance, survaillance...

Salut à toi !

Ouaip, pendant 2 jours, j'ai surveillé cette suprême épreuve de la vie, qui tord les boyaux aux affreux, qui les fait suer à grosses goutasses (tiens, je t'ai pas raconté que quand j'étais en 3e, lors de cette EPREUVE, une affreuse a gerbouillé dans la cour ? Merci pour cette passionnante histoire, Georgette...) ...
J'ai nommé : le DNB.
Dipôme National du Brevet, of course...

Enfin, quand je te dis "surveiller", c'est vite dit.

Je me suis plutôt contentée de bavardoussailler avec mon collègue "chef de salle", comme on dit dans le métier, j'ai fait des mots fléchés, du sudoku (les maths, c'est ma vie), fait semblant de lire de gros bouquins (ouaip, quoi, représente), et me suis gentiment foutu des conneries trouvées dans les copies des affreux qui se barraient une heure avant (style la Hongrie se trouve mutée, elle, en Allemagne...).
Bon, je n'ai pas que feignantisé, j'ai fait aussi du travail de paperasse fort intéressant, ma foi.

Sinon, en ces périodes de mutation, ben voilà, comme le dit le chant des partisans, "TZR c'est la galère !", je reste TZR, sans poste.
A moi les horizons inconnus et lointains. O joie...

Allez, je suis à la ville, je compte parfaire un chouïa mon teint blanchâtre... de retour, donc, dans un bled inconnu, lundi, pour corriger, en faisant la course, les copies des affreux.
J'espère bien trouver de bonnes perlouzes.




23.6.08

Festivités...

Salut à toi !

Ouaip, on est tous là à transpiroucher, à crever d'envie d'avoir une piscine dans son jardin, sirotant mine de rien un bon jus, ou une bonne binouze, comme tu veux...
Ou à se demander si un mec n'aurait pas eu la bonne idée d'inventer un truc qui permettrait de pas combiner la transpirouche, les jambes lourdes, les doigts qui gonflent, la peau qui brille et d'avoir le bronzage instantané...
Ne fais pas l'innocent, y'a au moins un facteur qui ne t'est pas inconnu.

Alors, qu'ai-je fait durant tout ce temps ? (se demande la foule en délire)

D'abord, lundi, j'ai eu mon dernier cours de l'année avec mes 4e glandeurs-mais-sympathiques.
Cours allégé, je n'avais que 10 affreux dans l'assemblée.
Et comme tout prof indigne qui se respecte, j'ai fait cours.
Bon, n'exagérons rien. Pas beaucoup de prise de notes, et 2 textes plutôt sympathicous.
Pendant une heure.
La deuxième, j'ai pu leur montrer qu'une prof savait jouer au poker.
Non, Mathieu, on fait pas une partie de strip-poker...
(Ah, innocence, où donc es-tu partie ? - Dans ton cul ?! Ah ?...)

Bref.


Un jour plein d'émotion.

Plus de suspense insoutenable...
J'ai eu droit à de SUPERBES cadeaux d'adieux...


Snirlf...


(Remarquez ce superbe portrait en acrostiche...)

Et encore de tendres marques de je ne sais quoi (là aussi je me suis dit que j'avais bien fait mon boulot concernant l'orthographe...).
- Madame, on vous écrit des trucs en écriture d'aujourd'hui, d'accord ?
-D'@k°#r !
- LOL, MDR !



J'ai aussi eu droit à une mini planche de skate, une "finger-skate", quoi. (J'ai une gueule de skatteuse ou quoi ?).
Bon, j'arrête avec mes fantastiques cadeaux...


Sinon, j'ai fait la fête de la zik.
Non, pas dans mon bled. Hormis Gégé et son orchestre, ou à la limite une démonstration de tektoniksamère, je vois pas ce que j'aurais pu louper...
Naaannn. Je suis allée à la ville.

Aaaaaah... Les bons groupes de rock contre lesquels tu ne peux pas rivaliser en gueulant à t'en décrocher la mâchoire dans le micro d'un Singstar...
Naann. Je suis mauvaise, y'avait du bon son, aussi.

