Salut à toi !
Parce que j'ai vu que j'avais eu un nombre fou de visites (!),depuis le portrait de Nono, je me suis dit qu'il fallait que je continue sur cette voie...
Au menu : le portrait d'une dresseuse d'affreux...
Oui, tu as compris, je vais te dresser le portrait d'une collègue.
Toujours par souci d'anonymat, je la surnommerai La Chouette...
La Chouette est proche de la retraite ; d'ailleurs, elle en montre les signes. Non, je ne parlerai pas des rides, des cheveux clairsemés, ou autre arthrose qui la fait s'agripper à la poignée de son cartable de cuir vieilli, fidèle compagnon, comme si elle devait le retenir de toute fugue ou pendaison.
Non.
La Chouette est proche de la retraite et tu le sais parce qu'elle est blasée ; parce qu'en sortant de chaque cours, 18 carnets de correspondance à autographier, elle souffle, elle jure, laissant échapper diverses atrocités qui pourraient ôter la foi à une novice comme moi, pleine d'espoir et ma foi bien innocente (Hum...).
Oui, les affreux sont des "petits cons", des "imbéciles", des "incultes".
La Chouette est proche de la retraite, et tu t'en doutes bien, quand elle te parle d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître. Oui. C'est parfois difficile pour elle de se mettre au goût du jour, quoique, avouons-le, ce n'est pas une obligation. Elle connaît l'essentiel : oui, ces affreux à crête et surfringués, c'est la mode Tecktonik.
La Chouette est proche de la retraite, et je m'en rends bien compte quand elle prend ma tête entre ses mains, me scrutant de ses petits yeux au travers de ses lunettes à double foyer, et me dit : "Ah ! Qu'elle est belle cette petite, pleine de jeunesse, encore, avec toute la vie devant elle, telle la jeune naïade dans ce poème obscur d'Apollinaire, elle n'aura pas de problème avec les grand garçons ! Hahahahaha !"...
Oui, La Chouette donne parfois l'impression qu'elle veut t'aspirer le suc vital.
La Chouette est un peu perchée, non pas sur la branche, mais elle est comme toujours en représentation. Elle aime déclamer très fort des extraits de Corneille, Racine, ou autres auteurs champestres. Oui, La Chouette est légèrement sourde.
Preuve, cependant, qu'elle n'est pas atteinte d'Alzheimer.
La Chouette est plutôt petite et boulotte, affublée de tenues improbables, la tenue des profs de lettres classiques, en fait (lancez-moi des pierres, oui) : une longue tunique sur une longue jupe fleurie, laissant voir un mollet de marbre, fin et délicat, et portant des sandales à l'air orthopédique.
Par temps frais, très frais, elle porte un gilet (fleuri), dans les poches duquel elle cache ses mains, une paire d'ailes bon marché ainsi offerte, quand elle écarte ses bras pour appuyer son propos.
La Chouette mange comme un cochon. J'ai regretté de m'être trouvée à côté d'elle un jour de couscous...
La Chouette peut te faire parcourir une grande pièce à reculons, quand tu veux éviter de te retrouver à 1 centimètre de son visage (qui t'arrive au menton), parce qu'elle ne voit et n'entend pas bien. Mais toi, tu l'entends, tu la vois et tu la sens, bien.
La Chouette n'est pas appréciée de tous ses collègues, et est source de moqueries flagrantes, bien souvent.
Alors, moi, je la défends discrètement... parce que finalement, elle est sympathique (tu t'attendais à ce que j'écrive "chouette", hein ? Naaann), et qu'elle ne se la pète pas, comme d'autres...
Allez, c'est de bonne guerre...
Parce que j'ai vu que j'avais eu un nombre fou de visites (!),depuis le portrait de Nono, je me suis dit qu'il fallait que je continue sur cette voie...
Au menu : le portrait d'une dresseuse d'affreux...
Oui, tu as compris, je vais te dresser le portrait d'une collègue.
Toujours par souci d'anonymat, je la surnommerai La Chouette...
La Chouette est proche de la retraite ; d'ailleurs, elle en montre les signes. Non, je ne parlerai pas des rides, des cheveux clairsemés, ou autre arthrose qui la fait s'agripper à la poignée de son cartable de cuir vieilli, fidèle compagnon, comme si elle devait le retenir de toute fugue ou pendaison.
Non.
La Chouette est proche de la retraite et tu le sais parce qu'elle est blasée ; parce qu'en sortant de chaque cours, 18 carnets de correspondance à autographier, elle souffle, elle jure, laissant échapper diverses atrocités qui pourraient ôter la foi à une novice comme moi, pleine d'espoir et ma foi bien innocente (Hum...).
Oui, les affreux sont des "petits cons", des "imbéciles", des "incultes".
La Chouette est proche de la retraite, et tu t'en doutes bien, quand elle te parle d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître. Oui. C'est parfois difficile pour elle de se mettre au goût du jour, quoique, avouons-le, ce n'est pas une obligation. Elle connaît l'essentiel : oui, ces affreux à crête et surfringués, c'est la mode Tecktonik.
La Chouette est proche de la retraite, et je m'en rends bien compte quand elle prend ma tête entre ses mains, me scrutant de ses petits yeux au travers de ses lunettes à double foyer, et me dit : "Ah ! Qu'elle est belle cette petite, pleine de jeunesse, encore, avec toute la vie devant elle, telle la jeune naïade dans ce poème obscur d'Apollinaire, elle n'aura pas de problème avec les grand garçons ! Hahahahaha !"...
Oui, La Chouette donne parfois l'impression qu'elle veut t'aspirer le suc vital.
La Chouette est un peu perchée, non pas sur la branche, mais elle est comme toujours en représentation. Elle aime déclamer très fort des extraits de Corneille, Racine, ou autres auteurs champestres. Oui, La Chouette est légèrement sourde.
Preuve, cependant, qu'elle n'est pas atteinte d'Alzheimer.
La Chouette est plutôt petite et boulotte, affublée de tenues improbables, la tenue des profs de lettres classiques, en fait (lancez-moi des pierres, oui) : une longue tunique sur une longue jupe fleurie, laissant voir un mollet de marbre, fin et délicat, et portant des sandales à l'air orthopédique.
Par temps frais, très frais, elle porte un gilet (fleuri), dans les poches duquel elle cache ses mains, une paire d'ailes bon marché ainsi offerte, quand elle écarte ses bras pour appuyer son propos.
La Chouette mange comme un cochon. J'ai regretté de m'être trouvée à côté d'elle un jour de couscous...
La Chouette peut te faire parcourir une grande pièce à reculons, quand tu veux éviter de te retrouver à 1 centimètre de son visage (qui t'arrive au menton), parce qu'elle ne voit et n'entend pas bien. Mais toi, tu l'entends, tu la vois et tu la sens, bien.
La Chouette n'est pas appréciée de tous ses collègues, et est source de moqueries flagrantes, bien souvent.
Alors, moi, je la défends discrètement... parce que finalement, elle est sympathique (tu t'attendais à ce que j'écrive "chouette", hein ? Naaann), et qu'elle ne se la pète pas, comme d'autres...
Allez, c'est de bonne guerre...
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