8.10.08

The affreux's parents...

Salut à toi !

Ouaip, hier, j'avais une réunion avec les parents de quelques 18 affreux. Une petite réunion, qui n'a duré que 3 heures. Oui, j'avais un putain de mal de gorge à la fin, ô gorge, mon outil de travail ! Vais-je pouvoir crier tranquillement demain ? (Oui, je ne crie pas le mercredi, j'ai les grands de 2de)
L'occasion pour moi de voir quelles têtes ont les géniteurs de mes n'affreux, et l'occasion pour eux de voir de quoi a l'air la prof de français, aussi...

Non, la môman de Nono ne lui ressemble pas. Elle n'a pas l'air de planer comme lui. Avec la prof principale (la P.P., pour les intimes) on a eu du mal à lui faire comprendre que son fils avait quelques problèmes de compréhension (oh ! un euphémisme)... Elle avait l'air au courant et désolé(e) (oh ! un zeugma ! putain, je suis en forme, on dirait...).

Bref. Disons-le, je te me suis mis les parents dans la poche, répondant du tac au tac aux questions angoissées (oui, les parents des 6e sont toujours angoissés, et eux aussi m'ont affublée du joli nom de "maîtresse").

Les parents des n'affreux sont assez jeunes, ce qui fait que je me suis retrouvée plusieurs fois devant des gens de presque mon âge. C'est assez étrange, en fait (oui, je n'ai qu'un chat, moi).

Les parents de la campagne ont, pour beaucoup, des piercings et des tatouages, et ils mâchent ostensiblement leur chewing-gum. Ca te met vite à l'aise, toi qui as plus ou moins oublié la réunion et que tu as un look plutôt décontracté...

Les parents des n'affreux peuvent croire aussi que tu n'as que ça à foutre de donner du travail supplémentaire aux gamins en difficulté, que tu peux inventer de magnifiques exos adaptés à chaque problème (je sens bien que je vais flancher, un jour).

Les parents des n'affreux te demandent avec espoir si tu leur feras plein de dictées, parce que "vous avez vu, de nos jours, les enfants ne savent plus écrire ! moi, je me souviens, on nous faisait faire des dictées tout le temps, hein ?!". Ne vous inquiétez pas, madame, je pars en guerre contre les fautes d'orthographe. Hahaha ! Hum.

Alors, je rassure, je souris, je mets un brin d'humour, je me montre ferme, je jauge, je m'adapte, je deviens schizo, presque, à force de m'adapter à la personnalité de chacun...

Bref. Un vrai exercice de style.

Et puis je termine avec un affreux qui te me sort devant sa mère (très bavarde), même pas sur le ton du fayot, en plus, que je flaire à 100m : "De toutes façons, avec madame Zeugma, on ne peut que tout comprendre, parce que ses cours, ils sont super. Moi j'adore aller en français"...

Argh !
Brave petit, va !

(tu la vois la larmichette ?)



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