22.7.08

That '70s Show...

Salut à toi !

S'il y a un truc que j'aimerais, un de ces trucs que tu sais irréalisables, tu vois, ce serait d'être une black façon Jackie Brown, ou chanteuse soul, dans les 70's, façon funk, un peu... Avec une bonne gouffa, une bonne voix grave et rauque...
Bref.

Ce soir, pour raviver cette envie, Arte a décidé de te me passer un Shaft, "Les nuits rouges de Harlem". Nan, je mets pas de lien, j'ai la flemme, et puis tu peux chercher si ça t'intéresse, et puis surtout, y'a L'Ile de la tentation qui passe maintenant, alors...

Attention, tu connais Arte, ils te nous ont passé la première version, celle de 71, avec la légendaire zik de Isaac Hayes, ce black qu'un rien habille (un manteau de chaines en plaqué or, oui, parfaitement). Ambiance, ambiance...
Tu l'auras compris, l'action se passe à Harlem. La fille du chef de la mafia black a été enlevée par le chef de la mafia blanche. Shaft, fameux détective privé est payé par le grand baron de la drogue pour récupérer sa fille...

Alors, puisque je me fais chier devant L'Ile de la temptation (haha), j'ai décidé de te plonger dans l'ambiance 70's, de te faire un bref portrait de l'enquêteur et de te faire partager les meilleures répliques que j'ai notées (oui, je suis une psychopathe de la prise de notes).

Comme je suis une folle de la gachette de l'appareil, aussi, j'ai pris quelques photos et non, je n'ai pas la nouvelle free box qui permet de faire des pauses, d'où : des photos laides, que je n'ai même pas envie de retoucher un chouïa... Feignasse...

(En fait, Monhomme a eu la bonne idée de zapper sur Arte -soirée cultivation, émission sur James Brown- parce que finalement, une conne qui chiale parce que son pseudo mec a décidé de s'éclater avec une tentatrice pour se venger, ben c'est affligeant).

Donc, Shaft, John Shaft est un détective privé doué, que même certains flics admirent. C'est normal, il est trop fort.


En plus, son air penché n'a rien à envier à Horatio Caine...

Il est drôle avec son pote flic (parce que les autres sont un peu racistes, quand même, vois-tu ?).




Mais il est capable de t'intimider un baron de la drogue. Non, il n'a peur de rien, décidément.


Mais en même temps, un gangster qui se croit encore dans les années 30 peut-il encore impressionner ? Ah, oui, tiens...

Et surtout, Shaft, John Shaft, plaît aux femmes.
Est-ce parce qu'il se trimballe TOUJOURS en blouson en couïr ?
Est-ce parce qu'il est capable de zigzaguer entre les caisses sur une grande avenue de New York sans se faire écraser ? Ou encore parce que les femmes ont envie de savoir s'il a un gros calibre (MOUAHAHAHA, mon style est très subtil ce soir) ? Toujours est-il que Shaft a sa régulière, une bien jolie fille, qui tremble de le voir rentrer le soir avec une balle dans le buffet...


Hein ? La classe...
D'ailleurs, quand Shaft fait l'amûr, les femmes voient des étoiles et des cercles bleus funky...


Mais ce salaud de John se tape d'autres femmes, en tous cas une, dans ce volet. Une blanche (oui, le thème du racisme revient souvent, tu l'imagines).

Mais là, elle voit pas la vie en bleu, c'est plutôt les jets de la douche qu'elle se prend dans la gueule, entre autres.

Elle sera vite oubliée, elle ne sert à rien dans le film, juste un perso pour montrer combien Shaft est irrésistible et ouvert... Il lui sort quand même, en la foutant à la porte "Ca s'ra pour une prochaine fois, hein ? Mêmes sentiments, même endroit. Hé, ferme la porte en sortant !"

Sinon, Shaft est capable de gueuler "Sale pd d'blanc !" quand un taxi refuse de le prendre et choisit un blanc.
Quand un autre s'arrête, au début de la course, Shaft lui sort comme ça, "Ch'uis en avance, prends ton temps !" (oui, Shaft est généreux, et il bouffe pas mal de syllabes)
Il donne un billet à un petit dans la rue, il dit au vendeur de marrons chauds, les marrons, de garder la monnaie... Quand il défonce une porte parce qu'il est poursuivi par des gangsters armés jusqu'aux dents, il rembourse la porte !!

Enfin, et ça résume pas mal le message du film (au cas où t'aurais pas compris), court dialogue entre Shaft et sa régulière, au téléphone :
- Est-ce que tu as des ennuis ?
- Ha ha ha ha ! Oui, toujours les mêmes, je suis né la peau noire, et je suis né pauvre !

