22.10.08

De la musique avant toute chose...




Parce que c'est kitch,
Parce qu'il fait un temps pourri
Parce que Mike a l'air heureux, là (et pas encore d'un monstre)(oups, un zeugma)
Parce que je sais que je vais avoir ça dans la tête toute la journée (et pas l'air de la pub Cofidis)
Parce que je ne sais pas quoi écrire...
Et surtout, parce que j'aime profondément la mode des manches au coude...




19.10.08

...

Parfois, j'ai l'impression que je deviens grande...




8.10.08

The affreux's parents...

Salut à toi !

Ouaip, hier, j'avais une réunion avec les parents de quelques 18 affreux. Une petite réunion, qui n'a duré que 3 heures. Oui, j'avais un putain de mal de gorge à la fin, ô gorge, mon outil de travail ! Vais-je pouvoir crier tranquillement demain ? (Oui, je ne crie pas le mercredi, j'ai les grands de 2de)
L'occasion pour moi de voir quelles têtes ont les géniteurs de mes n'affreux, et l'occasion pour eux de voir de quoi a l'air la prof de français, aussi...

Non, la môman de Nono ne lui ressemble pas. Elle n'a pas l'air de planer comme lui. Avec la prof principale (la P.P., pour les intimes) on a eu du mal à lui faire comprendre que son fils avait quelques problèmes de compréhension (oh ! un euphémisme)... Elle avait l'air au courant et désolé(e) (oh ! un zeugma ! putain, je suis en forme, on dirait...).

Bref. Disons-le, je te me suis mis les parents dans la poche, répondant du tac au tac aux questions angoissées (oui, les parents des 6e sont toujours angoissés, et eux aussi m'ont affublée du joli nom de "maîtresse").

Les parents des n'affreux sont assez jeunes, ce qui fait que je me suis retrouvée plusieurs fois devant des gens de presque mon âge. C'est assez étrange, en fait (oui, je n'ai qu'un chat, moi).

Les parents de la campagne ont, pour beaucoup, des piercings et des tatouages, et ils mâchent ostensiblement leur chewing-gum. Ca te met vite à l'aise, toi qui as plus ou moins oublié la réunion et que tu as un look plutôt décontracté...

Les parents des n'affreux peuvent croire aussi que tu n'as que ça à foutre de donner du travail supplémentaire aux gamins en difficulté, que tu peux inventer de magnifiques exos adaptés à chaque problème (je sens bien que je vais flancher, un jour).

Les parents des n'affreux te demandent avec espoir si tu leur feras plein de dictées, parce que "vous avez vu, de nos jours, les enfants ne savent plus écrire ! moi, je me souviens, on nous faisait faire des dictées tout le temps, hein ?!". Ne vous inquiétez pas, madame, je pars en guerre contre les fautes d'orthographe. Hahaha ! Hum.

Alors, je rassure, je souris, je mets un brin d'humour, je me montre ferme, je jauge, je m'adapte, je deviens schizo, presque, à force de m'adapter à la personnalité de chacun...

Bref. Un vrai exercice de style.

Et puis je termine avec un affreux qui te me sort devant sa mère (très bavarde), même pas sur le ton du fayot, en plus, que je flaire à 100m : "De toutes façons, avec madame Zeugma, on ne peut que tout comprendre, parce que ses cours, ils sont super. Moi j'adore aller en français"...

Argh !
Brave petit, va !

(tu la vois la larmichette ?)



4.10.08

Monsieur Google...

Salut à toi !

Oui, aujourd'hui, j'ai décidé de te parler de la magie googlesque. Cette magie qui prouve ô combien M. Google est très fort en matière d'associations d'idées.
Nan, je ne suis pas une pro d'Internet, nan, je ne vais pas te faire un rapport bien léché du monde de l'informatique. Je suis bien trop nulle.
Nan.
J'ai juste enfin réussi à faire marcher mon compte Google Analytics et je me fends la poilâde en voyant les mots clés tapés par certains qui sont finalement arrivés ici...

