31.5.08

Carrie au bal...

Salut à toi !

Juste une photo d'un gars, the Decapitator, qui s'amuse à faire des collages sur des affiches...


30.5.08

Un peu de glamour...

Bon, c'est un peu chiant, ce que je te raconte, là.
Trop d'anecdotes un peu glauques. Y'a quand même quelques trucs bien qui arrivent dans ce bahut. Je veux pas me la jouer vieille aigrie. C'est pas le cas (je t'arrête, toi, qui veux dire, ouaip, t'es pas vieille, quoi !).

Alors, tiens, pour la route :

Une histoire de couilles (j'attire le lecteur)...

Salut à toi !
Ouaip, encore une journée bien affreuse, tellement folle que ça en devient risible, mais risible du genre Mouhahahahahaha-c'est-les-nerfs-qui-lâchent.

En bref : une affreuse de 6e qui a l'air de "sortir" (arf, c'est mignon) avec deux affreux de 5e, et qui grave sur la table qu'elle en aime un troisième.
Je la chope, je lui dis qu'elle sera punie pour "dégradation de matériel" (non, j'ai toujours pas lu le règlement intérieur), et là, elle se met à pleurer, à trembler, et me dit "On m'a forcée à le faire, sinon, je me fais frapper !".
Elle refuse de me dire qui l'a menacée, sinon, elle prendrait cher...
Argh ! Mon sang ne fait qu'un tour, je suis atterrée, une petite affreuse de 6e menacée, la pauvre, et dans un contexte un peu glauque.
J'en parle à la CPE, il faut mener l'enquête...

En fait, la petite affreuse a accusé l'un de mes 5e (renvoyé la semaine prochaine pour d'autres menues choses)... avant d'avouer qu'elle avait menti sur toute la ligne (un rapport officiel ne lui disait rien).

Putain ! Fallait oser. Je lui décernerais bien la palme de meilleure interprète féminine, comme on dit ; même ses petites camarades ont gobé le truc.

Tout part en couille, je vous le dis.

A propos de couilles, un gamin s'est assis cul nu dans une autre classe (jolie transition).

Tout va bien.

Sinon, un truc un peu chelou : une affreuse de ma 4e vient me voir toute fiérotte, pour me dire :
"Madame, vous savez, on m'a dit que je vous ressemblais !"
Voui, j'avais bien remarqué qu'elle se maquillait comme moi, qu'elle avait fait une couleur comme la mienne...

Gloup...



29.5.08

Une histoire de honte...

Salut à toi !
Ouaip, aujourd'hui, j'ai failli te m'attraper un affreux, te me l'étrangler, te me lui crever les yeux. Bref, lui faire plein de trucs pas très sympathiques.

En ce moment, comme tu le sais, les gosses pètent un câble, (et non, ils ne s'électrocutent pas, dommage... il faut que j'en touche un mot à mon collègue de techno, tiens...) et je ne dirai pas, comme monsieur Bégaudeau, que c'est quand même bien que les gosses soient vivants, qu'ils laissent libre cours à leur pensée (ah ? Ça pense un affreux ? Gnarkgnark !).
Mais je me suis retenue, boarf, quand même.

Alors, cette histoire de honte, hurle la foule en délire.
J'y viens. Alors, nouvelle histoire, avec un autre affreux qui n'a rien à voir avec celui que je voulais torturer (je précise, y'a eu des confusions parmi les lecteurs...).

A 13h, après la digestion qui va avec (grosse ration de desserts : fromage en barquounette, pain d'épices, yaourt goût et texture tarte tatin, et melon espagnol), je vais chercher mes petits affreux de 6e, qui sont les seuls, (avec mes 4e glandeurs mais sympas mais qui glandent sympathiquement), à ne pas me saouler en ces temps de pré-vacances... (mes gros yeux les effraient encore)

Et là, je vois un élève que je ne connais pas, rangé avec les miens.

Bon, il m'arrive régulièrement d'avoir des élèves qui ne sont pas les miens qui veulent assister à mes cours (ouaip, la classe). Alors, je me dis qu'il va se barrer. Mais non. Il monte avec nous.

