Salut à toi !
Qui dit TZR, qui dit moi surtout, dit prof qui doit se taper la surveillance du brevet, mais aussi la correction.
Mais non, je ne me plains pas, sinon je vais en faire défriser certains.
D'ailleurs, il faut bien l'avouer, c'était plutôt sympathique comme expérience...
Tiens, en passant, l'an dernier, j'ai eu à "surveiller" un affreux qui s'était pété le bras. Mouahaha, pas d'bras, pas de brevet. Non, j'ai simplement dû écrire tout ce qu'il me dictait pour l'épreuve de français. 3h d'écriture... de conneries. Quand elles étaient trop grosses, je pouvais pas m'empêcher de toussoter, mais bon, ça ne l'a pas vraiment aidé, je vous rassure, ô vous lecteurs justiciers.
Le meilleur, c'était pour la dictée : je te l'ai trimballé l'affreux jusqu'au bureau du principal pour qu'il aille tapoter d'un doigt hésitant de sa main valide sa dictée sur l'ordi. Puis impression, et feuille jointe à sa copie anonymée. Ah, modernité et technologie, quand vous nous tenez...
Bref.
Pour toi, lecteur, qui te demandes comment se passe une journée de correction, je mets fin à cette part de mystère (mystère présent dans ma tête de néo-titulaire, j'ajoute).
J'arrive donc dans un établissement inconnu, à 40 bornes de mon bled, amenée par un collègue.
Chaque correcteur doit se rendre dans une salle, où il retrouve avec joie (hum) des collègues de sa matière. Ça permet aux profs de ne pas se sentir dépaysés et de partager de bons fous rires concernant des perlouzes trouvées dans diverses copies...
Eh oui, je ne pense pas pouvoir rire aux mêmes blagues que les profs de math, je l'avoue.
Là dessus, tu attends que les organisateurs secrets te donnent les copies que tu as à corriger.
J'ai eu la chance de n'en avoir que 35, aucun collègue n'ayant fourni de certificat médical pour se désister à la dernière minute (oui, ce sont des choses qui arrivent).
Nous étions 6 profs dans la salle, dont un qui corrigeait de façon très appliquée, peut-être même trop... A te corriger toutes les fautes d'orthographe, à mettre toutes les annotations dans la marge, d'un stylo rouge furieux et sautillant. Ce qui ne sert à rien, les copies ne seront pas rendues (quoi ? oui, sauf si un élève réclame sa copie parce qu'il veut porter plainte contre sa note assassine).
Ambiance café chaud, petit gâteaux et bouteilles d'eau fraîche fournis.
Alors, comme la correction est prévue pour deux jours pour les plus longs (le collègue consciencieux par exemple, connu pour rester jusqu'à la dernière seconde du 2e jour), tout le monde (ou presque) corrige le plus vite possible pour ne pas avoir à revenir.
Non, je n'ai pas bâclé la correction. Je te rassure.
Non, ça te donne plutôt l'impression d'être complètement lobotomisé. Les lettres défilent, les mots, les phrases, les conneries...
2 sujets au choix en rédaction pour les séries technologiques et professionnelles :
- Vous avez vécu une grande déception. Racontez les circonstances, vos réactions, etc...
- Pensez-vous qu'il est nécessaire de partir loin pour passer de bonnes vacances ? Justifiez...
(je te résume les sujets ; puissants, non ?)
Exemple de jolies choses trouvées dans les rédactions :
- partir l'ouin
- passer des bonnes vacances sous le sable chaud
- partir aux échelles
- Il se trouvent même que dans certain aquarium y a des marmottes (oui) (avec les fautes)
- Et ma copie préférée :
Et un jour, je vis cette magnifique créature des dieux, sculptée par Aphrodite elle-même. (...) Face à elle je me sentais énormément bien, bon, bref, j'étais vraiment amoureux. Amoureux de ses mains douces, amoureux de sa bouche si belle que même le jour se cachait face à elle et ses yeux si clairs que l'on avait envie d'y plonger dedans et de se laisser porter par des vagues d'amour pur. (...) Comme un ange je l'ai vue, comme l'amour je l'ai touchée, comme le diable elle m'a emprisonné.
Oui, je sais, ça en bouche un coin...
Ca, c'est pour les jolies choses... Sinon, j'ai eu des scéances de psychanalyse sur papier.
Style, ma plus grande déception c'est d'avoir appris que me mère a été violée par son père, et qu'il la battait.
Ou encore : ma plus grande déception, c'est pendant les vacances d'été : un jour il faisait beau, et puis d'un coup il a plu. Et puis il a refait beau, et puis il a replu.... (5 fois comme ça ; faut bien tenir 20 lignes, quoi !).
AAAAAAAAAAAAHhhhhhhhhhhhh !
Quelle belle expérience.
Allez, c'est tout pour aujourd'hui.
Qui dit TZR, qui dit moi surtout, dit prof qui doit se taper la surveillance du brevet, mais aussi la correction.
Mais non, je ne me plains pas, sinon je vais en faire défriser certains.
