31.3.08

Un lundi tranquillou...

Voui, le lundi, c'est plutôt tranquillou. Je n'ai que trois heures de cours (saletés de fonctionnaires !), dont 2 avec la classe d'affreux de 4e. Aujourd'hui, pas de perle d'Aziz, qui était en super forme, mais pour répondre à des questions de cours... Pas marrants ces élèves qui décident de se mettre (parfois) au travail...
Rien d'exceptionnel, donc. Si : le conseil de mes affreux affreux de 5e. On s'est un peu lâchés, nous, les profs... Classe de branleurs bordéliques, va !!
Bref.
Sinon, notre chef a écrit sur le tableau de la salle des profs : "Rappel = il est interdit de fumer dans l'enceinte du collège. Les fumeurs iront fumer derrière la grille du collège".
Petit message qui fut vite remplacé par un collègue, par ça :


Ouaip, t'as vu, lecteur, on est de vrais rebelles dans l'Education Nationale...

Sinon, honte à moi, shame on me, je n'ai pas posté de photos de ma vision de LA CLASSE FRANÇAISE.
Je vous prie de m'en excuser...
Voilà, l'erreur est réparée ! (merci à Menstruel !) :

Ou : de l'art de porter le regard en coin et le sein pointu...

Ou : de l'art de porter la clope au bec ouvert, et les cheveux dans le vent...

Allez, bon lundi soir à toi !

30.3.08

La flemme... la classe...

Aujourd'hui, j'ai la flemme d'écrire. Mais je ne vais pas te laisser en reste, ô lecteur.
Tiens, quelques images sur... les classes. Non, pas de classes d'affreux, mais quelques visions perso de LA classe.

La classe british :

Ou : de l'art de porter le chapeau melon et la tenue de cuir...


Ou de l'art de porter le flingue et le sourire...


Ou de l'art de porter le flingue et les cheveux dans le vent... (je m'entraîne, je m'entraîne...)


Ou : de l'art de porter les bottes en couïr' et le serpent (je m'entraîne un peu moins, là...)...



La classe américaine :

Ou : de l'art de porter le lasso et le diadème sans avoir l'air ridicule...


La classe américaine version mâââle :


Ou : de l'art de porter le flingue, le cigare et ... le poncho...
(Clint était mon fantasme de jeunesse... Il l'est toujours, mais plus version Le bon, la brute et le truand que version Million Dollars Baby) ( ben quoi ?!!)

Pour les plus courageux : dis-moi quel est ton type de classe. Nan ! Y'a pas de cadeaux gratos !


Allez, bonne soirée à toi !

29.3.08

It's a good day...

Salut à toi.
Ouaip, nouvelle journée, il fait soleil, le voisin passe la tondeuse (ouaip, pour faire style, parce que c'est pas avec ses quatre brins d'herbe qui se battent en duel qu'on va aller loin...), mes yeux ont presque retrouvé leur taille normale...

Tiens, une petite perlouze pour la route (vraiment petite, encore une perlouze de prof de lettres...).
Non, pas une perlouze d'Aziz l'affreux rigolo de 4e. Une perlouze d'un 5e ; on l'appellera David.

- Alors, dans la phrase "Marie a organisé une fête pour son anniversaire" (tu remarqueras, lecteur, l'oraiginalité et l'innocence des phrases d'exos proposées par les manuels...) quelle question on se pose pour trouver le COD ? Oui ? David ? Une idée ?
- Euh... "Elle était bien la fête ?"
...

Allez, bon week-end !

Tiens, pour la route :



(Ou comment se réveiller...)

28.3.08

Pour sourire un peu...

La zique est pas terrible, mais le clip vaut le coup d'œil (en couille d'hirondelle, toujours !)...


JOURNEE DE MERDE !!!!!

De toutes façons, tout avait mal commencé.
J'avais grave la tête dans le cul, des cailloux dans les yeux, même après le café, même après avoir croisé sur ma route le chien des voisins, celui qui te colle au cul, qui te laisse des marques tendres de terre sur ton manteau noir, même après avoir croisé le chat des autres voisins, même après avoir jeté un œil (rempli de menhirs...) sur les fleurs des arbres en chaleur.
Bref, pas moyen de me réveiller.

Début de journée pas trop mal avec les gentils mogwaïs. Et puis avec mes affreux de 5e, tout allait bien... D'un coup, tu sais pas pourquoi, le vent d'Autan en emporte la connerie...