Arrivés devant ma salle, mes petits moignons rigolent doucettement, "eh, madame, z'avez vu ? y'a un nouveau, hein ?! hihi !" (oui, ça rigole gentiment un affreux de 6e)
- Oui, oui, c'est ça !
Mes affreux rentrent, le petit inconnu reste devant la porte.
- Bon, tu sais, tu peux pas rentrer, tu vas devoir aller en étude, ou dans la cour, là ?
- Mais pourquoi madame ?
- Ben, je peux pas t'accueillir en cours, moi, tu sais bien !
- Mais pourquoi (regard paniqué) ?
- Parce que c'est dans le règlement (faudrait que je le lise un jour.... et puis non, en fait) ! Je ne peux pas t'accueillir, c'est comme ça !
- Mais...
- Allez, au revoir !

Et je ferme la porte.

Je vois mes affreux, un peu étonnés, avec une vieille envie de rire de derrière les fagots.

"Mais madame ! C'est le nouveau ! De notre classe ! Il vient d'arriver !"

Putain. C'est vrai. Un gamin exclu définitivement d'un bahut, conseil de discipline... J'avais oublié. Bien joué la prof principale...

J'ouvre la porte. Le nouveau était toujours derrière... L'air un peu dégoûté, quoi, léger. Hum !

J'ai rougi, j'ai pâli, je me suis confondue en excuses...

J'ai tout fait pour le mettre à l'aise, quand même, après !


Y'a des scènes d'arrivées de nouveaux dans des œuvres bien connues, tu vois ? Style Le Grand Meaulnes...
Mais là, je crois que j'ai fait fort...


27.5.08

Ciel ! ...



Le ciel d'hier soir, de mon balcon...

26.5.08

Une histoire de palme...

Salut à toi !
Ouaip, aujourd'hui, je fais pas la gueule, je broie pas du noir, je me demande pas putain, mais pourquoi je fais ce boulot, à quoi ça sert de se lever...
Oui, ça m'arrive d'avoir ce genre de pensées, ingrate que je suis...
Aujourd'hui, je souhaiterais te parler d'un petit truc en passant, un truc d'actualité, en ces débuts de beaux jours.

Le Festivâââl de Cannes. The festoche. (ouaip, bon, c'est pas aujourd'hui que je te sortirai des pensées philosophiques)

Tiens, ça me fait penser qu'il y a deux ans, à cet époque, j'étais tranquillou sur la plage, à l'océan, en train de glandouiller et de mâcher avec angoisse du saucisson devant la remise des prix. J'étais certainement en train de sécher mes cours iouèfemesques...

Cette année, quand j'ai entendu que le film Entre les murs, adapté du roman de F. Bégaudeau était palmé, ben ça m'a fait kekchose. Argh ! Enfer et damnation ! Mon âme de prof se réveilla, en ces périodes de lutte.

Bizarre... Coïncidence ? En tous cas, ça te m'a permis à ce gros *@"#¤ de Darcos de dire vi, c'est un métier parfois difficile... Merci donc à Laurent Cantet de permettre à de futurs spectateurs de s'en rendre compte.
Non, allez, soyons sympa.

Sérieusement, le bouquin est plutôt sympathicous, je lui foutrais **** sur mon échelle de lectrice. Peut-être parce qu'il y a certaines scènes qui ressemblent à ce que je vis parfois, peut-être parce que tu te dis que tout n'est pas foutu dans ce boulot, que parfois, ben ouaip, y'a de la magie, un gosse qui capte un truc (oui, l'huître, là, qui mâchouille ou qui se recoiffe en se matant dans son miroir), un affreux qui a les yeux qui brillent parce que "eh madame, le-texte-ben-c'est-trop-bien-ce-qu'il-écrit-dedans-l'auteur, même si c'est un vieux texte" (1996), la foule en délire tout simplement qui rit à mon humour décoiffant...
Oui, j'ai une tendresse particulière pour les cas (presque) désespérés.

Bon. Voilà.

Tiens, pour la route (je l'ai déjà mise cette image de maîtresse sous LSD, mais elle serait pas mal, là) :



24.5.08

Morosité...

Salut à toi !
Ouaip, déjà le ouïkind après une nouvelle semaine éprouvante...
Bon, ok, j'ai encore fait grève, ok.
Mais plus on s'approche des vacances, plus il fait beau, plus les affreux ont envie de glandouiller, doucettement.

Et même si je me laisse aussi gagner par cette douceur, par cette feignasserie ambiante, je suis bien obligée de boucler le programme (angoisse de tout prof à la fin du 3e trimestre), je suis bien obligée de préparer les conseils (en plus, je suis pépé de ma 6e), d'écrire tous ces putains de bulletins (comment dire que ton gosse est comme une huitre, comment dire que ton gosse est taré, comment dire que ton gosse, dès qu'il écrit, on comprend rien...), avec tact..., de "rentrer toutes les notes"...
Et surtout, de tenter de captiver ces affreux qui n'en ont rien à foutre de l'éducation humaniste dans les textes de Rabelais...