Alors, merci à vous, ô lecteurs incongrus, qui avez ajouté quelques menues visites en tapant :

- "machines industrielles pour allumettes"
- "combien vendre un cendrier sur une brocante"
- "musiques campagnardes"
- "la drogue à Harlem"
- "je tape et sa se corrige" (alors, oui, soit tu as besoin d'un correcteur orthographique, ou bien d'une thérapie contre les violences diverses...)
- "photo de couilles à l'air"
- "histoires de couille"
- "pédé en folie"
- "filles punies cul nu"

Merci.
Je vais donc trouver de bonnes idées de titres pour attirer de nouveaux curieux...



... pour le lecteur-chercheur déçu...



1.10.08

Portrait 2...

Salut à toi !

Parce que j'ai vu que j'avais eu un nombre fou de visites (!),depuis le portrait de Nono, je me suis dit qu'il fallait que je continue sur cette voie...

Au menu : le portrait d'une dresseuse d'affreux...
Oui, tu as compris, je vais te dresser le portrait d'une collègue.

Toujours par souci d'anonymat, je la surnommerai La Chouette...

La Chouette est proche de la retraite ; d'ailleurs, elle en montre les signes. Non, je ne parlerai pas des rides, des cheveux clairsemés, ou autre arthrose qui la fait s'agripper à la poignée de son cartable de cuir vieilli, fidèle compagnon, comme si elle devait le retenir de toute fugue ou pendaison.
Non.

La Chouette est proche de la retraite et tu le sais parce qu'elle est blasée ; parce qu'en sortant de chaque cours, 18 carnets de correspondance à autographier, elle souffle, elle jure, laissant échapper diverses atrocités qui pourraient ôter la foi à une novice comme moi, pleine d'espoir et ma foi bien innocente (Hum...).
Oui, les affreux sont des "petits cons", des "imbéciles", des "incultes".

La Chouette est proche de la retraite, et tu t'en doutes bien, quand elle te parle d'un temps que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître. Oui. C'est parfois difficile pour elle de se mettre au goût du jour, quoique, avouons-le, ce n'est pas une obligation. Elle connaît l'essentiel : oui, ces affreux à crête et surfringués, c'est la mode Tecktonik.

La Chouette est proche de la retraite, et je m'en rends bien compte quand elle prend ma tête entre ses mains, me scrutant de ses petits yeux au travers de ses lunettes à double foyer, et me dit : "Ah ! Qu'elle est belle cette petite, pleine de jeunesse, encore, avec toute la vie devant elle, telle la jeune naïade dans ce poème obscur d'Apollinaire, elle n'aura pas de problème avec les grand garçons ! Hahahahaha !"...

Oui, La Chouette donne parfois l'impression qu'elle veut t'aspirer le suc vital.

La Chouette est un peu perchée, non pas sur la branche, mais elle est comme toujours en représentation. Elle aime déclamer très fort des extraits de Corneille, Racine, ou autres auteurs champestres. Oui, La Chouette est légèrement sourde.
Preuve, cependant, qu'elle n'est pas atteinte d'Alzheimer.

La Chouette est plutôt petite et boulotte, affublée de tenues improbables, la tenue des profs de lettres classiques, en fait (lancez-moi des pierres, oui) : une longue tunique sur une longue jupe fleurie, laissant voir un mollet de marbre, fin et délicat, et portant des sandales à l'air orthopédique.
Par temps frais, très frais, elle porte un gilet (fleuri), dans les poches duquel elle cache ses mains, une paire d'ailes bon marché ainsi offerte, quand elle écarte ses bras pour appuyer son propos.

La Chouette mange comme un cochon. J'ai regretté de m'être trouvée à côté d'elle un jour de couscous...

La Chouette peut te faire parcourir une grande pièce à reculons, quand tu veux éviter de te retrouver à 1 centimètre de son visage (qui t'arrive au menton), parce qu'elle ne voit et n'entend pas bien. Mais toi, tu l'entends, tu la vois et tu la sens, bien.

La Chouette n'est pas appréciée de tous ses collègues, et est source de moqueries flagrantes, bien souvent.
Alors, moi, je la défends discrètement... parce que finalement, elle est sympathique (tu t'attendais à ce que j'écrive "chouette", hein ? Naaann), et qu'elle ne se la pète pas, comme d'autres...

Allez, c'est de bonne guerre...