Salut à toi !
Ouaip. Ouf. Finie la semaine.
Je commençais doucettement à marcher sur les genoux...
Que de folles choses se sont passées cette semaine, dans mes trépidantes aventures profesques !
7 élèves de ma classe d'affreux affreux se sont fait virer 2 jours.
Résultat, ils sont revenus plutôt calmés, et je te les tiens par les couilles. Voui, parfaitement.
J'ai un peu dérapé en cours, du style :
- Non, mais tu te fous de ma gueule ? Tu sors.
Pas bien, mais ça jette comme un froid vent d'autan, et l'affreux, il revient la queue entre les jambes.
Bon, j'arrête mes métaphores dégueulasses...
Bref, ça gueule dans tous les coins, ça se bisouille et ça se bave dessus dans la cour, ça te sort des mini-jupes, ça te tape des crises de rébellion à deux balles...
L'été arrive, enfin presque.
Mes n'affreux de 6e, malgré le conseil passé (hier soir, c'est moi qui menais la cérémonie, je t'ai fait ça fissa en une petite heure...), sont toujours tenus en laisse.
Mes affreux-glandeurs-mais-sympas de 4e sont motivés pour jouer en classe un bout de scène de L'Avare, ou du Radin, comme ils disent...
Alors vas-y qu'on essaie d'expliquer le texte...
- Eh, madame, il est pas un peu parano, là, Harpagon ?
- Eh, mais il pète un câble, là, non ? (allusion au passage "Montre-moi tes mains. - Les voilà. - Les autres..." )
Ça, ils étaient bien motivés.
Et vas-y qu'on essaie de te mettre en scène le texte...
Ça te donne du Molière revu prononciation façon banlieue, fort sympathique ma foi.
Un peu de retenue toutefois quand il a fallu jouer la scène avec les gestes ("en vrai, quoi, madame"...).
- Bah, madame, j'vais pas lui tâter le futal quand même, là !
(allusion à la scène de fouille)
-Allez, tu peux le faire, il faut juste lui tâter le bas du pantalon, tu sais, les chausses...
- Ah ouais, ok, pasque moi, j'avais pas envie de lui toucher les ... 'fin vous voyez, quoi.
- Non, pas du tout...
- Allez, madame, vous charriez, là !
Bref, au final, je me suis retrouvée dans un remix du film L'Esquive (Marivaux en moins).
Et on s'est bien marrés.
Résultat, ils sont incollables sur les mots didascalies, aparté, tirade, dramaturge, et tutti quanti. Et ça, c'est une belle victoire, je te le dis, c'était pas gagné...
Joie du vendredi soir...
Je les kiffe ces affreux.
Ouaip. Ouf. Finie la semaine.
Je commençais doucettement à marcher sur les genoux...
Que de folles choses se sont passées cette semaine, dans mes trépidantes aventures profesques !
7 élèves de ma classe d'affreux affreux se sont fait virer 2 jours.
Résultat, ils sont revenus plutôt calmés, et je te les tiens par les couilles. Voui, parfaitement.
J'ai un peu dérapé en cours, du style :
- Non, mais tu te fous de ma gueule ? Tu sors.
Pas bien, mais ça jette comme un froid vent d'autan, et l'affreux, il revient la queue entre les jambes.
Bon, j'arrête mes métaphores dégueulasses...
Bref, ça gueule dans tous les coins, ça se bisouille et ça se bave dessus dans la cour, ça te sort des mini-jupes, ça te tape des crises de rébellion à deux balles...
L'été arrive, enfin presque.
Mes n'affreux de 6e, malgré le conseil passé (hier soir, c'est moi qui menais la cérémonie, je t'ai fait ça fissa en une petite heure...), sont toujours tenus en laisse.
Mes affreux-glandeurs-mais-sympas de 4e sont motivés pour jouer en classe un bout de scène de L'Avare, ou du Radin, comme ils disent...
Alors vas-y qu'on essaie d'expliquer le texte...
- Eh, madame, il est pas un peu parano, là, Harpagon ?
- Eh, mais il pète un câble, là, non ? (allusion au passage "Montre-moi tes mains. - Les voilà. - Les autres..." )
Ça, ils étaient bien motivés.
Et vas-y qu'on essaie de te mettre en scène le texte...
Ça te donne du Molière revu prononciation façon banlieue, fort sympathique ma foi.
Un peu de retenue toutefois quand il a fallu jouer la scène avec les gestes ("en vrai, quoi, madame"...).
- Bah, madame, j'vais pas lui tâter le futal quand même, là !
(allusion à la scène de fouille)
-Allez, tu peux le faire, il faut juste lui tâter le bas du pantalon, tu sais, les chausses...
- Ah ouais, ok, pasque moi, j'avais pas envie de lui toucher les ... 'fin vous voyez, quoi.
- Non, pas du tout...
- Allez, madame, vous charriez, là !
Bref, au final, je me suis retrouvée dans un remix du film L'Esquive (Marivaux en moins).
Et on s'est bien marrés.
Résultat, ils sont incollables sur les mots didascalies, aparté, tirade, dramaturge, et tutti quanti. Et ça, c'est une belle victoire, je te le dis, c'était pas gagné...
Joie du vendredi soir...
Je les kiffe ces affreux.
4 commentaires:
ah ben bravo... je constate que pour l'une des dernières gardiennes de notre si belle langue, ton post ne dépasse guère le niveau de la ceinture... Ou va le monde, putain de bordel de pine d'huitre, je vous le demande...
Ouaip, je te l'accorde...
Mais des fois je m'applique, hein, faut pas croire !
Où va le monde, où va le monde...
Tout augmente, et y'a plus d'saisons... ma bonn'dam' !
lol
Le prof de lettres sait adapter son langage à chaque situation, n'est-ce pas ?
Bravo pour cet article très sympa...
Merci bieng, leto !
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