Bref, ça branle sec au niveau des affreux.
Je me montre plus sévère, je donne des exos qui se transforment en devoirs pour faire monter la pression et le silence (dommage, ça me rajoute des copies, bien joué !).
Tout ça, ça peut marcher, encore quelques jours, les notes ne sont pas encore clôturées comme on dit.

Mais, ô angoisse... Que se passera-t-il quand le chantage à la note ne marchera plus ?
Angoisse... Ben ils continueront à bouffer de la littérature. On verra bien.
Bref, tu vois, cher lecteur, je suis plutôt d'humeur morose, sûrement à cause du temps de merde.
Tiens, hier, j'ai discuté avec l'infirmière de mon bahut.
Elle connaît tous les élèves, elle a la voix d'une meuf qui a dû se taper des paquets de Gauloises brunes... ou de Gitanes maïs...

Je lui raconte que je me fais du souci pour la gamine de 6e qui pense avoir été en famille d'accueil parce qu'elle a fait de mauvaises choses...
La dernière nouvelle, c'est que la mère d'accueil se plaint du fait qu'elle dorme encore avec des chaussettes. Ce qu'elle ne comprend pas, la mère d'accueil, c'est que si elle le fait, la petite, c'est parce que son père venait la nuit lui écraser ses clopes sur la plante des pieds...
Ouaip, c'est gai tout ça...
Bienvenue dans l'enfer des anecdotes qui concernent mes petits affreux. J'en ai plein des comme ça. Mais j'arrête là.
Ouaip, des fois c'est dur ce boulot...



Mais tout n'est pas perdu, j'ai mon affreux rigolo-glandeur d'Aziz qui distribue à la sauvette des bisous à sa camarades garçons (sur la joue, on se calme !), qui a retenu avec fierté que le corps humain a 200 ciseaux (euh, 206 os), et un autre qui me demande si j'ai vu La prairie a des yeux (euh, c'est "colline", mon petit, et puis t'es pas un peu jeune pour regarder ça, toi ?!).

Allez, la prochaine fois, je serai moins sombre....

21.5.08

Ekspréssiont ékrit'...

" Un homme qui se fit appellé "orlendex" voulut se venger de sont frêre "orléndex" qui lui est mort tuer dans la forêt de l'arissant, par un homme qui se fit appellé "arragor" à se que dit la légende, çar la légende dit, que le frêre de orlendex,

qui lui maintenant trouva UNE trés, trés, trés méchante qui se fit elle aussi tuer. Mais orlendex ne la vengea pas parce que elle avait eu un carracter trop séver avec lui.
Mais c'est (11) ans aprés qu'il découvrire en fessant plein de recherche dans la forêt de l'arrissant l'arme qui a tuer orléndex son frêre mais ils savait à qui appartenait cette arme, pas à "arragor", mais "Arrassonne".
Donc l'homme, qui maintenant c'est qui a tuer son frêre va le venger donc il se métamorphoses en Alligator trés féroce, puis il allas chez lui pour aller venger son frêre puis pour qu'il se sente mieux dans son coeur.

Donc il tua de tout son sang frais l'impressionnent ("Arrassonne") meur venger. Donc voilà que le frêre de Orlèndex est venger puis voilà que maintenant le frêre de "orlendex est venger a jamais, puis voilà que maintenant le coeur de "orléndex" et venger à jamais grace à son frêre "orlender" l'impressionnent coeur de pierre.
FIN "

Ahhhhhhhhhh... Douce poésie, usage fou des guillemets, du "donc" et du "voilà"...
Ahhhhhhhhhh... Doux énervement qui monte quand tu dois te taper un paquet de copies dans ce style...
J'ai vraiment retranscrit fidèlement la copie de ce petit affreux de 6e...
Comment te dire...
MOUAHAHAHAHAHA (c'est les nerfs...) !


