13.6.09

Oh !

Salut à toi !

Oui, je sais, ça faisait longtemps.
Rien de bien réjouissant.
Juste une prof en congé forcé pour un putain de mal de dos (ça me fait penser à un changement de position en cours, parce que penchée-debout-sur-le-bureau-bras-devant, ça le fait pas en fait).
Alors voilà...
Des élèves de 1e qui auront, je l'espère, de bons résultats au bac de français.
Des élèves de 2de qui vont me manquer.
Des 6e qui feront des progrès en orthographe...

Bref, un sentiment d'inachevé et un peu de blues...

Mais du soleil, putain, et de bons coups du même, pris devant le perron, fauteuil rembourré de grand-mère, bouquins et voisins-barbuc'...

Voilà...

22.2.09

Ekspréssiont ékrit'... (3)

Salut à toi !

Orage, eau des espoirs... Hum.. Pardon... Le prof de français s'égare...
Bref.

Demain, c'est la rentrée pour ma zone. Non, non, je ne travaille pas en ZEP, allons ! (Bon. J'arrête les blagues de profs.)

Des vacances plutôt "boarf".

Comme je suis maso, j'avais veillé à embarquer pas mal de paquets de copies.
Dont une rédaction de n'affreux. Ecriture d'un conte qui explique un phénomène naturel. Voui. Ça se fait. Alors, non, je ne te parlerai pas de la rédaction de Léon (oui, souci d'anonymat) qui décida de nous faire rêver avec son étude sociologique poussée intitulée "Pourquoi vole-t-on des objets ?". Non... Quoique... Allez, juste la fin qui est sensée être une conclusion explicative...
" Depuis ce jour plein de gens volent et se font enfermer.
Et depuis la police existe pour arrêter les voleurs.
Tout ça à cause de Yoann et son oncle. "

Ahhhh. Ça fait rêver...

Comme je ne sais pas quoi écrire (eh bien tais-toi ! mais tais-toi !) eh bien j'ai décidé de me faire chier à retranscrire fidèlement la rédaction de Manon. Et comme je ne veux pas perdre mon incommensurable (oui, j'aime bien ce mot) lectorat (oui, j'aime bien les hyperboles aussi), je ne recopierai pas tout.

Juste un échantillon. En v.o.

" Pourquoi les éléphant a une grand trompe ?

En ce temps là, on savais (il croyait) que les éléphant avais une grand trompe, carque avais grand i. Il rigole jespère parce que c'est la chose la plus, bête du monde que j'ai entendu de ma vie. Toi, pour quoi tu te moque de nous. Beu, beu, parce que c'est bête se vous pensez des éléphant et de leur trompe. Beu nous on se moquera de toi can tu dira que c'est mal de se moqué de toi mais on croits sa petetre que c'est faut mais mon seont fiche que on pence aquelque chose. Il parta et alla voir une outre tribu en Afrique et dis comment ou vous appellé on appelle "les coala" il répondit vous savais se que c'est un éléphant. Ils repondient non on ne c'est pas se que c'est un éléphant. Ils rigoler ou quoi un éléphant c'est un animal qui a une longue trompe et qui est gris. A bons nous on les appelle "les gniola" ébent mais tenant vous l'appelleré les éléphant. Il fait peur leur nom."

Bon. Je préfère arrêter là.

Notons cependant la justesse de la description de l'animal.

Arf...

J'arrête de me moquer, et tiens, je vais m'auto-fouetter, pour la peine.





8.2.09

Oh ?

Salut à toi !

Mais oui, I'm back ! Ma foi, ça faisait un putain de bon bout de temps.
Mais devant les demandes innombrables de la foule inquiète (hum...), je me dis qu'il fallait revenir...

Que s'est-il donc passé durant ces 3 mois ? Mais rien de bien palpitant, tu sais...

Je suis toujours prof, oui.
J'ai toujours les mêmes affreux, rien n'a bien changé.
Si, peut-être deux ou trois choses :
Nono n'est plus vraiment aussi surprenant, il a mûri, même..
Arf, il nous réserve parfois de bonnes surprises, mais vraiment, il a grandi... Tout se perd.

Je me rends compte, plus le temps passe, et plus je les côtoie, que ce métier peut faire bien des ravages. Et qu'elle n'épargne vraiment pas les profs de lettres (pour bien le dire).
Incroyable le nombre de gens étranges (euphémisme) dans ma matière.
Je me demande bien à quoi je ressemblerai dans quelques années... Dépressive ? Sous cachetons ? Bêtifiante ? Aigrie ? Iuèfemesque ? Pas drôle ? Clubmédesque ? Arf ! Perspectives alléchantes !

Quoi d'autre...

J'ai manifesté.

J'ai connu des jours de neige qui t'empêchent d'aller bosser.

J'ai lu.