Les gens étaient fous, la débandade, quoi... (un peu ?)



Et encore, ça, c'est vraiment light (Moui, roulons-nous dans l'herbe, au milieu des bouteilles, de tous ces gens et de ces relents d'urine... Moui !).
Merci au photographe (non, je n'ai pas osé jouer la voyeuse jusqu'au bout).

Ah, et puis grande nouvelle.
Finies les missions-lessives-putain-il-est-fermé-le-lavomatic-faut-faire-20-bornes... (ok, c'est Monhomme qui était de corvée...).
Un nouvel objet a atterri par chez moi : une machine à laver le linge...
Magie de la technologie.

Alors voilà.
Hormis (et de 2 !) une réunion, la surveillance du brevet et 2 jours de correction de copies, on peut le dire : je suis en vacances !

(Salauds de profs !)




19.6.08

MOUHAHAHAHAHAHA !...

Salut à toi !

Trop naze...
Juste ça pour la route, tiens (ouaip, faut cliquer sur l'image, sinon on voit rien...).


16.6.08

La barre...

Argh !
Je suis tendue, devant le suspense insoutenable, pauvre nouvelle blog gueuse, devant le compteur de mes visites.
A quand la barre des 1000 ?
Je te le demande.

Allez, toi, visiteur qui tombe par hasard sur ces pages !

Sur ce sujet, je te conseille fortement le dernier post de mamzelle Croucrouch (non, c'est normal, miss Crew !).



Aaaaaaahhhhhh...

Salut à toi !

De retour d'un nouveau ouïkind passé à la ville, à revoir des potes, à gazouiller devant le petit d'un couple d'amis, à se faire massacrer les tifs (mais pourquoi ai-je fait confiance à ma coiffeuse, bordel ? ça m'apprendra à lire Oops ! et Closer au lieu de regarder ce qu'elle fait...), à boire des bières en soirée, dehors, comme quand j'étais jeune...

Mais avant de partir vers la civilisation, je quittai une moitié de ma classe de petits affreux de 6e. Cette semaine, ils s'en vont gambader dans la nature, observer des choses merveilleuses.
Je n'avais vraiment pas calculé, donc, que vendredi nous nous voyions pour la dernière fois. Et comme les 6e sont sympas, jusqu'au bout, ils ont bossé, tiens.
Avant de me dire, 5 minutes avant la fin de l'heure, qu'on ne se verrait plus...
Que d'émotion, ma foi. Quelle prof indigne, aussi.

J'ai eu droit à une demande timide et rougissante de quatre fillettes, une demande de bises ! Voui, parfaitement.
Je la leur ai donc faite (putain, heureusement que c'était avant ma pause clope !).
Je te dis pas l'émotion. Et des promesses de cadeaux. Je me demande bien quoi (- Madame, j'espère que vous aimez les bracelets et les perles ! (argh ! non ! pas des perles blanches à la Marie-Bénédicte !) -Madame, vous faites quoi comme taille de vêtements ?)
Bon, les filles, ne vous ruinez pas pour moi quand même ! (Hum !)
Et puis j'ai eu droit à des petits mots sur le tableau...



Quoi ? Des fautes ? Où ça ? Comment ça bravo j'ai bien fait mon boulot ?

C'est-y pas moignon ?

C'est pas la même pour mes affreux de 5e, mais j'ai pas vraiment envie de raconter

Je trépigne d'impatience pour mon bracelet. Le suspense est insoutenable.



11.6.08

(M)a mère...

Salut à toi !

Ce ouïkind, ou plutôt de vendredi à mardi, ma môman est venue me rendre visite...
Je ne sais pas si c'est pareil pour toi, mais ma mère, quand elle me rend visite, ce qui est rare parce qu'elle habite vachtement loin, ben elle ne fait pas les choses à moitié, comme si elle se sentait investie d'une mission : celle de faire la bonne mère, de chouchouter sa fillasse...
Alors, ça donne quoi ?