D'ailleurs, il faut bien l'avouer, c'était plutôt sympathique comme expérience...
Tiens, en passant, l'an dernier, j'ai eu à "surveiller" un affreux qui s'était pété le bras. Mouahaha, pas d'bras, pas de brevet. Non, j'ai simplement dû écrire tout ce qu'il me dictait pour l'épreuve de français. 3h d'écriture... de conneries. Quand elles étaient trop grosses, je pouvais pas m'empêcher de toussoter, mais bon, ça ne l'a pas vraiment aidé, je vous rassure, ô vous lecteurs justiciers.
Le meilleur, c'était pour la dictée : je te l'ai trimballé l'affreux jusqu'au bureau du principal pour qu'il aille tapoter d'un doigt hésitant de sa main valide sa dictée sur l'ordi. Puis impression, et feuille jointe à sa copie anonymée. Ah, modernité et technologie, quand vous nous tenez...
Bref.
Pour toi, lecteur, qui te demandes comment se passe une journée de correction, je mets fin à cette part de mystère (mystère présent dans ma tête de néo-titulaire, j'ajoute).
J'arrive donc dans un établissement inconnu, à 40 bornes de mon bled, amenée par un collègue.
Chaque correcteur doit se rendre dans une salle, où il retrouve avec joie (hum) des collègues de sa matière. Ça permet aux profs de ne pas se sentir dépaysés et de partager de bons fous rires concernant des perlouzes trouvées dans diverses copies...
Eh oui, je ne pense pas pouvoir rire aux mêmes blagues que les profs de math, je l'avoue.
Là dessus, tu attends que les organisateurs secrets te donnent les copies que tu as à corriger.
J'ai eu la chance de n'en avoir que 35, aucun collègue n'ayant fourni de certificat médical pour se désister à la dernière minute (oui, ce sont des choses qui arrivent).
Nous étions 6 profs dans la salle, dont un qui corrigeait de façon très appliquée, peut-être même trop... A te corriger toutes les fautes d'orthographe, à mettre toutes les annotations dans la marge, d'un stylo rouge furieux et sautillant. Ce qui ne sert à rien, les copies ne seront pas rendues (quoi ? oui, sauf si un élève réclame sa copie parce qu'il veut porter plainte contre sa note assassine).
Ambiance café chaud, petit gâteaux et bouteilles d'eau fraîche fournis.
Alors, comme la correction est prévue pour deux jours pour les plus longs (le collègue consciencieux par exemple, connu pour rester jusqu'à la dernière seconde du 2e jour), tout le monde (ou presque) corrige le plus vite possible pour ne pas avoir à revenir.
Non, je n'ai pas bâclé la correction. Je te rassure.
Non, ça te donne plutôt l'impression d'être complètement lobotomisé. Les lettres défilent, les mots, les phrases, les conneries...
2 sujets au choix en rédaction pour les séries technologiques et professionnelles :
- Vous avez vécu une grande déception. Racontez les circonstances, vos réactions, etc...
- Pensez-vous qu'il est nécessaire de partir loin pour passer de bonnes vacances ? Justifiez...
(je te résume les sujets ; puissants, non ?)
Exemple de jolies choses trouvées dans les rédactions :
- partir l'ouin
- passer des bonnes vacances sous le sable chaud
- partir aux échelles
- Il se trouvent même que dans certain aquarium y a des marmottes (oui) (avec les fautes)
- Et ma copie préférée :
Et un jour, je vis cette magnifique créature des dieux, sculptée par Aphrodite elle-même. (...) Face à elle je me sentais énormément bien, bon, bref, j'étais vraiment amoureux. Amoureux de ses mains douces, amoureux de sa bouche si belle que même le jour se cachait face à elle et ses yeux si clairs que l'on avait envie d'y plonger dedans et de se laisser porter par des vagues d'amour pur. (...) Comme un ange je l'ai vue, comme l'amour je l'ai touchée, comme le diable elle m'a emprisonné.
Oui, je sais, ça en bouche un coin...
Ca, c'est pour les jolies choses... Sinon, j'ai eu des scéances de psychanalyse sur papier.
Style, ma plus grande déception c'est d'avoir appris que me mère a été violée par son père, et qu'il la battait.
Ou encore : ma plus grande déception, c'est pendant les vacances d'été : un jour il faisait beau, et puis d'un coup il a plu. Et puis il a refait beau, et puis il a replu.... (5 fois comme ça ; faut bien tenir 20 lignes, quoi !).
AAAAAAAAAAAAHhhhhhhhhhhhh !
Quelle belle expérience.
Allez, c'est tout pour aujourd'hui.
1 commentaire:
Ah trop rigolo!
Déjà le coup de l'aide au ptit nandicapé, ça c'est beau, mais je sais pas comment t'as fait pour rester stoïque.
Et lui pareil, pour ordonner ses idées, tout faire à la dictée, ça doit pas être super facile.
Pour les sioupers exemples trouvées dans les copies, ça prouve une fois de plus que la réalité dépasse la fiction. Ceci dit, je confirme, les sujets étaient à chier.
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