Salut à toi !
Ouaip, déjà le ouïkind après une nouvelle semaine éprouvante...
Bon, ok, j'ai encore fait grève, ok.
Mais plus on s'approche des vacances, plus il fait beau, plus les affreux ont envie de glandouiller, doucettement.
Et même si je me laisse aussi gagner par cette douceur, par cette feignasserie ambiante, je suis bien obligée de boucler le programme (angoisse de tout prof à la fin du 3e trimestre), je suis bien obligée de préparer les conseils (en plus, je suis pépé de ma 6e), d'écrire tous ces putains de bulletins (comment dire que ton gosse est comme une huitre, comment dire que ton gosse est taré, comment dire que ton gosse, dès qu'il écrit, on comprend rien...), avec tact..., de "rentrer toutes les notes"...
Et surtout, de tenter de captiver ces affreux qui n'en ont rien à foutre de l'éducation humaniste dans les textes de Rabelais...
Bref, ça branle sec au niveau des affreux.
Je me montre plus sévère, je donne des exos qui se transforment en devoirs pour faire monter la pression et le silence (dommage, ça me rajoute des copies, bien joué !).
Tout ça, ça peut marcher, encore quelques jours, les notes ne sont pas encore clôturées comme on dit.
Mais, ô angoisse... Que se passera-t-il quand le chantage à la note ne marchera plus ?
Angoisse... Ben ils continueront à bouffer de la littérature. On verra bien.
Bref, tu vois, cher lecteur, je suis plutôt d'humeur morose, sûrement à cause du temps de merde.
Tiens, hier, j'ai discuté avec l'infirmière de mon bahut.
Elle connaît tous les élèves, elle a la voix d'une meuf qui a dû se taper des paquets de Gauloises brunes... ou de Gitanes maïs...
Je lui raconte que je me fais du souci pour la gamine de 6e qui pense avoir été en famille d'accueil parce qu'elle a fait de mauvaises choses...
La dernière nouvelle, c'est que la mère d'accueil se plaint du fait qu'elle dorme encore avec des chaussettes. Ce qu'elle ne comprend pas, la mère d'accueil, c'est que si elle le fait, la petite, c'est parce que son père venait la nuit lui écraser ses clopes sur la plante des pieds...
Ouaip, c'est gai tout ça...
Bienvenue dans l'enfer des anecdotes qui concernent mes petits affreux. J'en ai plein des comme ça. Mais j'arrête là.
Ouaip, des fois c'est dur ce boulot...

Mais tout n'est pas perdu, j'ai mon affreux rigolo-glandeur d'Aziz qui distribue à la sauvette des bisous à sa camarades garçons (sur la joue, on se calme !), qui a retenu avec fierté que le corps humain a 200 ciseaux (euh, 206 os), et un autre qui me demande si j'ai vu La prairie a des yeux (euh, c'est "colline", mon petit, et puis t'es pas un peu jeune pour regarder ça, toi ?!).
Allez, la prochaine fois, je serai moins sombre....
Ouaip, déjà le ouïkind après une nouvelle semaine éprouvante...
Bon, ok, j'ai encore fait grève, ok.
Mais plus on s'approche des vacances, plus il fait beau, plus les affreux ont envie de glandouiller, doucettement.
Et même si je me laisse aussi gagner par cette douceur, par cette feignasserie ambiante, je suis bien obligée de boucler le programme (angoisse de tout prof à la fin du 3e trimestre), je suis bien obligée de préparer les conseils (en plus, je suis pépé de ma 6e), d'écrire tous ces putains de bulletins (comment dire que ton gosse est comme une huitre, comment dire que ton gosse est taré, comment dire que ton gosse, dès qu'il écrit, on comprend rien...), avec tact..., de "rentrer toutes les notes"...
Et surtout, de tenter de captiver ces affreux qui n'en ont rien à foutre de l'éducation humaniste dans les textes de Rabelais...
Bref, ça branle sec au niveau des affreux.
Je me montre plus sévère, je donne des exos qui se transforment en devoirs pour faire monter la pression et le silence (dommage, ça me rajoute des copies, bien joué !).
Tout ça, ça peut marcher, encore quelques jours, les notes ne sont pas encore clôturées comme on dit.
Mais, ô angoisse... Que se passera-t-il quand le chantage à la note ne marchera plus ?
Angoisse... Ben ils continueront à bouffer de la littérature. On verra bien.
Bref, tu vois, cher lecteur, je suis plutôt d'humeur morose, sûrement à cause du temps de merde.
Tiens, hier, j'ai discuté avec l'infirmière de mon bahut.
Elle connaît tous les élèves, elle a la voix d'une meuf qui a dû se taper des paquets de Gauloises brunes... ou de Gitanes maïs...
Je lui raconte que je me fais du souci pour la gamine de 6e qui pense avoir été en famille d'accueil parce qu'elle a fait de mauvaises choses...
La dernière nouvelle, c'est que la mère d'accueil se plaint du fait qu'elle dorme encore avec des chaussettes. Ce qu'elle ne comprend pas, la mère d'accueil, c'est que si elle le fait, la petite, c'est parce que son père venait la nuit lui écraser ses clopes sur la plante des pieds...
Ouaip, c'est gai tout ça...
Bienvenue dans l'enfer des anecdotes qui concernent mes petits affreux. J'en ai plein des comme ça. Mais j'arrête là.
Ouaip, des fois c'est dur ce boulot...

Mais tout n'est pas perdu, j'ai mon affreux rigolo-glandeur d'Aziz qui distribue à la sauvette des bisous à sa camarades garçons (sur la joue, on se calme !), qui a retenu avec fierté que le corps humain a 200 ciseaux (euh, 206 os), et un autre qui me demande si j'ai vu La prairie a des yeux (euh, c'est "colline", mon petit, et puis t'es pas un peu jeune pour regarder ça, toi ?!).
Allez, la prochaine fois, je serai moins sombre....
4 commentaires:
wahou!! j'ai de plus en plus d'admiration pour mes amis les prof. On devrait vous ériger une statue en boulettes de papieret en chewingums sur les places publiques de toutes les villes et villages de france!!
Ouaip, pas mal l'idée !
Bon, faudrait que j'arrête de me plaindre, quand même, mais ce que je raconte, c'est vrai... Juste des anecdotes de prof, quoi !
Peut être qu'il a vu un remake version horreurifiante de "La Petite Maison dans la Prairie a des yeux".
Ou Charles Ingalls découperait Carrie avec une hache et Carrie irait au bal quand même et se mangerait du sang de truie en pleine face et Laura et Marie seraient enfermées dans un donjon avec un tueur fou qui leur donnerai des choix triviaux du genre "Si tu veux la clé qui t'empêchera d'avoir les yeux crevés par la machine, il faut que tu ouvres le ventre de ta soeur..."
Enfin tu vois le genre quoi, je dis pas ça pour que tu fasses des cauchemars. C'est pas mon genre.
Hiiiiiihiiiiiihiiii ! (rire sadique en arrière plan)
MOUHAHAHAHA ! C'est tout à fait ça ! Et puis ça tombe bien, ils ont vu tous les "Saw" aussi !
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