- rangement de placards : - Attends, il faut revoir l'organisation, cafu (oui, c'est mon surnom, ça fait un peu médoc contre la constipation... je t'expliquerai l'origine de ce doux nom, si t'es sage)

- disposition de petites choses en fonction du feng shui (oui, ma mère est fana de choses feng shuiesques...) : - Attention, il ne faut pas mettre de plantes aux feuilles pointues dans le coin amour, tu sais bien ! En revanche, c'est pas mal pour la zone argent !

- des repas équilibrés (salades japonaises, pavés de saumon... agrémentés de bonnes glaces Macadamia... Ouaip, on fait pas de régime non plus)

- une jungle sur le balcon (bambou, gerbera rose, lupins, romarin...)

- des fleurs un peu partout (pivoines et roses blanches)

- achat d'une machine à laver (ouaip, jusqu'à présent, c'était Monhomme qui était de corvée lessive... )

- de nombreux efforts infructueux pour sympathiser avec mon chat, qui est complètement taré et asocial...

Bref, un séjour entre femmes (oui, Monhomme n'était pas là, en route vers la civili... euh, la ville).

Bon, de temps en temps, je t'avoue que ça me gavait léger les conseils feng shuiesques, dans lesquels je voyais parfois des critiques concernant mon aménagement (insulte suprême pour la femme d'intérieur-hum-qui se trouve en moi).
Mais le résultat est plutôt pas mal...

Elle gaze ma reum.


6.6.08

Un post chiant de prof de lettres...

Salut à toi !

Ouaip. Ouf. Finie la semaine.
Je commençais doucettement à marcher sur les genoux...
Que de folles choses se sont passées cette semaine, dans mes trépidantes aventures profesques !
7 élèves de ma classe d'affreux affreux se sont fait virer 2 jours.
Résultat, ils sont revenus plutôt calmés, et je te les tiens par les couilles. Voui, parfaitement.
J'ai un peu dérapé en cours, du style :
- Non, mais tu te fous de ma gueule ? Tu sors.
Pas bien, mais ça jette comme un froid vent d'autan, et l'affreux, il revient la queue entre les jambes.
Bon, j'arrête mes métaphores dégueulasses...

Bref, ça gueule dans tous les coins, ça se bisouille et ça se bave dessus dans la cour, ça te sort des mini-jupes, ça te tape des crises de rébellion à deux balles...
L'été arrive, enfin presque.

Mes n'affreux de 6e, malgré le conseil passé (hier soir, c'est moi qui menais la cérémonie, je t'ai fait ça fissa en une petite heure...), sont toujours tenus en laisse.
Mes affreux-glandeurs-mais-sympas de 4e sont motivés pour jouer en classe un bout de scène de L'Avare, ou du Radin, comme ils disent...

Alors vas-y qu'on essaie d'expliquer le texte...

- Eh, madame, il est pas un peu parano, là, Harpagon ?
- Eh, mais il pète un câble, là, non ? (allusion au passage "Montre-moi tes mains. - Les voilà. - Les autres..." )

Ça, ils étaient bien motivés.

Et vas-y qu'on essaie de te mettre en scène le texte...

Ça te donne du Molière revu prononciation façon banlieue, fort sympathique ma foi.
Un peu de retenue toutefois quand il a fallu jouer la scène avec les gestes ("en vrai, quoi, madame"...).

- Bah, madame, j'vais pas lui tâter le futal quand même, là !
(allusion à la scène de fouille)
-Allez, tu peux le faire, il faut juste lui tâter le bas du pantalon, tu sais, les chausses...
- Ah ouais, ok, pasque moi, j'avais pas envie de lui toucher les ... 'fin vous voyez, quoi.
- Non, pas du tout...
- Allez, madame, vous charriez, là !

Bref, au final, je me suis retrouvée dans un remix du film L'Esquive (Marivaux en moins).
Et on s'est bien marrés.
Résultat, ils sont incollables sur les mots didascalies, aparté, tirade, dramaturge, et tutti quanti. Et ça, c'est une belle victoire, je te le dis, c'était pas gagné...