J'ai connu des moments magiques avec mes affreux de 2de, ce genre d'instants qui te font du bien (et qui te font penser que t'es pas encore hors du vrai monde).

J'ai pas écrit ici.

Allez, je reviendrai, si t'es sage...





5.11.08

Boarf...

Salut à toi !

Tu ne le sais peut-être pas, ô lecteur pour qui le monde merveilleux de l'Education n'est que souvenirs de ton enfance ou de ton adolescence (nattes, cartable qui te tue le dos, acné purulente, mutation et mue, premiers émois...), mais demain, c'est la rentrée...

Oui, ne nous plaignons pas.

Il est étrange de se dire que l'on suit le rythme des affreux, et que, comme eux, le prof a le ventre noué en faisant son cartable, en rangeant ses crayons par ordre alphabétique et ses copies en ordre chromatique...

Le prof consciencieux (oui, ça existe) aura bien travaillé, corrigé ses copies dès les premiers jours... Et puis il y a les autres (comme moi), qui ont tendance à procrastiner, et qui se retrouvent à corriger les copies dans le train, pour ne pas regarder avec nostalgie le pays défiler, et certes, pour rendre à temps leurs travaux appliqués (mouahahaha) aux affreux si pressés...

Bref...

Il fait un temps gris souris, un temps de nostalgie, un temps de rangement, un temps de rentrée, quoi...

Mais je sais que demain
En voyant mes affreux
Le temps reprendra cours
Et moi les cours avec

(Arf !)

22.10.08

De la musique avant toute chose...




Parce que c'est kitch,
Parce qu'il fait un temps pourri
Parce que Mike a l'air heureux, là (et pas encore d'un monstre)(oups, un zeugma)
Parce que je sais que je vais avoir ça dans la tête toute la journée (et pas l'air de la pub Cofidis)
Parce que je ne sais pas quoi écrire...
Et surtout, parce que j'aime profondément la mode des manches au coude...




19.10.08

...

Parfois, j'ai l'impression que je deviens grande...




8.10.08

The affreux's parents...

Salut à toi !

Ouaip, hier, j'avais une réunion avec les parents de quelques 18 affreux. Une petite réunion, qui n'a duré que 3 heures. Oui, j'avais un putain de mal de gorge à la fin, ô gorge, mon outil de travail ! Vais-je pouvoir crier tranquillement demain ? (Oui, je ne crie pas le mercredi, j'ai les grands de 2de)
L'occasion pour moi de voir quelles têtes ont les géniteurs de mes n'affreux, et l'occasion pour eux de voir de quoi a l'air la prof de français, aussi...

Non, la môman de Nono ne lui ressemble pas. Elle n'a pas l'air de planer comme lui. Avec la prof principale (la P.P., pour les intimes) on a eu du mal à lui faire comprendre que son fils avait quelques problèmes de compréhension (oh ! un euphémisme)... Elle avait l'air au courant et désolé(e) (oh ! un zeugma ! putain, je suis en forme, on dirait...).

Bref. Disons-le, je te me suis mis les parents dans la poche, répondant du tac au tac aux questions angoissées (oui, les parents des 6e sont toujours angoissés, et eux aussi m'ont affublée du joli nom de "maîtresse").

Les parents des n'affreux sont assez jeunes, ce qui fait que je me suis retrouvée plusieurs fois devant des gens de presque mon âge. C'est assez étrange, en fait (oui, je n'ai qu'un chat, moi).

Les parents de la campagne ont, pour beaucoup, des piercings et des tatouages, et ils mâchent ostensiblement leur chewing-gum. Ca te met vite à l'aise, toi qui as plus ou moins oublié la réunion et que tu as un look plutôt décontracté...

Les parents des n'affreux peuvent croire aussi que tu n'as que ça à foutre de donner du travail supplémentaire aux gamins en difficulté, que tu peux inventer de magnifiques exos adaptés à chaque problème (je sens bien que je vais flancher, un jour).

Les parents des n'affreux te demandent avec espoir si tu leur feras plein de dictées, parce que "vous avez vu, de nos jours, les enfants ne savent plus écrire ! moi, je me souviens, on nous faisait faire des dictées tout le temps, hein ?!". Ne vous inquiétez pas, madame, je pars en guerre contre les fautes d'orthographe. Hahaha ! Hum.

Alors, je rassure, je souris, je mets un brin d'humour, je me montre ferme, je jauge, je m'adapte, je deviens schizo, presque, à force de m'adapter à la personnalité de chacun...

Bref. Un vrai exercice de style.

Et puis je termine avec un affreux qui te me sort devant sa mère (très bavarde), même pas sur le ton du fayot, en plus, que je flaire à 100m : "De toutes façons, avec madame Zeugma, on ne peut que tout comprendre, parce que ses cours, ils sont super. Moi j'adore aller en français"...

Argh !
Brave petit, va !

(tu la vois la larmichette ?)