Voilà, ô lecteur courageux.
J'ai vraiment kiffé, je vais me replonger dans ces ambiances funky, je vais prendre des hormones pour avoir la voix grave, regarder mon cendrier, ma pendule, mettre des rectangles arrondis orange et marron dans mon appart, et chanter, et bronzer...


Ah, j'allais oublier :
Comme dirait un pote du mafieux de Harlem, "Quand on laisse un homme vous dire merde, il peut recommencer."
Et cet homme, c'est Shaft, John Shaft.




La plage, ton univers impitoyaableeeee...

Salut à toi !

Ouaip, toujours en vacances, en train de glandouiller.
Je suis revenue de l'Océan, posée dans mon bled paumé pour 2 jours, puis, comme toute fille du vent qui se respecte, j'irai demain dans un autre bled paumé, en famille (on dirait que j'écris une carte postale à des potes, là...).

Donc :
Chers amis,

J'ai passé quelques jours à Biarritz, quoi, style je m'la pète bourgeasse...

J'aime la foule sur la plage, qui te piétine ta serviette nonchalamment, j'aime les gosses qui me balancent des ballons sur le ventre, avec le regard complice des parents qui ont l'air de te dire "Il est tellement mignon, hein ?!" (le gosse, pas mon bide), j'aime les ados qui me taxent des clopes, en se bourrant de bonbons acidulés pour faire passer la gorgée de Desperados (Putain, on est des fous, on a bu 3 Despe à 5 !) et qui te font profiter de leur r'n'b qui grésille façon portable, j'aime la crème solaire qui colle et qui a un talent sûr pour ramasser l'air de rien du sable, j'aime les prix exhorbitants qui pullulent partout sur la côte...

Mais qu'allais-tu faire dans cette galère, alors ? (se demande la foule en délire)
Ben bronzer. C'est tout.



Et parfaire ma culture peopolesque, encore une fois.
D'ailleurs, on dirait que je ne suis bonne qu'à ça, en ce moment.
J'ai du mal à finir le dernier Lolita Pille, jeune écrivaine (oui) qui aime poser avec un bon décolleté sur la couverture, plutôt habituée à nous parler des galères de pauvres riches qui se font chier et qui là, tente de se mettre à l'écriture d'un roman d'anticipation...
Ne me demandez pas d'être plus précise ou de mieux écrire, j'ai la tête comme du chewing gum...

Bon, je reviens à un style carte postale.

Sinon, je me gave de taboulet-quinoa-huile-d'olive-tomates-concombres-poivre. Fait de ma blanche main.

Et j'ai récupéré dans un vide-grenier un cendrier orange et un réveil boule sur tige souple (oui, compliqué) années 70.
J'ai mis 2 pieds dans une brocante biarrote (putain, c'est 120 euros LE verre ?), et je suis repartie les mains vides.





Poutous ensoleillés (?!)...





14.7.08

Un de plus...

Salut à toi !

Ouaip, aujourd'hui c'est mon annif'.
D'ailleurs, quand j'étais petite, jusqu'à mes 23 ans, à peu près, je croyais que le feu d'artifice, c'était pour moi...

Allez, salut.

P.S : Oh, la belle bleue !

8.7.08

Je me tire...

Salut à toi !

Ouaip.
Un post carrément tardif (1h40) :
- d'une parce que je reviens de la ville et que la èsèncéèf nous a fait le tour de magie de mettre 2h45 pour un trajet qui n'en met qu'une ; raison ? "un groupe de six individus" qui balançaient des cailloux sur le train... d'où : descente de flics et cris de gosse
- de deux parce que je viens de finir de préparer mes affaires, parce qu'en tout bon prof qui se respecte, je me casse en vacances, à l'océan, dis-toi, me faire tanner la peau et sortir ridée prématurément comme une vieille pomme
- de trois : non, c'est tout en fait.

L'occasion de bouquiner de bons gros livres sur la plage, style je me la pète (et me tenir au courant des faits pepolesques (d'ailleurs, j'ai commencé, et je te livre un scoopasse : devine qui se tape ce con de Doc Gynéco ? non, pas une bombasse à gros seins, non... plutôt l'inverse, ni une abonnée de l'UMP, quoique ? ... je te le donne en gros titre : CHRISTINE ANGOT - raté pour le suspense je pense), l'occasion aussi de prendre des photos comme un touriste japonais, je vais te mitrailler les couchers de soleil, façon kitchesque, en pause longue, quand même...

A dans quelques temps, alors, parce que vers là où je vais, je n'ai pas d'ordi, alors internet, à moins d'aller scotcher dans un cyber au milieu de surfers blonds et d'Allemands écrevisses en chaussettes et tongs...








2.7.08

Viens là que je te corrige !...

Salut à toi !

