S'il y a un truc que j'aimerais, un de ces trucs que tu sais irréalisables, tu vois, ce serait d'être une black façon Jackie Brown, ou chanteuse soul, dans les 70's, façon funk, un peu... Avec une bonne gouffa, une bonne voix grave et rauque...
Bref.
Ce soir, pour raviver cette envie, Arte a décidé de te me passer un Shaft, "Les nuits rouges de Harlem". Nan, je mets pas de lien, j'ai la flemme, et puis tu peux chercher si ça t'intéresse, et puis surtout, y'a L'Ile de la tentation qui passe maintenant, alors...
Attention, tu connais Arte, ils te nous ont passé la première version, celle de 71, avec la légendaire zik de Isaac Hayes, ce black qu'un rien habille (un manteau de chaines en plaqué or, oui, parfaitement). Ambiance, ambiance...
Tu l'auras compris, l'action se passe à Harlem. La fille du chef de la mafia black a été enlevée par le chef de la mafia blanche. Shaft, fameux détective privé est payé par le grand baron de la drogue pour récupérer sa fille...
Alors, puisque je me fais chier devant L'Ile de la temptation (haha), j'ai décidé de te plonger dans l'ambiance 70's, de te faire un bref portrait de l'enquêteur et de te faire partager les meilleures répliques que j'ai notées (oui, je suis une psychopathe de la prise de notes).
Comme je suis une folle de la gachette de l'appareil, aussi, j'ai pris quelques photos et non, je n'ai pas la nouvelle free box qui permet de faire des pauses, d'où : des photos laides, que je n'ai même pas envie de retoucher un chouïa... Feignasse...
(En fait, Monhomme a eu la bonne idée de zapper sur Arte -soirée cultivation, émission sur James Brown- parce que finalement, une conne qui chiale parce que son pseudo mec a décidé de s'éclater avec une tentatrice pour se venger, ben c'est affligeant).
Donc, Shaft, John Shaft est un détective privé doué, que même certains flics admirent. C'est normal, il est trop fort.

En plus, son air penché n'a rien à envier à Horatio Caine...
Il est drôle avec son pote flic (parce que les autres sont un peu racistes, quand même, vois-tu ?).

Mais il est capable de t'intimider un baron de la drogue. Non, il n'a peur de rien, décidément.

Mais en même temps, un gangster qui se croit encore dans les années 30 peut-il encore impressionner ?
Ah, oui, tiens...Et surtout, Shaft, John Shaft, plaît aux femmes.
Est-ce parce qu'il se trimballe TOUJOURS en blouson en couïr ?
Est-ce parce qu'il est capable de zigzaguer entre les caisses sur une grande avenue de New York sans se faire écraser ? Ou encore parce que les femmes ont envie de savoir s'il a un gros calibre (MOUAHAHAHA, mon style est très subtil ce soir) ? Toujours est-il que Shaft a sa régulière, une bien jolie fille, qui tremble de le voir rentrer le soir avec une balle dans le buffet...
Hein ? La classe...D'ailleurs, quand Shaft fait l'amûr, les femmes voient des étoiles et des cercles bleus funky...

Mais ce salaud de John se tape d'autres femmes, en tous cas une, dans ce volet. Une blanche (oui, le thème du racisme revient souvent, tu l'imagines).
Mais là, elle voit pas la vie en bleu, c'est plutôt les jets de la douche qu'elle se prend dans la gueule, entre autres.Elle sera vite oubliée, elle ne sert à rien dans le film, juste un perso pour montrer combien Shaft est irrésistible et ouvert... Il lui sort quand même, en la foutant à la porte "Ca s'ra pour une prochaine fois, hein ? Mêmes sentiments, même endroit. Hé, ferme la porte en sortant !"
Sinon, Shaft est capable de gueuler "Sale pd d'blanc !" quand un taxi refuse de le prendre et choisit un blanc.
Quand un autre s'arrête, au début de la course, Shaft lui sort comme ça, "Ch'uis en avance, prends ton temps !" (oui, Shaft est généreux, et il bouffe pas mal de syllabes)
Il donne un billet à un petit dans la rue, il dit au vendeur de marrons chauds, les marrons, de garder la monnaie... Quand il défonce une porte parce qu'il est poursuivi par des gangsters armés jusqu'aux dents, il rembourse la porte !!
Enfin, et ça résume pas mal le message du film (au cas où t'aurais pas compris), court dialogue entre Shaft et sa régulière, au téléphone :
- Est-ce que tu as des ennuis ?
- Ha ha ha ha ! Oui, toujours les mêmes, je suis né la peau noire, et je suis né pauvre !
Voilà, ô lecteur courageux.
J'ai vraiment kiffé, je vais me replonger dans ces ambiances funky, je vais prendre des hormones pour avoir la voix grave, regarder mon cendrier, ma pendule, mettre des rectangles arrondis orange et marron dans mon appart, et chanter, et bronzer...
Ah, j'allais oublier :
Comme dirait un pote du mafieux de Harlem, "Quand on laisse un homme vous dire merde, il peut recommencer."
Et cet homme, c'est Shaft, John Shaft.
1 commentaire:
punaise, il a une afro carrée!! c'est dingue!! diiiingue!
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