Joie du vendredi soir...

Je les kiffe ces affreux.




2.6.08

Dans la série : blagues de merde...

Salut à toi !

Voui, chre mche goiffrche dech cachramarchs.
Slurpglurp !
Pardon.
Oui, en ce moment, je me goinfre de Carambars. Je me fais sauter les plombs, je bave, je mords, je suce...
Bon. Et surtout, je me dis que les blagues des dits Carambars sont de plus en plus bizarres, voire inquiétantes.
Ou alors, je suis insensible à l'humour carambaresque. Dis-moi si tu as ri, lecteur, après ta courte lecture...

Petit florilège :

Dans la série : 3 bonnes raisons...
... de se couper les poils du nez s'ils dépassent :
1) Si vous êtes un homme, ça refroidit les femmes
2) Si vous êtes une femme ça fait fuir les hommes
3) Si vous êtes un singe... qui vous a appris à lire ?

Dans la série : tu devineras jamais :
Comment reconnaît-on une vieille folle dans un aéroport ?
Réponse : Elle donne des mies de pain à manger aux avions.

Dans la série : c'est quoi le pire ?
Faire des pompes avec ta mère debout sur ton dos
OU faire le poirier avec ton père assis sur tes pieds ?

Je t'ai réservé la plus atroce pour la fin :

Dans la série : 3 bonnes raisons...
... de ne pas demander du pain dans un restaurant chinois :
1) On t'a déjà donné deux baguettes
2) On ne peut pas saucer du riz cantonnais
3) De toute façon, même si tu en demandes, tu n'en auras pas

Pour un gamin qui ne sait pas que le pain, ben on n'en sert pas souvent au restau chinois, il va se dire que les chinois sont des fils de putes.

'Fin, chr'e donnche monrch avischr, quoi...



31.5.08

Carrie au bal...

Salut à toi !

Juste une photo d'un gars, the Decapitator, qui s'amuse à faire des collages sur des affiches...


30.5.08

Un peu de glamour...

Bon, c'est un peu chiant, ce que je te raconte, là.
Trop d'anecdotes un peu glauques. Y'a quand même quelques trucs bien qui arrivent dans ce bahut. Je veux pas me la jouer vieille aigrie. C'est pas le cas (je t'arrête, toi, qui veux dire, ouaip, t'es pas vieille, quoi !).

Alors, tiens, pour la route :

Une histoire de couilles (j'attire le lecteur)...

Salut à toi !
Ouaip, encore une journée bien affreuse, tellement folle que ça en devient risible, mais risible du genre Mouhahahahahaha-c'est-les-nerfs-qui-lâchent.

En bref : une affreuse de 6e qui a l'air de "sortir" (arf, c'est mignon) avec deux affreux de 5e, et qui grave sur la table qu'elle en aime un troisième.
Je la chope, je lui dis qu'elle sera punie pour "dégradation de matériel" (non, j'ai toujours pas lu le règlement intérieur), et là, elle se met à pleurer, à trembler, et me dit "On m'a forcée à le faire, sinon, je me fais frapper !".
Elle refuse de me dire qui l'a menacée, sinon, elle prendrait cher...
Argh ! Mon sang ne fait qu'un tour, je suis atterrée, une petite affreuse de 6e menacée, la pauvre, et dans un contexte un peu glauque.
J'en parle à la CPE, il faut mener l'enquête...

En fait, la petite affreuse a accusé l'un de mes 5e (renvoyé la semaine prochaine pour d'autres menues choses)... avant d'avouer qu'elle avait menti sur toute la ligne (un rapport officiel ne lui disait rien).

Putain ! Fallait oser. Je lui décernerais bien la palme de meilleure interprète féminine, comme on dit ; même ses petites camarades ont gobé le truc.

Tout part en couille, je vous le dis.

A propos de couilles, un gamin s'est assis cul nu dans une autre classe (jolie transition).

