Salut à toi !
Ouaip, aujourd'hui, j'ai failli te m'attraper un affreux, te me l'étrangler, te me lui crever les yeux. Bref, lui faire plein de trucs pas très sympathiques.
En ce moment, comme tu le sais, les gosses pètent un câble, (et non, ils ne s'électrocutent pas, dommage... il faut que j'en touche un mot à mon collègue de techno, tiens...) et je ne dirai pas, comme monsieur Bégaudeau, que c'est quand même bien que les gosses soient vivants, qu'ils laissent libre cours à leur pensée (ah ? Ça pense un affreux ? Gnarkgnark !).
Mais je me suis retenue, boarf, quand même.
Alors, cette histoire de honte, hurle la foule en délire.
J'y viens. Alors, nouvelle histoire, avec un autre affreux qui n'a rien à voir avec celui que je voulais torturer (je précise, y'a eu des confusions parmi les lecteurs...).
A 13h, après la digestion qui va avec (grosse ration de desserts : fromage en barquounette, pain d'épices, yaourt goût et texture tarte tatin, et melon espagnol), je vais chercher mes petits affreux de 6e, qui sont les seuls, (avec mes 4e glandeurs mais sympas mais qui glandent sympathiquement), à ne pas me saouler en ces temps de pré-vacances... (mes gros yeux les effraient encore)
Et là, je vois un élève que je ne connais pas, rangé avec les miens.
Bon, il m'arrive régulièrement d'avoir des élèves qui ne sont pas les miens qui veulent assister à mes cours (ouaip, la classe). Alors, je me dis qu'il va se barrer. Mais non. Il monte avec nous.
Arrivés devant ma salle, mes petits moignons rigolent doucettement, "eh, madame, z'avez vu ? y'a un nouveau, hein ?! hihi !" (oui, ça rigole gentiment un affreux de 6e)
- Oui, oui, c'est ça !
Mes affreux rentrent, le petit inconnu reste devant la porte.
- Bon, tu sais, tu peux pas rentrer, tu vas devoir aller en étude, ou dans la cour, là ?
- Mais pourquoi madame ?
- Ben, je peux pas t'accueillir en cours, moi, tu sais bien !
- Mais pourquoi (regard paniqué) ?
- Parce que c'est dans le règlement (faudrait que je le lise un jour.... et puis non, en fait) ! Je ne peux pas t'accueillir, c'est comme ça !
- Mais...
- Allez, au revoir !
Et je ferme la porte.
Je vois mes affreux, un peu étonnés, avec une vieille envie de rire de derrière les fagots.
"Mais madame ! C'est le nouveau ! De notre classe ! Il vient d'arriver !"
Putain. C'est vrai. Un gamin exclu définitivement d'un bahut, conseil de discipline... J'avais oublié. Bien joué la prof principale...
J'ouvre la porte. Le nouveau était toujours derrière... L'air un peu dégoûté, quoi, léger. Hum !
J'ai rougi, j'ai pâli, je me suis confondue en excuses...
J'ai tout fait pour le mettre à l'aise, quand même, après !
Y'a des scènes d'arrivées de nouveaux dans des œuvres bien connues, tu vois ? Style Le Grand Meaulnes...
Mais là, je crois que j'ai fait fort...
Ouaip, aujourd'hui, j'ai failli te m'attraper un affreux, te me l'étrangler, te me lui crever les yeux. Bref, lui faire plein de trucs pas très sympathiques.
En ce moment, comme tu le sais, les gosses pètent un câble, (et non, ils ne s'électrocutent pas, dommage... il faut que j'en touche un mot à mon collègue de techno, tiens...) et je ne dirai pas, comme monsieur Bégaudeau, que c'est quand même bien que les gosses soient vivants, qu'ils laissent libre cours à leur pensée (ah ? Ça pense un affreux ? Gnarkgnark !).
Mais je me suis retenue, boarf, quand même.
Alors, cette histoire de honte, hurle la foule en délire.
J'y viens. Alors, nouvelle histoire, avec un autre affreux qui n'a rien à voir avec celui que je voulais torturer (je précise, y'a eu des confusions parmi les lecteurs...).
A 13h, après la digestion qui va avec (grosse ration de desserts : fromage en barquounette, pain d'épices, yaourt goût et texture tarte tatin, et melon espagnol), je vais chercher mes petits affreux de 6e, qui sont les seuls, (avec mes 4e glandeurs mais sympas mais qui glandent sympathiquement), à ne pas me saouler en ces temps de pré-vacances... (mes gros yeux les effraient encore)
Et là, je vois un élève que je ne connais pas, rangé avec les miens.
Bon, il m'arrive régulièrement d'avoir des élèves qui ne sont pas les miens qui veulent assister à mes cours (ouaip, la classe). Alors, je me dis qu'il va se barrer. Mais non. Il monte avec nous.
Arrivés devant ma salle, mes petits moignons rigolent doucettement, "eh, madame, z'avez vu ? y'a un nouveau, hein ?! hihi !" (oui, ça rigole gentiment un affreux de 6e)
- Oui, oui, c'est ça !
Mes affreux rentrent, le petit inconnu reste devant la porte.
- Bon, tu sais, tu peux pas rentrer, tu vas devoir aller en étude, ou dans la cour, là ?
- Mais pourquoi madame ?
- Ben, je peux pas t'accueillir en cours, moi, tu sais bien !
- Mais pourquoi (regard paniqué) ?
- Parce que c'est dans le règlement (faudrait que je le lise un jour.... et puis non, en fait) ! Je ne peux pas t'accueillir, c'est comme ça !
- Mais...
- Allez, au revoir !
Et je ferme la porte.
Je vois mes affreux, un peu étonnés, avec une vieille envie de rire de derrière les fagots.
"Mais madame ! C'est le nouveau ! De notre classe ! Il vient d'arriver !"
Putain. C'est vrai. Un gamin exclu définitivement d'un bahut, conseil de discipline... J'avais oublié. Bien joué la prof principale...
J'ouvre la porte. Le nouveau était toujours derrière... L'air un peu dégoûté, quoi, léger. Hum !
J'ai rougi, j'ai pâli, je me suis confondue en excuses...
J'ai tout fait pour le mettre à l'aise, quand même, après !
Y'a des scènes d'arrivées de nouveaux dans des œuvres bien connues, tu vois ? Style Le Grand Meaulnes...
Mais là, je crois que j'ai fait fort...
4 commentaires:
oups !!!...
Ben pourquoi tu voulais le taper le pauvre?
Mouhahahha !
(Oui des fois le rire bête suffit)
@ menstruel : j'ai vu qu'il pouvait y avoir confusion... J'ai corrigé ça dans le post...
@ Croucrouch : tu as bien raison !
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