Salut à toi !
Aujourd'hui, je vais te parler de Nono (oui, toujours le souci de l'anonymat, mais c'est un bon sobriquet...).
Nono est un n'affreux. Lecteur averti, tu sais, toi, qu'il s'agit d'un affreux de 6e. Merci.
Nono a des lunettes. Mais Nono n'est pas la petite tronche que ton imagination débordante aurait tendance à te faire croire.
Oh non, ça serait même plutôt l'inverse...
En fait, Nono fait partie de ces élèves complètement illuminés, qui gardent les yeux comme ceux d'une chouette, qui chantonnent sans s'en rendre compte (oui, c'est un bon combo).
Nono est sympa ; il m'appelle, au choix, suivant l'humeur, "maîkresse" ou "môman". Et quand son voisin, tout en douceur, discrètement, lui donne un coup de coude dans les côtes parce qu'il vient de me sortir un innocent "Maîkresse, tu peux répéter ce que tu viens de dicter ?!", ben, il comprend pas la soudaine cruauté de son camarade...
Nono aime participer, il se donne à fond, d'ailleurs. Mais il a son style (the nonesque's style)
Quand il connaît la réponse (ou qu'il croit la connaître, parce que dans 99% des cas il est complètement à côté de la plaque, tu l'auras deviné), il se lève, les deux bras aussi (ouh ! un zeugme approximatif !) et il tire la langue, comme un chiot type King Charles (pour les yeux) qui aurait trop chaud sous son petit manteau écossais, dans les bras de sa maîtresse péroxydée.
Oui, Nono fait aussi partie de ces élèves qui tirent la langue quand ils s'appliquent à colorier une forme sans dépasser... mais là, on est en cours de français, je le rappelle.
Nono a souvent envie d'aller "faire pipi", 5 minutes après l'entrée en cours, ou 5 minutes avant la sortie. Alors quand tu lui dis qu'il va falloir attendre ou qu'il aurait pu prévoir (c'était la récré juste avant, quoi, merdre !), ben il passe le temps restant à se tordre sur sa chaise, la goutte sur la tempe, ou au bord de l'oeil... Prise d'une incommensurable pitié ou instinct maternel (mouahahahaha), je le laisse se soulager (si on se trouve dans le cas "putain, 50 minutes comme ça, ça va pas le faire"), non, pas sur sa chaise.
Nono vit l'effaçage (?!) du tableau comme une récompense.
Nono se ramasse une sale note, mais il ne fait pas la gueule.
Bref. Pas facile d'être Nono...
P.S. : un élève plein d'une grande sagesse m'a dit aujourd'hui "On dirait une tronche Nono, hein madame ! Alors qu'en fait..."
Allez, barre-toi l'affreux, on ne se moque pas !
Hum...
Aujourd'hui, je vais te parler de Nono (oui, toujours le souci de l'anonymat, mais c'est un bon sobriquet...).
Nono est un n'affreux. Lecteur averti, tu sais, toi, qu'il s'agit d'un affreux de 6e. Merci.
Nono a des lunettes. Mais Nono n'est pas la petite tronche que ton imagination débordante aurait tendance à te faire croire.
Oh non, ça serait même plutôt l'inverse...
En fait, Nono fait partie de ces élèves complètement illuminés, qui gardent les yeux comme ceux d'une chouette, qui chantonnent sans s'en rendre compte (oui, c'est un bon combo).
Nono est sympa ; il m'appelle, au choix, suivant l'humeur, "maîkresse" ou "môman". Et quand son voisin, tout en douceur, discrètement, lui donne un coup de coude dans les côtes parce qu'il vient de me sortir un innocent "Maîkresse, tu peux répéter ce que tu viens de dicter ?!", ben, il comprend pas la soudaine cruauté de son camarade...
Nono aime participer, il se donne à fond, d'ailleurs. Mais il a son style (the nonesque's style)
Quand il connaît la réponse (ou qu'il croit la connaître, parce que dans 99% des cas il est complètement à côté de la plaque, tu l'auras deviné), il se lève, les deux bras aussi (ouh ! un zeugme approximatif !) et il tire la langue, comme un chiot type King Charles (pour les yeux) qui aurait trop chaud sous son petit manteau écossais, dans les bras de sa maîtresse péroxydée.
Oui, Nono fait aussi partie de ces élèves qui tirent la langue quand ils s'appliquent à colorier une forme sans dépasser... mais là, on est en cours de français, je le rappelle.
Nono a souvent envie d'aller "faire pipi", 5 minutes après l'entrée en cours, ou 5 minutes avant la sortie. Alors quand tu lui dis qu'il va falloir attendre ou qu'il aurait pu prévoir (c'était la récré juste avant, quoi, merdre !), ben il passe le temps restant à se tordre sur sa chaise, la goutte sur la tempe, ou au bord de l'oeil... Prise d'une incommensurable pitié ou instinct maternel (mouahahahaha), je le laisse se soulager (si on se trouve dans le cas "putain, 50 minutes comme ça, ça va pas le faire"), non, pas sur sa chaise.
Nono vit l'effaçage (?!) du tableau comme une récompense.
Nono se ramasse une sale note, mais il ne fait pas la gueule.
Bref. Pas facile d'être Nono...
P.S. : un élève plein d'une grande sagesse m'a dit aujourd'hui "On dirait une tronche Nono, hein madame ! Alors qu'en fait..."
Allez, barre-toi l'affreux, on ne se moque pas !
Hum...