Tout va bien.

Sinon, un truc un peu chelou : une affreuse de ma 4e vient me voir toute fiérotte, pour me dire :
"Madame, vous savez, on m'a dit que je vous ressemblais !"
Voui, j'avais bien remarqué qu'elle se maquillait comme moi, qu'elle avait fait une couleur comme la mienne...

Gloup...



29.5.08

Une histoire de honte...

Salut à toi !
Ouaip, aujourd'hui, j'ai failli te m'attraper un affreux, te me l'étrangler, te me lui crever les yeux. Bref, lui faire plein de trucs pas très sympathiques.

En ce moment, comme tu le sais, les gosses pètent un câble, (et non, ils ne s'électrocutent pas, dommage... il faut que j'en touche un mot à mon collègue de techno, tiens...) et je ne dirai pas, comme monsieur Bégaudeau, que c'est quand même bien que les gosses soient vivants, qu'ils laissent libre cours à leur pensée (ah ? Ça pense un affreux ? Gnarkgnark !).
Mais je me suis retenue, boarf, quand même.

Alors, cette histoire de honte, hurle la foule en délire.
J'y viens. Alors, nouvelle histoire, avec un autre affreux qui n'a rien à voir avec celui que je voulais torturer (je précise, y'a eu des confusions parmi les lecteurs...).

A 13h, après la digestion qui va avec (grosse ration de desserts : fromage en barquounette, pain d'épices, yaourt goût et texture tarte tatin, et melon espagnol), je vais chercher mes petits affreux de 6e, qui sont les seuls, (avec mes 4e glandeurs mais sympas mais qui glandent sympathiquement), à ne pas me saouler en ces temps de pré-vacances... (mes gros yeux les effraient encore)

Et là, je vois un élève que je ne connais pas, rangé avec les miens.

Bon, il m'arrive régulièrement d'avoir des élèves qui ne sont pas les miens qui veulent assister à mes cours (ouaip, la classe). Alors, je me dis qu'il va se barrer. Mais non. Il monte avec nous.

Arrivés devant ma salle, mes petits moignons rigolent doucettement, "eh, madame, z'avez vu ? y'a un nouveau, hein ?! hihi !" (oui, ça rigole gentiment un affreux de 6e)
- Oui, oui, c'est ça !
Mes affreux rentrent, le petit inconnu reste devant la porte.
- Bon, tu sais, tu peux pas rentrer, tu vas devoir aller en étude, ou dans la cour, là ?
- Mais pourquoi madame ?
- Ben, je peux pas t'accueillir en cours, moi, tu sais bien !
- Mais pourquoi (regard paniqué) ?
- Parce que c'est dans le règlement (faudrait que je le lise un jour.... et puis non, en fait) ! Je ne peux pas t'accueillir, c'est comme ça !
- Mais...
- Allez, au revoir !

Et je ferme la porte.

Je vois mes affreux, un peu étonnés, avec une vieille envie de rire de derrière les fagots.

"Mais madame ! C'est le nouveau ! De notre classe ! Il vient d'arriver !"

Putain. C'est vrai. Un gamin exclu définitivement d'un bahut, conseil de discipline... J'avais oublié. Bien joué la prof principale...

J'ouvre la porte. Le nouveau était toujours derrière... L'air un peu dégoûté, quoi, léger. Hum !

J'ai rougi, j'ai pâli, je me suis confondue en excuses...

J'ai tout fait pour le mettre à l'aise, quand même, après !


Y'a des scènes d'arrivées de nouveaux dans des œuvres bien connues, tu vois ? Style Le Grand Meaulnes...
Mais là, je crois que j'ai fait fort...


27.5.08

Ciel ! ...



Le ciel d'hier soir, de mon balcon...

26.5.08

Une histoire de palme...

Salut à toi !
Ouaip, aujourd'hui, je fais pas la gueule, je broie pas du noir, je me demande pas putain, mais pourquoi je fais ce boulot, à quoi ça sert de se lever...
Oui, ça m'arrive d'avoir ce genre de pensées, ingrate que je suis...
Aujourd'hui, je souhaiterais te parler d'un petit truc en passant, un truc d'actualité, en ces débuts de beaux jours.

