24.3.08

(Pré-r)entrée en matière...

Alors voilà. Je suis vraiment entrée dans la vie d'adulte ce lundi 3 septembre 2008. Tu vas me demander, ô toi lecteur inconnu et surtout très rare, "Quoi, ça y est, t'as 18 ans ?!". Non, sache que pour moi, ce fut le jour où j'ai eu le statut de vraie prof. Ben oui, enfin (!) je n'étais plus stagiaire. Mais qui dit début de carrière, dit TZR, nouveaux bahuts, nouveaux collègues, et surtout, nouveaux affreux !

Ce fameux lundi, je me suis retrouvée dans ce que l'on appelle THE établissement de rattachement. Un bahut où bien souvent tu n'iras pas bosser, et qui te sert de base pour tous les trucs chiants : paperasses (il vaut mieux avoir la secrétaire dans ta poche), centre d'envoi de fiches de paye (ouf !) et ... base pour la réunion de pré-rentrée.

Ah... La pré-rentrée ! La veille, tu te demandes comment tu vas te fringuer. Bon, d'accord, il fait encore chaud (je n'ai pas été mutée dans le 93...). Mais garder tes tongs, et ton débardeur, encore pleins de sable, tu te demandes si c'est une bonne idée. Non, il vaut mieux donner une relative bonne impression, enfin, une impression de prof, quoi. J'optai donc pour un pantalon à pinces (enfin, sans les pinces, c'est chiant à repasser, t'as déjà essayé ?!), des ballerines que je n'ai portées que deux fois (pour cette pré-rentrée et celle de mon année de stage), un presque-débardeur et, of course, accessoire indispensable qui te donne toujours une contenance, même si en ce jour il n'y avait pas grand chose à y mettre : THE CARTABLE. A quoi ressemblerait un prof sans son cartable, je te le demande ! Non, je n'irais pas jusqu'à dire : A rien ! Le mien est fichtrement beau, offert par mamie. Du tout cuir, ton d'automne, toujours porté en bandoulière (oui, j'ai laissé tomber l'idée de le porter par la poignée, laisse-moi avoir l'air d'une étudiante, encore !).
Bref... Arrivée au bahut. Pas un chat. Si, les nouveaux, comme moi,
qui font style d'arriver en avance. Les autres profs arrivent limite à la bourre. Les nouveaux sont des jeunes, nouvelles recrues, nouveaux TZR.

La réunion commence à la bourre (ben quoi ? Il te faut un café et des croissants avant ! Le tout servi en salle de réunion sur des petits napperons en dentelle et papier qui ont leur charme.)
Et là, que vois-tu, une fois que le chef commence son allocution (ouf ! je suis en forme, moi !) ?! Que personne n'écoute ! Bon, pas d'ingénieur du son, le micro te sort des phénomènes de rétroaction acoustique (des larsens, quoi !). Bref, tu commences à sympathiser avec tes (peut-être) futurs collègues.

Je te passe le contenu du discours (ouaip, ok, je ne m'en souviens pas !).

Le seul moment d'action, c'est quand arrive la distribution des emplois du temps. Là, c'est la guerre. "Putain, pour avoir un emploi du temps pareil, elle a dû passer sous le bureau du patron !", "Ah, c'est mieux que l'an dernier, j'avais un trou de 5 heures avant mon cours de quatre à cinq, le vendredi !", "Wouaouw ! je finis le jeudi à 15 heures !" (re-soupçon de passage sous le bureau), etc...

Quant à moi, on me donna 6 heures de cours... par semaine, pour ainsi éviter de payer des heures sup'.

Petite récréation pour reposer tes yeux :


Bon.
Finalement, après moult et moult changements, réunion par groupes d'enseignement. Tu l'auras compris à mon verbe fou, je suis prof de françois (ben quoi ?! non ?! bon...). Donc, réunion avec mes (peut-être) futurs collègues. Collègues sympas qui voient que je flippe d'avoir une classe de 2des moi qui n'avais eu qu'une classe de nains, oups ! de sixièmes, en stage. On me rassure, on me donne des tuyaux, des docs... Bref, je tâte le terrain et mon doux cartable, à la recherche de papiers divers pour prendre des notes. Pas besoin, finalement. J'ai pu jouer la concierge, en regardant et écoutant deux profs mâles se jeter furieusement (cause : re-soupçons de passage sous le bureau... oui, les gens sont très ouverts dans ce bahut, on dirait !). Je te passe les détails, ô lecteur fatigué. Tu savais pas que les profs étaient des gens bavards ?!

Bref. Une collègue à la presque retraite m'a sauté dessus, a voulu manger avec moi, me dire que nous allions bosser ensemble, que c'est chouette les jeunes... Le problème c'est qu'elle se démerdait toujours pour me parler à 1 centimètre, que je me suis reçu pas mal de postillons (y'avait un plat d'ail à la cantoche ce midi ou quoi ?!) et qu'elle me tenait toujours le bras. Je t'ai parlé de ses lunettes en cul de bouteille ?

Bref (ou pas !). Je quittai mes collègues et le bahut. Pour n'y revenir que pour deux heures avec ma classe de grands, ma classe de secondes... A qui je n'aurai fait que 2 heures de cours.

Eh oui, je fus appelée vers de nouveau horizons, dans un nouveau bahut, un collège. C'est moins flippant, et puis les pions ne te prennent pas sans arrêt pour une élève (petite scène devant la grille du lycée : "Bonjour!" "Ouais, bonjour. Bon, c'est à cette heure-ci que t'arrives, toi ?! Il est où ton carnet ?!!! Tu vas aller te présenter à la vie scolaire, et avec une bonne excuse !" "Oui, mais non, en fait... euh, bon, je suis prof, voilà... S'cusez-moi monsieur..." "Ah bon ! Désolé ! Quelle idée aussi d'être aussi jeune ! Héhé ! Pardon, hein ?!").

Bon. Les nouveaux horizons furent plutôt sympathicous. Je n'en ai profité que 3 mois. Les affreux étaient plutôt sympas. Ouaip. Le jour de mon départ, j'ai eu droit à moult cadeaux (du cidre, un pernuche en chocolat et surtout un mot signé, véritable déclaration d'amour, avec coordonnées de skyblogs et tutti quanti. SNIRLF !)

Ouaip, et maintenant, nouveau bahut, nouveaux collègues, nouveaux affreux ! Depuis la rentrée de janvier. Nouvelles histoires...

Tiens, pour la route :

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