J'ai un affreux qui se fout à faire des imitations pas discrètes d'un chanteur de hard rock, style vieille école, grimace et mains en position. Bref, pas bien méchant, mais je montre à l'affreux en question que je l'ai capté, et qu'il ferait mieux de se calmer. Il s'énerve. Me fait un bon délire style c'est toujours moi qui prends, c'est dégueulasse, puisque c'est ça j'écris plus, je m'en fous, ouais, c'est ça, je deviens insolent, et alors, plus la peine de faire des efforts, de toutes façons je vais être collé, je m'en bats la race... etc... Super agressif.

Je le renvoie. Putain, dégoûtée, c'est le gosse que je défends, que j'encourage... Bref, tellement de mauvaise foi, l'affreux, tellement surprise de sa réaction, que je me suis barrée dans le couloir pour aller chougner... Ben ouaip, je crois que c'est aussi à cause des ragnouff' qui vont pas tarder (ouaip, la femme est relativement sensible dans ces périodes...). Putain, je me suis sentie un peu ridicule. Je reviens. Silence des autres affreux... Ils en ont parlé avec la prof qu'ils avaient après. Ils étaient dégoûtés par l'attitude de l'affreux. Celui-ci est revenu à la fin du cours, complètement en larmes, me faire ses excuses. On avait l'air malin tous les deux avec nos yeux rouges (les miens : remplis de dolmens). Bref, on s'est expliqués. Que d'émotion ! Ça va mieux. Le genre de gamin qui va pas bien, qui se croit détesté de tous, quoi... et que j'ai bien envie d'aider.

Pas facile de reprendre les cours après. Mais ça s'est bien passé, j'avais mes affreux de 4e avec le champion des perlouzes.
Vent d'Autan ou ados qui bourgeonnent, je sais pas, en tous cas, y'a eu une baston dans la même journée, et un gosse qui a pris une porte du bahut pour les chiottes...
Y'a plus de saison, ma bonn' dam', tout augmente et tutti quanti...
Putain, heureusement que c'est le week-end.
Pas facile parfois ce taf, mais putain, je regrette rien.
Je vais me reposer, j'ai les yeux en couilles d'hirondelle...

Tiens, pour la route :


27.3.08

Etre pépé...

Ce soir, c'était conseil de classe de mes petits "mogwaïs"... et surtout, c'était mon premier conseil en tant que P.P. (non, pas "pépé", mais "prof principal", pour ceux qui ne font pas partie de la famille Education Nationale...). J'avais un peu la pression, tu vois. Finalement, y'avait pas foule (3 profs, moi comprise). Ouaip, être PP, c'est la classe... Déjà, tu t'installes à la place d'honneur, soit : à côté du chef, du grand boss, du principal, quoi... Etant donnée ma motivation pour que ça ne dure pas des plombes, ce fut un conseil plutôt efficace. Je crois que j'ai battu tous les records, ce qui n'a pas déplu au public présent. Ben oui, c'est pas tout ça, mais y'a "Paris, enquêtes criminelles" ce soir. Que du lourd ! (... silence consterné de la foule...)
Bon, rien de bien passionnant.

Aujourd'hui, j'ai quand même eu trois affreux (dont un que je ne connais pas) qui se sont incrustés dans ma salle de classe de "mogwaïs". Ils s'étaient cachés sous des tables, dis donc. Et moi, j'ai rien vu... La digestion, c'est assez prenant, quoi ! Bref, je te les ai virés fissa (réfrénant un sourire en coin de meuble, il faut bien le dire).

Sinon, sujet plus grave, un de mes petits mogwaïs en période de mutation m'a dit qu'un petit affreux le traitait de "sale noir" et de "voleur"... Ben ça commence bien. A onze ans, déjà de bonnes idées en tête...
Putain, le choc !!
Les petites têtes d'anges un peu fayottes, faut vraiment pas s'y fier. Je te le dis en passant, j'aime pas bien les fayots. Ça me fait péter de rage.
Je vais régler ça avec le fayot en question.
Autre avantage d'être pépé, L'AUTORITÉ ! Voui, tu en gagnes, il faut bien le dire. Ou du respect, je sais pas trop...
"Respect my authority", putaing !

Bref, c'était pas très drôle comme fin de journée.