Le Festivâââl de Cannes. The festoche. (ouaip, bon, c'est pas aujourd'hui que je te sortirai des pensées philosophiques)

Tiens, ça me fait penser qu'il y a deux ans, à cet époque, j'étais tranquillou sur la plage, à l'océan, en train de glandouiller et de mâcher avec angoisse du saucisson devant la remise des prix. J'étais certainement en train de sécher mes cours iouèfemesques...

Cette année, quand j'ai entendu que le film Entre les murs, adapté du roman de F. Bégaudeau était palmé, ben ça m'a fait kekchose. Argh ! Enfer et damnation ! Mon âme de prof se réveilla, en ces périodes de lutte.

Bizarre... Coïncidence ? En tous cas, ça te m'a permis à ce gros *@"#¤ de Darcos de dire vi, c'est un métier parfois difficile... Merci donc à Laurent Cantet de permettre à de futurs spectateurs de s'en rendre compte.
Non, allez, soyons sympa.

Sérieusement, le bouquin est plutôt sympathicous, je lui foutrais **** sur mon échelle de lectrice. Peut-être parce qu'il y a certaines scènes qui ressemblent à ce que je vis parfois, peut-être parce que tu te dis que tout n'est pas foutu dans ce boulot, que parfois, ben ouaip, y'a de la magie, un gosse qui capte un truc (oui, l'huître, là, qui mâchouille ou qui se recoiffe en se matant dans son miroir), un affreux qui a les yeux qui brillent parce que "eh madame, le-texte-ben-c'est-trop-bien-ce-qu'il-écrit-dedans-l'auteur, même si c'est un vieux texte" (1996), la foule en délire tout simplement qui rit à mon humour décoiffant...
Oui, j'ai une tendresse particulière pour les cas (presque) désespérés.

Bon. Voilà.

Tiens, pour la route (je l'ai déjà mise cette image de maîtresse sous LSD, mais elle serait pas mal, là) :



24.5.08

Morosité...

Salut à toi !
Ouaip, déjà le ouïkind après une nouvelle semaine éprouvante...
Bon, ok, j'ai encore fait grève, ok.
Mais plus on s'approche des vacances, plus il fait beau, plus les affreux ont envie de glandouiller, doucettement.

Et même si je me laisse aussi gagner par cette douceur, par cette feignasserie ambiante, je suis bien obligée de boucler le programme (angoisse de tout prof à la fin du 3e trimestre), je suis bien obligée de préparer les conseils (en plus, je suis pépé de ma 6e), d'écrire tous ces putains de bulletins (comment dire que ton gosse est comme une huitre, comment dire que ton gosse est taré, comment dire que ton gosse, dès qu'il écrit, on comprend rien...), avec tact..., de "rentrer toutes les notes"...
Et surtout, de tenter de captiver ces affreux qui n'en ont rien à foutre de l'éducation humaniste dans les textes de Rabelais...

Bref, ça branle sec au niveau des affreux.
Je me montre plus sévère, je donne des exos qui se transforment en devoirs pour faire monter la pression et le silence (dommage, ça me rajoute des copies, bien joué !).
Tout ça, ça peut marcher, encore quelques jours, les notes ne sont pas encore clôturées comme on dit.

Mais, ô angoisse... Que se passera-t-il quand le chantage à la note ne marchera plus ?
Angoisse... Ben ils continueront à bouffer de la littérature. On verra bien.
Bref, tu vois, cher lecteur, je suis plutôt d'humeur morose, sûrement à cause du temps de merde.
Tiens, hier, j'ai discuté avec l'infirmière de mon bahut.
Elle connaît tous les élèves, elle a la voix d'une meuf qui a dû se taper des paquets de Gauloises brunes... ou de Gitanes maïs...