Sinon, dans le tas, j'ai aussi une gamine qui m'écrit que le héros de son histoire est content d'avoir tué sa mère en l'étranglant (oui, la petite a des soucis familiaux), ou une autre qui m'écrit que son héroïne est méchante, que si ses parents l'ont placée en famille d'accueil, c'est de sa faute, qu'elle est très méchante, qu'elle a fait de mauvaises choses et que c'est pour ça qu'elle n'a pas d'amis (oui, cette petite est en famille d'accueil et un peu seule)...
Je lui en ai parlé (mais non, madame, c'est juste parce que j'ai lu un livre comme ça...).

Ahhhhhhhhh. J'étais bien innocente à leur âge, on dirait (et meilleure en orthographe aussi).

Alors, je vais finir de corriger ce paquet de copies, j'attends d'autres surprises...

PS : le sujet, c'était d'écrire la métamorphose d'un humain en animal ou en végétal, type les Métamorphoses d'Ovide qu'on a bien étudiées...

Bonne humeur...

Salut à toi !
Ouaip, ce matin, je suis de bien bonne humeur, tiens.
Certes, j'ai encore un peu la tête dans le cul, mais le soleil se faufile sur les plantes du balcon. Tout est calme. Il est 07h19.
C'est bien bon.

16.5.08

Les voyages (en train) informent la jeunesse ?

Salut à toi !
Fin d'une semaine tellement éprouvante...
Non, bon, je te l'accorde, c'était plutôt light.
J'ai donc fait grève hier, ce qui m'a donné l'occas' de repartir vers la civilisation pour un court séjour.

J'en ai donc profité pour refaire un tour vers ma librairie, acheter quelques menus ouvrages pour mes petits affreux de 6e.

Retour en train. Nouvelle folle aventure, qui, je le sais, va te faire vibrer...
Tableau :
Il fait plutôt doux, nous nous installons Monhomme et moi dans un compartiment de 8 places. Un seul mec présent. Plutôt tranquille, donc (à savoir, pas de gosses qui hurlent, pas de jeunes qui pensent qu'écouter de la Tektoniquetout à fond sur un téléphone portable fait plaisir à ton voisin, pas de gars en train de se gaver d'un sandwich thon-mayo-emmental-cornichons-camembert-anchois...).


Quand tout à coup débarque une mémé qui s'était fait virer du compartiment des contrôleurs. Oui, la vie est dure et le monde cruel.
Ah, les discussions d'un compartiment SNCF... Ambiance confinée (clim à bloc, on se gèle le trouffion), presque intime. Et pourtant. Dur de se concentrer pour bouquiner tranquillou...

J'aime m'asseoir en terrasse, regarder les gens passer, critiquer méchamment si le cœur m'en dit, écouter les conversations... Si je le veux, quoi.
Bon, là, tu peux pas faire autrement qu'entendre ce que te disent tes voisins de compartiment.
Je pris alors un crayon et notai dans mon bouquin (sacrilège !) quelques bonnes paroles...
Petit recueil :

- Les gens de la SNCF, les contrôleurs, là, ils font grève, mais ils sont pas fatigués ces gens-là ! C'est des gros lards qui foutent rien !
- Ces politiques, ils valent pas mieux les uns que les autres. Je sais pas où on va, mais on y va !
- De mon temps, les jeunes travaillaient plus tôt. A 14 ans, moi, j'ai travaillé ! Et puis on travaillait plus, et on allait aux cours du soir, et on se plaignait pas. De mon temps, personne ne faisait grève !
- Moi, j'ai jamais fait grève !

Oui, tout ça, c'était la petite vieille qui te le sortait.
C'est marrant, le mec était un militaire gauchiste.
Ça donnait quelques bonnes réparties, surtout quand Ginette s'est mise à critiquer les lycéens... et les profs.
Non, je ne vais pas me plaindre, je ne lui ai même pas dit : "Eh, connasse, je suis prof !" (de toutes façons, quand je lui ai dit que moi aussi je faisais grève, elle m'a dit "ah, vous êtes lycéenne, aussi"... Fallait bien lui dire que les lycéens ne font pas grève mais manifestent...).

Bref.
J'adore ces gens qui te sortent qu'ils en ont bavé, et que ça devrait être pareil pour tout le monde...
C'est ça, oui, on n'a qu'à tous en baver et fermer nos gueules.
J'exagère ?
Je ne pense pas qu'aux profs, of course.

Bref, pas la peine de m'étaler sur le sujet, c'est très bateau ce que je pourrais écrire. Mais ça m'a bien foutue en rogne. Parce que Ginette pensait que l'intimité était à son comble, plus le temps passait, plus elle te nous sortait des discours de grosse droitasse (Bon, certes, elle a arrêté de lire l'Express).