Sinon (allez, je me balance des fleurs, comme ça, sans honte, ou presque !) des affreux m'ont dit qu'avec moi, ils aimaient les cours de français. Qu'ils comprenaient, enfin. Quand c'est des affreux à 7 de moyenne qui te disent ça, ça fait plaisir, crois-moi !
Voilà, le jetage de fleurs est fini.
Allez, pour la route :


Celle-là, un soir devant Arte... Quoi, ,je me la pète encore ? Meuh non !

26.3.08

Une perlouze...

Rien de bien spécial aujourd'hui. Normal, c'est plutôt court le mercredi, comme journée.
En cherchant un peu, je te raconte une histoire, que dis-je, une perlouze d'un de mes affreux de 4e. Ça ne date pas d'aujourd'hui, l'affreux en question était bien concentré. Peut-être à cause des remarques qu'il s'est prises le soir du conseil...
Par souci de discrétion (on sait jamais, il pourrait PAR LE PLUS GRAND DES HASARDS tomber sur ce blog...), je surnommerai l'affreux en question Aziz. Il est toujours sympa, toujours de bonne humeur, mais bon glandouilleur.
Attention, la perle qui suit est réservée aux profs de français, qui ont un humour littéraire un peu spécial...

- Alors, question bonus (ben ouais, faut bien motiver les foules, quoi !) : comment appelle-t-on le processus qui consiste à donner des traits humains à des animaux, comme dans les fables, par exemple ? (tu l'auras compris, il s'agit de la personnification... bien sûr, hein ?!)
- Moi je sais ! Moi je sais, madame ! (vas-y que je te déboîte le bras, par tant de bonne volonté)
- Ah ? Il n'y a qu'Aziz ? Bon, alors voyons... Dois-je sortir mon carnet de perlouzes aujourd'hui ?
- Non, je suis sûr, madame !
- Alors allons-y !
- L'HOMO SAPIENS !
- (sourire ; penser à me souvenir de ça...) Pas mal ! Mais, c'est pas tout à fait ça ! Bonne idée cependant !

(J'avais dit que c'était un truc à faire sourire les profs, non ?!)

Allez, je te laisse avec des images un peu kitschou sur le retour. J'adore les images kitschesques.





C'est pas des sourires Ultra-Brite, ça ? Hein ?!

25.3.08

Mes affreux...

Salut à toi.
Je sors juste d'un conseil de classe qui n'aura duré QUE DEUX HEURES. Avec un père d'élève qui faisait un peu le dingue. Enfin, vraiment insupportable, quoi. Bref, ça s'est plutôt bien passé en fin de compte.
Tiens, si je te parlais un peu de mes affreux, pour commencer ?
Ne te méprends pas, je les appelle "mes affreux", mais c'est affectueux (enfin, pour la majorité). Ils le prennent plutôt bien, d'ailleurs.
Donc. J'ai une classe de 6èmes. C'est assez mignon, les 6èmes. En fait, on pourrait parler de "gremlins" avant mutation... De "mogwaïs", quoi. Sac à dos bien remonté dans le dos, ça court partout... Attention à ne pas les écrabouiller. Un drame est si vite arrivé... J'ai certains spécimens qui ne comprennent pas tout (à la vie), mais ça va.

Scènes quotidiennes avec mes sixièmes :
- Madame, on écrit en rouge comme vous ?
- Alors, pour la 48ème fois, mes stylos sont en panne, alors vous écrivez comme vous voulez, même en rose si ça vous chante !
- Ah ! Chouette ! Mais j'ai pas de rose. Et du violet, ça va ?
- ...
Résultat, certains écrivent en doré, et tu peux plus rien lire, à moins de plisser les yeux, de pencher la tête à 38° et lever le sourcil gauche...

- Madame, le grand 2, c'est après le grand 1 ?
- Bravoooo ! Quel esprit de déduction !

- Madaaaame ! Romain, eh bé, il arrête pas de m'embêter et en plus, il écoute rien !
- Merci pour le renseignement. J'avais remarqué (?!). Et bravo pour la solidarité. J'aime pas trop les dénonciations, quand même.

Passons à mes classes de 5èmes.
Là, on passe vraiment au stade d'"affreux".
Des gros cas qui ne comprennent pas grand chose. Des gamins futés. Des taquins. Des glandeurs. Des hyper hyper actifs... Des qui me font de superbes imitations de 6èmes : spéciale dédicace à Maxence (les noms sont modifiés pour l'anonymat ; tu croyais vraiment que j'avais un gamin prénommé Maxence ? Tape plutôt dans les Kévin, Bryan et autres américaneries !) : sac à dos au niveau de la nuque et citation : "Allez, on va jouer à trap'-trap' !"
Bref, y'a du boulot, quoi !

