Salut à toi !
Voilà, je suis rentrée... pour de vrai.
J'ai vu mes affreux, mes collègues, mes salles, mes bahuts.
Alors, pour ce post de rentrée, impressions en vrac, comme ça, histoire de te plonger dans l'ambiance...
Je te nous ai impressionné mes petits n'affreux de 6e, qui n'en avaient presque pas besoin.
Ah, ces petits... Cartable sur le dos, scoliose en perspective, la petite morve au nez (prends un mouchoir ! si, si ! non, je ne t'aiderai pas !), la larme à l'œil d'un petit Kévin qui arrive à la bourre parce qu'il s'est perdu dans le bahut labyrinthesque (et parce que je lui ai jeté un bon gros regard noir, arf mais !).
Les questions habituelles : "on écrit en rouge comme vous, madame ?", les angoisses habituelles : "madaaaaame, c'est pas mon cartable ! je me suis trompée ! snirlf !" (le cartable Pucca est très en vogue...)...
Le café dégueulasse de l'antre des profs (accompagné de la petite affichette te priant de laver ta tasse, feignasse, et de prendre soin de la cafetière, qui est un objet très fragile), le code de la photocopieuse, les photocopies limitées (putain, je vais dépasser mon compte, c'est sûr !), les angoisses existencielles (merdre ! quelle tasse vais-je donc apporter ? et comment je m'habille demain ?), la bonne humeur de début d'année des collègues (oh, oui, je sais bien, ça changera), les réunions "ça peut plus durer, bordel", non, on n'acceptera jamais une classe à 31 (pour le collège, parce qu'en lycée, t'es plutôt content, là), le représentant syndical qui te saute dessus (oui, je sais, TZR c'est la galère, mais ton syndicat, là, il serait pas un peu de droite sur les bords, non ?), le 4e emploi du temps en 2 jours...
Les 38 degrés dans les salles et toi qui sues (putain, c'est parce que j'ai plus l'habitude de faire des phrases correctes ? ah, non, y'a un affreux tout rouge, et tout suintant), l'odeur ennivrante des stylos de tableaux (ouaip, modernes les bahuts), l'appel à faire sur ordi (re, mais ça marche moyen).
Le casier-putain-y'a-mon-nom-dessus-dis-donc (ah, dans le coin spécial TZR, au lycée, quand même...), les collègues (de lycée) qui me prennent pour une élève (ouhlàlà ! mais on n'a pas idée de faire aussi jeune ! et toi, toujours pas à la retraite ? mouhahaha. hum.), une élève de 1e qui me prend pour une élève, très peu d'ados boutonneux (ben quand j'étais jeune, c'était pas le cas, merdre !)...
Les collègues qui me racontent des choses un peu trop privées (mon mari me frappe et m'empêche de voir des gens, d'ailleurs, je me dépêche, il vient me chercher, il ne veut pas que je conduise), la quête des collègues qui fument, les blagues des agents de service devant la machine à café (oui, au lycée, y'en a une, si tu veux un petit potage ; j'ai pas dit que j'en buvais, j'avais la flemme de faire le kawa pour 500 collègues, va savoir pourquoi)...
Les angoisses "serai-je à la hauteur pour préparer des cours de 1e ?", les évaluations d'entrée en 6e que j'ai déjà vues il y a 3 ans, les poignées de mains polies aux supérieurs, les enfants de collègues en classe (pression, pression)...
Bref.
Jusqu'ici, tout va bien... jusqu'ici, tout va bien...
Voilà, je suis rentrée... pour de vrai.
J'ai vu mes affreux, mes collègues, mes salles, mes bahuts.
Alors, pour ce post de rentrée, impressions en vrac, comme ça, histoire de te plonger dans l'ambiance...
Je te nous ai impressionné mes petits n'affreux de 6e, qui n'en avaient presque pas besoin.
Ah, ces petits... Cartable sur le dos, scoliose en perspective, la petite morve au nez (prends un mouchoir ! si, si ! non, je ne t'aiderai pas !), la larme à l'œil d'un petit Kévin qui arrive à la bourre parce qu'il s'est perdu dans le bahut labyrinthesque (et parce que je lui ai jeté un bon gros regard noir, arf mais !).
Les questions habituelles : "on écrit en rouge comme vous, madame ?", les angoisses habituelles : "madaaaaame, c'est pas mon cartable ! je me suis trompée ! snirlf !" (le cartable Pucca est très en vogue...)...
Le café dégueulasse de l'antre des profs (accompagné de la petite affichette te priant de laver ta tasse, feignasse, et de prendre soin de la cafetière, qui est un objet très fragile), le code de la photocopieuse, les photocopies limitées (putain, je vais dépasser mon compte, c'est sûr !), les angoisses existencielles (merdre ! quelle tasse vais-je donc apporter ? et comment je m'habille demain ?), la bonne humeur de début d'année des collègues (oh, oui, je sais bien, ça changera), les réunions "ça peut plus durer, bordel", non, on n'acceptera jamais une classe à 31 (pour le collège, parce qu'en lycée, t'es plutôt content, là), le représentant syndical qui te saute dessus (oui, je sais, TZR c'est la galère, mais ton syndicat, là, il serait pas un peu de droite sur les bords, non ?), le 4e emploi du temps en 2 jours...
Les 38 degrés dans les salles et toi qui sues (putain, c'est parce que j'ai plus l'habitude de faire des phrases correctes ? ah, non, y'a un affreux tout rouge, et tout suintant), l'odeur ennivrante des stylos de tableaux (ouaip, modernes les bahuts), l'appel à faire sur ordi (re, mais ça marche moyen).
Le casier-putain-y'a-mon-nom-dessus-dis-donc (ah, dans le coin spécial TZR, au lycée, quand même...), les collègues (de lycée) qui me prennent pour une élève (ouhlàlà ! mais on n'a pas idée de faire aussi jeune ! et toi, toujours pas à la retraite ? mouhahaha. hum.), une élève de 1e qui me prend pour une élève, très peu d'ados boutonneux (ben quand j'étais jeune, c'était pas le cas, merdre !)...
Les collègues qui me racontent des choses un peu trop privées (mon mari me frappe et m'empêche de voir des gens, d'ailleurs, je me dépêche, il vient me chercher, il ne veut pas que je conduise), la quête des collègues qui fument, les blagues des agents de service devant la machine à café (oui, au lycée, y'en a une, si tu veux un petit potage ; j'ai pas dit que j'en buvais, j'avais la flemme de faire le kawa pour 500 collègues, va savoir pourquoi)...
Les angoisses "serai-je à la hauteur pour préparer des cours de 1e ?", les évaluations d'entrée en 6e que j'ai déjà vues il y a 3 ans, les poignées de mains polies aux supérieurs, les enfants de collègues en classe (pression, pression)...
Bref.
Jusqu'ici, tout va bien... jusqu'ici, tout va bien...
2 commentaires:
wahouuu... ça fait peur d'être prof. Et ce qui me fait le plus peur je crois, c'est de ne pas pouvoir passer ma malinée à touiller le même café en le laissant trainer sur la table jusqu'a ce qu'il ne soit plus buvable.
J'admire les profs.
Je vois que tu as bien saisi l'ambiance !
Enregistrer un commentaire