Bon. Tout cela n'a pas entièrement cassé ma raisonnable bonne humeur de la soirée, parce que...






Aïe, c'est flou, ça fait mal aux yeux, c'est normal, je tremble d'émotion...
Alors merci memzelles qui m'avez encouragée !
Avec ça, je regarde le monde d'une autre façon (de plus haut, quoi...).




13.5.08

Nuit de folie...

Salut à toi !
Ouaip, hier soir, comme nous nous faisions mortellement chier Monhomme et moi, que les astres du poker avaient décidé de ne pas nous donner une once de chance, nous décidâmes de faire les beaux, et de partir à l'aventure, de nuit, oui, comme ça.
Enfin, l'aventure, c'est vite dit. Il s'agissait de partir à la ville voisine, vers 21h, et de trouver une petite guinguette qui accepterait de nous servir en victuailles, un soir de jour férié...
Premier défi.

Nous arrivâmes donc sur la terrasse d'une pizzeria, ouverte. Réjouis à l'idée de pouvoir enfin nous sustenter, nous demandâmes à la serveuse (mignonne ma foi, rien à voir avec l'idée que nous pouvions nous en faire, genre Mikeline avec quelques poils sur la lèvre supérieure ayant été épargnés par le rasoir) de nous présenter la carte.
- Ah, nous dit-elle, nous avons arrêté le service depuis 21h. Les jours fériés, on arrête le service plus tôt.
Je regardai l'heure (bordel, 21h14) et nos voisins en train d'attaquer à peine et goulûment leur pizza.
Nous nous contentâmes donc d'un succinct apéro : pastis pour Monhomme, et demi pour mi.



Ah... Romantisme quand tu nous tiens...

L'alcool me montant à la tête (putain, c'est fort la Jupiler ! Hum !), je décidai de me venger de mon estomac vide et me ruai sur mon appareil photo pour vous te faire profiter, lecteur, du cadre magnifique que nous avions sous nos yeux éberlués.



Ne crois pas que ce cadre me rebute. Au contraire. Je te rappelle en passant que j'aime ces paysages chaotiques, glauques, les vieilles baraques, les objets cassés, et... les usines.
J'étais servie.
D'autant plus que, geste sympathique, un vent bien placé évitait de nous faire profiter des douces effluves qui émanent de cette œuvre d'art, à savoir : un zeste de senteur d'œuf pourri, ou de chou cuit par une concierge dans sa loge, comme tu voudras, propre aux usines qui font de la pâte à papier... Oui, j'en sais des choses.
Ah... Romantisme, quand tu nous tiens...

L'apéro vite envoyé, nous nous mîmes en quête d'un autre restau capable de nous accueillir, et pas que pour un deuxième apéro.
Deuxième défi.
Après quelques tours de voiture in the city by night, il fallait nous rendre à l'évidence : Mac Do.

Bon, je ne te ferai pas le détail de notre repas. (Ah, romantisme, quand tu nous tiens.)

Puis, pris d'un soudain regain d'énergie (c'est le Coca, sans doute), nous décidâmes d'aller claquer quelque menue monnaie dans le casino voisin.
Joli, le casino, d'ailleurs.
Je ne pensais pas qu'il puisse y en avoir un d'aussi... grand, d'aussi... avec-un-air-style-tiens-mais-y'a-pas-que-des-trucs-pourris-ici-c'est-presque... la civilisation !

Et, ô, surprise, il y avait plein de monde, des Japonais en pagaille qui jouaient avec un air rageur, des mémés qui faisaient cracher les bandits manchots, des pépés qui hurlaient aux machines "Borrrrdel ! C'est un pédé ! C'est un pédé ! Il m'a bouffé mes pièces !"

Après maintes prières plus ou moins reconnues par l'Eglise, nous avons claqué quelques pièces, et... rien gagné. Tout perdu, quoi.

Mais c'est toujours cet espoir à la con qui te fait dire "Putain, presque ! Il suffisait que le chapeau de cow-boy soit en face du 7 et ça aurait fait un fois trois avec le lingot". Kamoulox, quoi...

Nous rentrâmes donc fort tard (oui, j'ai pas cours le mardi, je suis fonctionnaire, je te rappelle), un peu déçus, mais aussi contents d'avoir sorti nos doigts du cul, et d'être sortis.

