Salut à toi !
Ouaip, en ce moment, je ne sais pas, j'ai comme l'impression de kiffer tout ce qui ressemble de près ou de loin à un moment passé au coin du feu à siroter un petit thé des familles, à bouffer - euh, pardon : à déguster en levant le petit doigt, une part de tarte encore tiède, pomme-banane-kiwi, faite maison, mais pas par moi... Le tout dans une tasse au style bien english comme je les aime.
Ouaip, c'est moi qui l'ai prise, c'est pas de la triche, ni une photo tirée de Mon Damart et moi, tout un art de vivre...Bref, PARESSE ! Ouaip, c'est bien bon. Je bouquine, je bouquine, je ne fais que ça en fait. Ouaip, je me vide bien la tête, ou je me la remplis de conneries, j'sais pas trop. Je me vautre sur le canapé et dans la culture jet-setesque : je ris gras en lisant
Voici, ouaip, gars !
Et puis comme par hasard, j'avais embarqué dans mes petits bagages un bouquin de
Lolita Pille, Bubble gum, et ça tombe pile poil dans mes préoccupations du moment (euh, les mots qui sont dans d'autres couleurs ne renvoient pas à des liens, c'est juste histoire d'attirer ton œil, lecteur...).
Tiens, je te fais un résumé de ce que je viens d'en lire, mais comme je n'ai pas fini le bouquin, ben ... heu, voilà.
C'est l'histoire de deux voix qui se croisent.
L'une, celle de Manon, une meuf de 21 ans qui se fait bien chier dans son bled paumé qui porte le doux nom de "Terminus". Elle déteste tout ce(ux) qui l'entoure(nt) : son bled, son père, les gens du village et leur jalousie parce qu'elle est trop belle et qu'en fait, elle a bien une tête de pute, et pourquoi qu'elles serait pas laide comme nos grosses filles à nous, hein ?!
Elle n'a qu'une envie,
se barrer, et découvrir "la vraie vie" : tiens-toi bien : la vie de la jet set en gros, quoi... Elle se barre donc à Paris, en bus et en
mini-short avec 3000 euros (thune mise de côté petit à petit, durant des années par son père, pour elle, qui se casse sans même laisser un mot sur la graisseuse nappe en plastique de la table de la cuisine, bordel ! Bon, ça t'arrache pas une larme ? Snirlf !).
Et comme elle est belle, ce qui ne gâche rien, ben elle a envie d'être actrice. Pas de bol, elle ne sera que (enfin, là où j'en suis en tous cas)
mannequin. Bon, bien sûr, comme c'est atrocement superficiel comme monde, elle oublie ses origines modestes, son père et une copine serveuse qui se prend pour
Sissi l'impératrice et qui arrive, après maintes
pipes, à entrer dans des soirées super private...
Ahhhhh. La gloire, l'argent, la beauté, les marques, la drogue... Tout ça la rend bien méchante, bien cynique, bien détestable, en plus, à quoi ça sert, tout ça pour en arriver à demander : "Qui c'est,
David Bowie ?". Bref, je me suis arrêtée à cet instant dans ma lecture, trop choquée, certainement.
Bon, tu n'auras pas manqué de remarquer, lecteur attentif, qu'il manque la
deuxième voix narratrice. Attends, j'y viens.
(Bon, ce n'est plus un résumé du tout, certes... J'ai toujours eu du mal à faire des résumés...)
La deuxième voix, c'est celle d'un mec, Derek, qui se trouve vieux (29 ans), fils d'un homme d'affaires qui a brassé plein de thunes, mais qui est mort. Pratique, comme ça c'est pas le genre à
Paris Hilton, parce que lui, en fait, il doit plus ou moins gérer la boîte familiale (oui, sa mère est morte, aussi... Ce qui me fait penser que j'ai oublié de préciser : oui, la mère de Manon est morte, aussi...)
Bon. Et ce gars, il a de la
thune à ne plus savoir qu'en faire, il passe ses nuits à se bourrer la gueule et le pif, il a toutes les filles qu'il veut, il rencontre toutes les stars du monde, mais il s'en fout, il en a marre, il est blasé, tu vois ? Lui, ce qu'il veut, c'est passer enfin une nuit tranquille, bordel, trouver le vrai sens de la vie, écouter du rock de son adolescence, et puis peut-être aussi trouver l'amour.
Et PAF ! Ben il tombe sur la meuf, Manon, qui, à ce moment-là, était une petite serveuse, encore innocente, et
vierge de toute perversion jet-setesque ou VIPesque ou peoplesque (je sais pas encore faire les différences...).
Et là, cette
grognasse, après quelques photos dans des magazines et quelques soirées, elle se la pète, elle devient donc franchement insupportable. Et puis, elle déprime, elle prend du lithium, elle pèse 43 kilos... Et puis aucune reconnaissance pour ce mec, Derek, qui a été fou amoureux d'elle, à un moment, mais plus maintenant, elle est comme toutes ces
putes qu'il peut se taper.
Tout ça pour arriver à la conclusion, que ben, finalement, ces gens-là, c'est que des blasés, tu vois ? Qui cherchent, sans le savoir, à combler leur
vide intérieur. A ne plus être désabusés...
Bref, ces misères mentales des riches, c'est foutrement passionnant, et pis, ben je sais pas trop pourquoi, mais j'accroche bien. C'est proche d'un
B. E. Ellis, mais avec le style en moins, quand même.
En même temps, je suis très souvent bien énervée. Si tu me connaissais, tu saurais que je hais toutes ces représentations de cette société friquée et putain, il faut bien le dire, très souvent superficielle et conne. MOUAHAHAHAHAHAHA !
Hum.
Voilà. Je ne sais pas si je t'ai donné envie de lire ou de rire, ou de boire un thé, ou de me dire
"ta gueule !"... J'ai essayé de me prêter au jeu de la fiche de lecture, proposé par quelques unes (héhé). Bon, je te l'accorde, c'est peut-être pas une fiche orthodoxe, dans le bon genre, mais bon. (Surtout que je chuis qu'à la moitié du bouquin...)
Allez, je te donne rendez-vous très vite pour te raconter la suite des folles aventures de Manon et Derek... si je peux, sans casser le suspense insoutenable ! Promis, je ne te raconterai pas la fin...