Enfin, une classe de 4èmes... " Et là, c'est le drame ! "
Glandouillage, niveau très faible, bastons, parfois insolences (ouf ! pas (encore) avec moi !)...
Mais je les aime bien. Au moins, tu te dis que tu peux les faire progresser (quoi ? Ben oui, non ?!).
J'ai notamment un spécimen qui gagnerait un concours de "perlouzes". Je t'en ferai profiter un de ces quatre.
Bref, eux captent un peu plus mon humour. C'est déjà pas mal. Bon, j'ai jamais dit que j'avais un humour très fin, hein ?!

Un seul point commun à ces classes : le look "tektonik" (des tektoniciens ou tektonicons...).
Je sais que tu sais ce que c'est. Sache que dans les petits bleds, ce look est très poussé.
Les affreux ont même monté un club tektonik dans mon bahut. Compet' à la fin de l'année. Il va ya avoir du lourd, je te le dis. Ils dansent super bien ces petits, même si je ne suis pas une adepte, il faut le reconnaître (s'ils pouvaient mettre autant de motivation et d'énergie en cours...).

Bref. Je te raconterai d'autres petites histoires. Pour le moment, je te laisse, j'ai le potage sur le feu.
Allez, une jolie image pour la route (si les élèves étaient aussi captivés, ça se saurait !) :

24.3.08

(Pré-r)entrée en matière...

Alors voilà. Je suis vraiment entrée dans la vie d'adulte ce lundi 3 septembre 2008. Tu vas me demander, ô toi lecteur inconnu et surtout très rare, "Quoi, ça y est, t'as 18 ans ?!". Non, sache que pour moi, ce fut le jour où j'ai eu le statut de vraie prof. Ben oui, enfin (!) je n'étais plus stagiaire. Mais qui dit début de carrière, dit TZR, nouveaux bahuts, nouveaux collègues, et surtout, nouveaux affreux !

Ce fameux lundi, je me suis retrouvée dans ce que l'on appelle THE établissement de rattachement. Un bahut où bien souvent tu n'iras pas bosser, et qui te sert de base pour tous les trucs chiants : paperasses (il vaut mieux avoir la secrétaire dans ta poche), centre d'envoi de fiches de paye (ouf !) et ... base pour la réunion de pré-rentrée.

Ah... La pré-rentrée ! La veille, tu te demandes comment tu vas te fringuer. Bon, d'accord, il fait encore chaud (je n'ai pas été mutée dans le 93...). Mais garder tes tongs, et ton débardeur, encore pleins de sable, tu te demandes si c'est une bonne idée. Non, il vaut mieux donner une relative bonne impression, enfin, une impression de prof, quoi. J'optai donc pour un pantalon à pinces (enfin, sans les pinces, c'est chiant à repasser, t'as déjà essayé ?!), des ballerines que je n'ai portées que deux fois (pour cette pré-rentrée et celle de mon année de stage), un presque-débardeur et, of course, accessoire indispensable qui te donne toujours une contenance, même si en ce jour il n'y avait pas grand chose à y mettre : THE CARTABLE. A quoi ressemblerait un prof sans son cartable, je te le demande ! Non, je n'irais pas jusqu'à dire : A rien ! Le mien est fichtrement beau, offert par mamie. Du tout cuir, ton d'automne, toujours porté en bandoulière (oui, j'ai laissé tomber l'idée de le porter par la poignée, laisse-moi avoir l'air d'une étudiante, encore !).
Bref... Arrivée au bahut. Pas un chat. Si, les nouveaux, comme moi,
qui font style d'arriver en avance. Les autres profs arrivent limite à la bourre. Les nouveaux sont des jeunes, nouvelles recrues, nouveaux TZR.

La réunion commence à la bourre (ben quoi ? Il te faut un café et des croissants avant ! Le tout servi en salle de réunion sur des petits napperons en dentelle et papier qui ont leur charme.)
Et là, que vois-tu, une fois que le chef commence son allocution (ouf ! je suis en forme, moi !) ?! Que personne n'écoute ! Bon, pas d'ingénieur du son, le micro te sort des phénomènes de rétroaction acoustique (des larsens, quoi !). Bref, tu commences à sympathiser avec tes (peut-être) futurs collègues.