Voilà.
C'est tout pour aujourd'hui.
(Mais quand serai-je capable de te pondre un post avec des questions existentielles, philosophiques, qui seraient enfin autre chose qu'une description de mes journées palpitantes ? Je me le demande. Je te le demande.)





12.5.08

Boarf...

Salut à toi !
Ben, pas grand chose à dire aujourd'hui...
Je passe mes journées à glandasser comme une truie, repue au jeu, Guitar Heroïne en force et poker sur le net.


Je profite du beau temps mollement, en regardant ma chatte (ben oui !) sur le balcon, qui se roule langoureusement, mini félin, au soleil...
Snirlfgrlgoulw !



C'est tout.

9.5.08

Un jour de viaduc...

Salut à toi !
Ouaip, aujourd'hui, j'ai vécu ce que j'appellerai un jour de viaduc, pour la vie d'une prof.
Mais qu'est-ce donc ?
Un jour de viaduc, c'est le lendemain d'un jour férié, où les affreux, pas cons, sont restés chez eux, ou pire, se sont barrés au soleil, pendant que toi, pauvre prof pas malin, mais qui est bien obligé de venir au bahut sous l'ordre de ta direction, ben t'accueilles quelques pignoufs qui se battent en duel.

Donc tu peux pas vraiment faire cours, tu dois trouver des activités pour les occuper, ces petits.
Ce qui est flagrant, quand même, c'est que TOUS mes petits n'affreux de 6e étaient là.
Sinon, j'avais 15 élèves sur 30 de ma classes de gros affreux de 5e.
Et, ô bonheur suprême, les plus affreux de cette classe m'ont fait le cadeau d'être absents, dont la gamine qui m'a vue sautillant, gazouillant, bêtifiant (voir le post d'hier, pour ceux qui n'auraient pas suivi).
Quant aux affreux-glandeurs-mais-que-j'aime-bien-quand-même, seuls 9 étaient présents, sur 25.
J'ai donc fait cours normalement à mes petits, également aux 5e (tant pis pour les absents, j'ai été cool quand même, je leur distriburai des photocop...)(c'est passionnant, ces détails logistiques de la vie d'une prof, non ?!).

Il me restait la classe de 4e. Il fallait bien les occuper...
Après avoir entendu maintes prières comme :
- On travaille pas, hein, madame ?
- On regarde la télé ?
- Ouais !! On regarde Dr House ! (putain, mais c'est pas dans la journée, ça, les mômes !)
- Ou alors, non, je sais, moi, on n'a qu'à faire un pendu !
- Ou alors un débat sur le racisme !
- Ou alors sur Sarkozy ! Hein ? Vous l'aimez vous madame ? Parce que moi je trouve que c'est un ** bip ** @ * bip ** !!
- Ou alors vous nous faites la lecture, madame ! (oui, je le fais de temps en temps)

Bon. J'ai dû les calmer en leur proposant des jeux pseudo littéraires : des cadavres exquis, entre autres, mais ils se sont vite lassés...

Alors, ô, idée suprême, je leur ai proposé le jeu du dictionnaire... TADA !!!

Evidemment, ils ont tiré une tronche pas possible au début...

Je t'explique les règles, si tu ne connais pas...
- Un joueur cherche un mot compliqué dans le dico, dont personne ne peut connaître la définition (même vous, madame ? mais pourtant, z'êtes prof de français, quoi !)
- Il la note sur un bout de papier.
- Chaque joueur en invente une, qui paraît plausible, c'est à dire, bien compliquée. Je conseille de taper dans les animaux des fonds marins, des végétaux étranges, ou des maladies. Ça marche bien, les maladies.
- Celui qui connaît la vraie définition lit toutes celles qui ont été proposées, la sienne étant cachée parmi les farfelues.
- Ensuite, chacun donne son avis sur celle qui lui semble être la bonne.
- Celui qui trouve la bonne, marque un point, celui qui a récolté des voix pour la sienne marque autant de points que les voix données.
- Enfin, celui qui tenait le dictionnaire et dont la vraie définition n'a pas été trouvée marque également un point.
Voilà. As-tu compris ? Je ne suis pas très forte pour expliquer ce genre de truc, mais mes affreux ont très vite compris...

Et ils ont été très forts ! Ils se sont vraiment éclatés, on s'est bien marrés (ça peut te sembler bizarre, mais je te jure que c'est vrai).
Sache que la majorité des présents faisait partie des gros glandeurs de la classe.
A la fin, ils ne voulaient plus partir... Que c'est beau, et rare !