Je lui raconte que je me fais du souci pour la gamine de 6e qui pense avoir été en famille d'accueil parce qu'elle a fait de mauvaises choses...
La dernière nouvelle, c'est que la mère d'accueil se plaint du fait qu'elle dorme encore avec des chaussettes. Ce qu'elle ne comprend pas, la mère d'accueil, c'est que si elle le fait, la petite, c'est parce que son père venait la nuit lui écraser ses clopes sur la plante des pieds...
Ouaip, c'est gai tout ça...
Bienvenue dans l'enfer des anecdotes qui concernent mes petits affreux. J'en ai plein des comme ça. Mais j'arrête là.
Ouaip, des fois c'est dur ce boulot...



Mais tout n'est pas perdu, j'ai mon affreux rigolo-glandeur d'Aziz qui distribue à la sauvette des bisous à sa camarades garçons (sur la joue, on se calme !), qui a retenu avec fierté que le corps humain a 200 ciseaux (euh, 206 os), et un autre qui me demande si j'ai vu La prairie a des yeux (euh, c'est "colline", mon petit, et puis t'es pas un peu jeune pour regarder ça, toi ?!).

Allez, la prochaine fois, je serai moins sombre....

21.5.08

Ekspréssiont ékrit'...

" Un homme qui se fit appellé "orlendex" voulut se venger de sont frêre "orléndex" qui lui est mort tuer dans la forêt de l'arissant, par un homme qui se fit appellé "arragor" à se que dit la légende, çar la légende dit, que le frêre de orlendex,

qui lui maintenant trouva UNE trés, trés, trés méchante qui se fit elle aussi tuer. Mais orlendex ne la vengea pas parce que elle avait eu un carracter trop séver avec lui.
Mais c'est (11) ans aprés qu'il découvrire en fessant plein de recherche dans la forêt de l'arrissant l'arme qui a tuer orléndex son frêre mais ils savait à qui appartenait cette arme, pas à "arragor", mais "Arrassonne".
Donc l'homme, qui maintenant c'est qui a tuer son frêre va le venger donc il se métamorphoses en Alligator trés féroce, puis il allas chez lui pour aller venger son frêre puis pour qu'il se sente mieux dans son coeur.

Donc il tua de tout son sang frais l'impressionnent ("Arrassonne") meur venger. Donc voilà que le frêre de Orlèndex est venger puis voilà que maintenant le frêre de "orlendex est venger a jamais, puis voilà que maintenant le coeur de "orléndex" et venger à jamais grace à son frêre "orlender" l'impressionnent coeur de pierre.
FIN "

Ahhhhhhhhhh... Douce poésie, usage fou des guillemets, du "donc" et du "voilà"...
Ahhhhhhhhhh... Doux énervement qui monte quand tu dois te taper un paquet de copies dans ce style...
J'ai vraiment retranscrit fidèlement la copie de ce petit affreux de 6e...
Comment te dire...
MOUAHAHAHAHAHA (c'est les nerfs...) !


Sinon, dans le tas, j'ai aussi une gamine qui m'écrit que le héros de son histoire est content d'avoir tué sa mère en l'étranglant (oui, la petite a des soucis familiaux), ou une autre qui m'écrit que son héroïne est méchante, que si ses parents l'ont placée en famille d'accueil, c'est de sa faute, qu'elle est très méchante, qu'elle a fait de mauvaises choses et que c'est pour ça qu'elle n'a pas d'amis (oui, cette petite est en famille d'accueil et un peu seule)...
Je lui en ai parlé (mais non, madame, c'est juste parce que j'ai lu un livre comme ça...).

Ahhhhhhhhh. J'étais bien innocente à leur âge, on dirait (et meilleure en orthographe aussi).

Alors, je vais finir de corriger ce paquet de copies, j'attends d'autres surprises...

PS : le sujet, c'était d'écrire la métamorphose d'un humain en animal ou en végétal, type les Métamorphoses d'Ovide qu'on a bien étudiées...

Bonne humeur...