Je te passe le contenu du discours (ouaip, ok, je ne m'en souviens pas !).

Le seul moment d'action, c'est quand arrive la distribution des emplois du temps. Là, c'est la guerre. "Putain, pour avoir un emploi du temps pareil, elle a dû passer sous le bureau du patron !", "Ah, c'est mieux que l'an dernier, j'avais un trou de 5 heures avant mon cours de quatre à cinq, le vendredi !", "Wouaouw ! je finis le jeudi à 15 heures !" (re-soupçon de passage sous le bureau), etc...

Quant à moi, on me donna 6 heures de cours... par semaine, pour ainsi éviter de payer des heures sup'.

Petite récréation pour reposer tes yeux :


Bon.
Finalement, après moult et moult changements, réunion par groupes d'enseignement. Tu l'auras compris à mon verbe fou, je suis prof de françois (ben quoi ?! non ?! bon...). Donc, réunion avec mes (peut-être) futurs collègues. Collègues sympas qui voient que je flippe d'avoir une classe de 2des moi qui n'avais eu qu'une classe de nains, oups ! de sixièmes, en stage. On me rassure, on me donne des tuyaux, des docs... Bref, je tâte le terrain et mon doux cartable, à la recherche de papiers divers pour prendre des notes. Pas besoin, finalement. J'ai pu jouer la concierge, en regardant et écoutant deux profs mâles se jeter furieusement (cause : re-soupçons de passage sous le bureau... oui, les gens sont très ouverts dans ce bahut, on dirait !). Je te passe les détails, ô lecteur fatigué. Tu savais pas que les profs étaient des gens bavards ?!

Bref. Une collègue à la presque retraite m'a sauté dessus, a voulu manger avec moi, me dire que nous allions bosser ensemble, que c'est chouette les jeunes... Le problème c'est qu'elle se démerdait toujours pour me parler à 1 centimètre, que je me suis reçu pas mal de postillons (y'avait un plat d'ail à la cantoche ce midi ou quoi ?!) et qu'elle me tenait toujours le bras. Je t'ai parlé de ses lunettes en cul de bouteille ?

Bref (ou pas !). Je quittai mes collègues et le bahut. Pour n'y revenir que pour deux heures avec ma classe de grands, ma classe de secondes... A qui je n'aurai fait que 2 heures de cours.

Eh oui, je fus appelée vers de nouveau horizons, dans un nouveau bahut, un collège. C'est moins flippant, et puis les pions ne te prennent pas sans arrêt pour une élève (petite scène devant la grille du lycée : "Bonjour!" "Ouais, bonjour. Bon, c'est à cette heure-ci que t'arrives, toi ?! Il est où ton carnet ?!!! Tu vas aller te présenter à la vie scolaire, et avec une bonne excuse !" "Oui, mais non, en fait... euh, bon, je suis prof, voilà... S'cusez-moi monsieur..." "Ah bon ! Désolé ! Quelle idée aussi d'être aussi jeune ! Héhé ! Pardon, hein ?!").

Bon. Les nouveaux horizons furent plutôt sympathicous. Je n'en ai profité que 3 mois. Les affreux étaient plutôt sympas. Ouaip. Le jour de mon départ, j'ai eu droit à moult cadeaux (du cidre, un pernuche en chocolat et surtout un mot signé, véritable déclaration d'amour, avec coordonnées de skyblogs et tutti quanti. SNIRLF !)

Ouaip, et maintenant, nouveau bahut, nouveaux collègues, nouveaux affreux ! Depuis la rentrée de janvier. Nouvelles histoires...

Tiens, pour la route :

23.3.08

Tableau

Putain, l'angoisse de la page blanche... Et bam ! Déjà quelques mots... Pas facile de commencer... Que raconter ? Des conneries...
Dans ce bled paumé où je me trouve désormais forcée d'habiter (oui, mais jusqu'à quand ?!)... Je vous peints le tableau : il fait un temps à pas mettre un chat dehors, il neige, il fait soleil. Le chat ronronne sur l'imprimante, ouais, et alors ? Un soupçon de musique funky, à la radio. Putain, c'est bon ce long week-end de farniente !
Enfin, il me reste quelques copies des affreux (nota : les "affreux", ou schtrumpfs : mes élèves). Il y aura certainement quelques petites histoires à raconter sur mes affreux. Le métier fait quelquefois le moine...