Bref. Je ne te cache pas que je les ai tous poutrés, avec mes définitions farfelues, ils tombaient tous dans le panneau. MOUAHAHAHAHA ! Ce qui m'a valu une profonde admiration de leur part.
Pas facile de trouver des définitions qui tiennent la route pour des mots tels que :
- plansichter
- titisme
- bogie
- malthusianisme (bon, ok, ça me disait bien quelque chose)
- sialagogue
... et autres...

Ben mine de rien, ils débordent d'imagination ces petits, et plus d'une fois, je me suis fait piéger.
Ahhhh. C'était bien sympathique.
Bref.
Je suis de retour chez moi, à me demander ce que je vais bien pouvoir faire ce ouïkind.
Faire ma Guitar héroïne ? Me gaver d'épisodes de séries ? Glander ? Travailler, of course... Pas la peine de me le rappeler, merki !

Tiens, pour la route, une image rafraîchissante en ces temps de canicule...



8.5.08

Je suis là ingognito, bordel...

Salut à toi !
Encore un ouïkind en milieu de semaine, pour les feignasses ! Héhé, c'est bien bon, surtout s'il pouvait faire beau... Putain, à la radio, ce matin, sur France Culture - corrigeons donc : à la radio, ce midi, sur France Info - j'entendais qu'il faisait un putain de soleil à la capitale, la vraie, celle avec les Japonais et la Tour Eiffel, alors que par chez moi, dans le sudecong, il fait un temps pourri, avec même un orage qui se fait herrisser les poils sur le dos de ma chatte, euh, celle à quatre pattes. (les mots en couleur ne renvoient à aucun lien, je fais un concours du post le plus long ou quoi ? bon, ils sont juste en couleur pour attirer ton œil, je sens que sinon, tu ne vas pas tout lire, et ce serait bien dommage... J'en fais trop ?)

Bref.
Hier, j'allai donc faire quelques menues emplettes, sautillant, gazouillant, de fort bonne humeur, puisqu'il faisait beau, HIER. Je te vois, tu t'imagines avec mon petit panier en osier, ma jupette et mes sandalettes... D'abord, sache que je me mets très rarement en jupe (oublie donc la jupette...). Et sache aussi aussi que j'habite près de l'Espagne, et que mes menues emplettes fort poétiques étaient en fait des cartouches de clopes et des choses vitales telles que de l'huile d'olives, des sardines diverses, et autres conneries à grignoter...

Quand, tout à coup, sur le trajet, v'là ti' pô (comme diraient les mayennais) que je tombe sur une vielle pub, comme je les aime. Pour compléter ma collection, je prie donc mon homme de s'arrêter. Et je prends plusieurs photos, me baissant, me hissant sur mes pattes, mettant le cul en arrière, calculant le meilleurs angle, tout ceci, derrière un camion bien encombrant.


Le cliché pris, je retourne à la voiture, en sautillant, comme il se doit, et gratifiant mon homme de quelques "Merki doud', merki !" (surnom peut-être ridicule, et prononciation tenue de Mikeline la bien nommée).

Et là, vlà ti' pô que je tombe sur une de mes affreux de 5e, bien affreuse dans le style, qui afficha un sourire style ouaip-je-t'ai-vue-sautillant-gazouillant-bêtifiant-bah-la-honte...
MERDE. Ratée la crédibilité de la prof. Boarf, on verra demain, j'ai les affreux en question, et je suis sûre que je vais me prendre une réflexion dans l'os.

Les courses en Espagne se passent bien, je suis inconnue des services secrets élèvesques...
Mais, ô drame, nous avions oublié les pommes dauphines pour le succulent poulet fermier élevé en plein air (de Lidl) !

Tant pis, nous courons donc au supermarché le plus proche, celui de notre village. En me disant, que finalement, c'est pas si terrible de croiser des élèves, c'est la vie de village, quoi ! Sauf qu'un seul paquet de merveilles rondes à frire, c'est peu pour payer par carte bleue...
Ni une ni deux, je n'hésite pas, je me dis que tant qu'à acheter un truc utile, qui servira toujours, soyons folle... Je me rue au rayon féminin...

Et là, PAF, je tombe sur une autre élève, mignonne, certes, mais j'étais un peu gênée qu'elle me voie avec mon déo, et mes Tampax...

REMERDE...

Bon. C'est pas bien grave... Hum.