Qui dit TZR, qui dit moi surtout, dit prof qui doit se taper la surveillance du brevet, mais aussi la correction.
Mais non, je ne me plains pas, sinon je vais en faire défriser certains.
D'ailleurs, il faut bien l'avouer, c'était plutôt sympathique comme expérience...

Tiens, en passant, l'an dernier, j'ai eu à "surveiller" un affreux qui s'était pété le bras. Mouahaha, pas d'bras, pas de brevet. Non, j'ai simplement dû écrire tout ce qu'il me dictait pour l'épreuve de français. 3h d'écriture... de conneries. Quand elles étaient trop grosses, je pouvais pas m'empêcher de toussoter, mais bon, ça ne l'a pas vraiment aidé, je vous rassure, ô vous lecteurs justiciers.

Le meilleur, c'était pour la dictée : je te l'ai trimballé l'affreux jusqu'au bureau du principal pour qu'il aille tapoter d'un doigt hésitant de sa main valide sa dictée sur l'ordi. Puis impression, et feuille jointe à sa copie anonymée. Ah, modernité et technologie, quand vous nous tenez...

Bref.
Pour toi, lecteur, qui te demandes comment se passe une journée de correction, je mets fin à cette part de mystère (mystère présent dans ma tête de néo-titulaire, j'ajoute).

J'arrive donc dans un établissement inconnu, à 40 bornes de mon bled, amenée par un collègue.
Chaque correcteur doit se rendre dans une salle, où il retrouve avec joie (hum) des collègues de sa matière. Ça permet aux profs de ne pas se sentir dépaysés et de partager de bons fous rires concernant des perlouzes trouvées dans diverses copies...
Eh oui, je ne pense pas pouvoir rire aux mêmes blagues que les profs de math, je l'avoue.

Là dessus, tu attends que les organisateurs secrets te donnent les copies que tu as à corriger.
J'ai eu la chance de n'en avoir que 35, aucun collègue n'ayant fourni de certificat médical pour se désister à la dernière minute (oui, ce sont des choses qui arrivent).

Nous étions 6 profs dans la salle, dont un qui corrigeait de façon très appliquée, peut-être même trop... A te corriger toutes les fautes d'orthographe, à mettre toutes les annotations dans la marge, d'un stylo rouge furieux et sautillant. Ce qui ne sert à rien, les copies ne seront pas rendues (quoi ? oui, sauf si un élève réclame sa copie parce qu'il veut porter plainte contre sa note assassine).

Ambiance café chaud, petit gâteaux et bouteilles d'eau fraîche fournis.

Alors, comme la correction est prévue pour deux jours pour les plus longs (le collègue consciencieux par exemple, connu pour rester jusqu'à la dernière seconde du 2e jour), tout le monde (ou presque) corrige le plus vite possible pour ne pas avoir à revenir.
Non, je n'ai pas bâclé la correction. Je te rassure.
Non, ça te donne plutôt l'impression d'être complètement lobotomisé. Les lettres défilent, les mots, les phrases, les conneries...

2 sujets au choix en rédaction pour les séries technologiques et professionnelles :
- Vous avez vécu une grande déception. Racontez les circonstances, vos réactions, etc...
- Pensez-vous qu'il est nécessaire de partir loin pour passer de bonnes vacances ? Justifiez...
(je te résume les sujets ; puissants, non ?)


Exemple de jolies choses trouvées dans les rédactions :
- partir l'ouin
- passer des bonnes vacances sous le sable chaud
- partir aux échelles
- Il se trouvent même que dans certain aquarium y a des marmottes (oui) (avec les fautes)
- Et ma copie préférée :
Et un jour, je vis cette magnifique créature des dieux, sculptée par Aphrodite elle-même. (...) Face à elle je me sentais énormément bien, bon, bref, j'étais vraiment amoureux. Amoureux de ses mains douces, amoureux de sa bouche si belle que même le jour se cachait face à elle et ses yeux si clairs que l'on avait envie d'y plonger dedans et de se laisser porter par des vagues d'amour pur. (...) Comme un ange je l'ai vue, comme l'amour je l'ai touchée, comme le diable elle m'a emprisonné.

Oui, je sais, ça en bouche un coin...

Ca, c'est pour les jolies choses... Sinon, j'ai eu des scéances de psychanalyse sur papier.
Style, ma plus grande déception c'est d'avoir appris que me mère a été violée par son père, et qu'il la battait.

Ou encore : ma plus grande déception, c'est pendant les vacances d'été : un jour il faisait beau, et puis d'un coup il a plu. Et puis il a refait beau, et puis il a replu.... (5 fois comme ça ; faut bien tenir 20 lignes, quoi !).

AAAAAAAAAAAAHhhhhhhhhhhhh !
Quelle belle expérience.

Allez, c'est tout pour aujourd'hui.