Salut à toi !
Ouaip, ce matin, je suis de bien bonne humeur, tiens.
Certes, j'ai encore un peu la tête dans le cul, mais le soleil se faufile sur les plantes du balcon. Tout est calme. Il est 07h19.
C'est bien bon.

16.5.08

Les voyages (en train) informent la jeunesse ?

Salut à toi !
Fin d'une semaine tellement éprouvante...
Non, bon, je te l'accorde, c'était plutôt light.
J'ai donc fait grève hier, ce qui m'a donné l'occas' de repartir vers la civilisation pour un court séjour.

J'en ai donc profité pour refaire un tour vers ma librairie, acheter quelques menus ouvrages pour mes petits affreux de 6e.

Retour en train. Nouvelle folle aventure, qui, je le sais, va te faire vibrer...
Tableau :
Il fait plutôt doux, nous nous installons Monhomme et moi dans un compartiment de 8 places. Un seul mec présent. Plutôt tranquille, donc (à savoir, pas de gosses qui hurlent, pas de jeunes qui pensent qu'écouter de la Tektoniquetout à fond sur un téléphone portable fait plaisir à ton voisin, pas de gars en train de se gaver d'un sandwich thon-mayo-emmental-cornichons-camembert-anchois...).


Quand tout à coup débarque une mémé qui s'était fait virer du compartiment des contrôleurs. Oui, la vie est dure et le monde cruel.
Ah, les discussions d'un compartiment SNCF... Ambiance confinée (clim à bloc, on se gèle le trouffion), presque intime. Et pourtant. Dur de se concentrer pour bouquiner tranquillou...

J'aime m'asseoir en terrasse, regarder les gens passer, critiquer méchamment si le cœur m'en dit, écouter les conversations... Si je le veux, quoi.
Bon, là, tu peux pas faire autrement qu'entendre ce que te disent tes voisins de compartiment.
Je pris alors un crayon et notai dans mon bouquin (sacrilège !) quelques bonnes paroles...
Petit recueil :

- Les gens de la SNCF, les contrôleurs, là, ils font grève, mais ils sont pas fatigués ces gens-là ! C'est des gros lards qui foutent rien !
- Ces politiques, ils valent pas mieux les uns que les autres. Je sais pas où on va, mais on y va !
- De mon temps, les jeunes travaillaient plus tôt. A 14 ans, moi, j'ai travaillé ! Et puis on travaillait plus, et on allait aux cours du soir, et on se plaignait pas. De mon temps, personne ne faisait grève !
- Moi, j'ai jamais fait grève !

Oui, tout ça, c'était la petite vieille qui te le sortait.
C'est marrant, le mec était un militaire gauchiste.
Ça donnait quelques bonnes réparties, surtout quand Ginette s'est mise à critiquer les lycéens... et les profs.
Non, je ne vais pas me plaindre, je ne lui ai même pas dit : "Eh, connasse, je suis prof !" (de toutes façons, quand je lui ai dit que moi aussi je faisais grève, elle m'a dit "ah, vous êtes lycéenne, aussi"... Fallait bien lui dire que les lycéens ne font pas grève mais manifestent...).

Bref.
J'adore ces gens qui te sortent qu'ils en ont bavé, et que ça devrait être pareil pour tout le monde...
C'est ça, oui, on n'a qu'à tous en baver et fermer nos gueules.
J'exagère ?
Je ne pense pas qu'aux profs, of course.

Bref, pas la peine de m'étaler sur le sujet, c'est très bateau ce que je pourrais écrire. Mais ça m'a bien foutue en rogne. Parce que Ginette pensait que l'intimité était à son comble, plus le temps passait, plus elle te nous sortait des discours de grosse droitasse (Bon, certes, elle a arrêté de lire l'Express).

Bon. Tout cela n'a pas entièrement cassé ma raisonnable bonne humeur de la soirée, parce que...






Aïe, c'est flou, ça fait mal aux yeux, c'est normal, je tremble d'émotion...
Alors merci memzelles qui m'avez encouragée !
Avec ça, je regarde le monde d'une autre façon (de plus haut, quoi...).