Décidant de faire fi de ces mésaventures, je préparai le terrain (la table basse) pour une soirée tapas, toujours avec mon homme.
J'ouvris donc grand un placard et mes yeux, et ma bouche, alouette, en tombant sur ça :



Argh ! Putainmékeskecékessa ? (oui, sous la panique, je me mets à parler en langage sms de jeunes)
Un truc alienesque, dégueulasse, qui dépassait un chouïa, que je n'osai pas toucher.
Après l'intervention d'un homme courageux (oui, le mien, pas le voisin), je découvris avec horreur qu'il s'agissait d'un simple sac de pommes de terre...



Bon, c'est clair, il faut en vouloir pour arriver à un tel stade... Et puis, je sais, lecteur, tu vas me dire que ça prouve aussi que je n'avais pas ouvert le fameux placard depuis longtemps. Mais je t'arrête ! Non, je ne sais pas, il s'agit d'un cas de pousse instantanée, je te jure ! Hum !

Bref, en voici assez pour mes folles aventures de la journée d'hier.
Aujourd'hui, rien de bien fou, je suis restée cloitrée à la maison, pour bosser, et m'offrir en récré pendant cette journée de sale temps, quelques parties de Guitar Hero. Voui, parfaitement.
Maintenant, j'ai des crampes aux doigts à force de jouer du Santana...
C'est pour ça que j'écris tant... Bizarre.

Allez, tiens, pour la route (euh, je ne le fais qu'en mode moyen... dédicace à Menstruel !) :

5.5.08

I'm back...

Salut à toi !
Ouaip, ça fait vraiment longtemps que tu trépignes d'impatience, que tu guettes un post, que grande est ta déception, cher lecteur, oui, je sais...
Bon. Ne rêvons pas, et arrêtons de nous la péter.

Qu'est-ce que j'ai bien pu fabriquer, depuis ?
Que des choses passionnantes, qui frisent la folie.

D'abord, je suis rentrée, j'ai repris le chemin de l'école, quoi, et je peux te dire que la veille, j'avais un putain de gros cafardasse.

Ben ouaip, c'est bien trop bon les vacances, et puis je n'avais fait que des choses intéressantes, j'avais approfondi ma culture voiciesque, galaesque, pïpolesque, je me tapais un trip de grand-mère pépère, j'ai pu me vernir les ongles joyeusement, voir le petit d'un couple de potes, me dire que putain, y'en a qui sont adultes, quoi, et puis PAF ! Retour au boulot.
Bon, ok, une reprise plutôt tranquillou... Ah ! Vive le mois de mai et ses ponts, que dis-je, ses viaducs.
Bref, je n'ai pas encore retrouvé ma classe d'affreux de 5e, et c'est bien bon.

Les autres affreux ont remarqué que je m'étais fait couper les tifs, ouaip, carré plongeant, presque aussi court derrière que celui de Vic' Beckham. Passionnant...

Ce ouïkind fut tout aussi passionnant : sortie à la ville, peaufinage du bronzage en terrasse, sirotage de grenadine, soirée entre potes, sortie en jupe, ouaip, un vrai miracle, magasins...

J'ai trouvé une autre paire de shoes de mes rêves, genre à me pâmer devant, mais genre aussi est-ce-que-je-vais-oser-les-mettre-un-jour-il-faudra-trouver-la-bonne-occasion...

Attention, soyons fous :



Wouaouwww ! hurle la foule en délire.
Ouaip, c'est de la balle. Je faisais la dingue en plus avec mes doigt rouges. Bon, je ne les ai pas encore achetées, ça demande réflexion.
Hein ? Quoi ? Ben oui, j'ai pris une photo dans la glace du magasin, au milieu d'une faune acheteuse. J'ai pas honte.

Bref, après cette folie de vie citadine et civilisée, on s'est tapé un bon repas du dimanche avec des potes, à se baffrer de fromage, et de petits gâteaux aux couleurs qui n'ont rien à envier à un Andy Warhol (je voulais écrire autre chose, mais je ne voudrais pas choquer les plus jeunes...) ; pour preuve :


Bon, c'est pas le genre de la tarte grand-mère, mais c'était pas mal, ma foi.

Alors voilà, après ce ouïkind à rallonge, me revoilà au taf, de retour avec mes affreux chouchous de 4e, et pas de perlouzes pour aujourd'hui.
Voui, je sais, tu es déçu, mais un jour ou l'autre, Aziz m'en pondra une, je lui fais confiance...

Allez, salut à toi...